Écrit le 02/04/2026
Le 31 mars 2026, Annie Genevard, ministre de l’agriculture, de l’agro-alimentaire et de et de la souveraineté alimentaire, et David Amiel, ministre de l’action et des comptes publics, ont réuni les secrétaires généraux des ministères, ainsi que les administrations centrales concernées (direction générale de l’alimentation, direction des achats de l’État et commissariat général au développement durable). L’objectif de cette réunion : assurer l’exemplarité de l’État vis-à-vis des obligations de la loi EGalim en matière de restauration collective.
La loi EGalim fixe un objectif ambitieux pour la restauration collective publique : atteindre 50 % de produits durables et de qualité, et même de 100 % pour les viandes et poissons, dont au moins 20 % issus de l’agriculture biologique.
Pour accélérer la mise en conformité et renforcer l’exemplarité de l’État et de ses établissements publics, les ministres ont annoncé plusieurs mesures :
- la prolongation de la campagne de télédéclaration des achats de produits durables et de qualité, actuellement en cours, pour disposer des données fiables sur l’année 2025 ;
- l’élaboration de plans de correction ministériels pour identifier et lever les freins à l’atteinte des objectifs EGalim ;
- la mobilisation des gestionnaires de la restauration autour des outils et ressources disponibles, notamment la plateforme numérique ma cantine, la stratégie d’achat diffusée par la DAE en 2025 et le guide technique (« clausier ») élaboré dans le cadre d’un groupe de travail du conseil national de la restauration collective (CNRC), qui vient d’être publié ;
- le lancement d’un plan de formation des acheteurs, dédié aux achats alimentaires exemplaires et souverains.
La direction des achats de l’État assurera un contrôle des nouveaux appels d’offres d’achats alimentaires lancés par les services de l’État ou ses opérateurs, afin de vérifier que les cahiers des charges respectent les obligations fixées par la loi.