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Le service commun des laboratoires DGDDI et DGCCRF

Le service commun des laboratoires est un service à compétence nationale des ministères économiques et financiers. Laboratoire d’Etat de ces ministères, il réalise les analyses pour la Direction Générale de Douanes et Droits Indirects et la Direction Générale de la Concurrence, Consommation et Répression des Fraudes.

Plaquette de présentation du SCL - English - Español - Deutsch

Les missions du SCL

Les missions du SCL s’articulent autour de quatre axes principaux :

  • Les analyses et expertises
  • L’appui scientifique et technique
  • Les études et la recherche appliquée
  • La coopération

Elles s’exercent à la demande de la DGCCRF et de la DGDDI dans le cadre de leurs compétences. Les laboratoires peuvent également répondre aux demandes de prestations émanant d’autres administrations et organismes.

Organisation du SCL

Le SCL est constitué de onze laboratoires et de une Unité de Direction implantée à Paris.

Textes de référence

Domaines d’activité du SCL

Les domaines d’activité du SCL s’articulent autour de la fiscalité, des produits prohibés, de la sécurité des produits et de la loyauté.

Présentation des domaines scientifiques du SCL

Domaine Spécialité
D01 – Microbiologie Hygiène des procédés et critères de sécurité des denrées pour l’alimentation humaine
Alimentation animale
Flore constitutive en alimentation humaine
D02 – Techniques Moléculaires d’Identification Techniques Moléculaires d’Identification
Allergènes
Organismes Génétiquement Modifiés
D03 – Contaminants alimentaires Contaminants minéraux
Ionisation des aliments
Alimentation animale
Radionucléides
Contaminants organiques dont dioxines/PCB et contaminants néoformés des aliments
D04 – Résidus de pesticides Résidus de pesticides
D05 – Mycotoxines Mycotoxines
D07 – Boissons Boissons alcoolisées
Boissons non alcoolisées
D08 – Végétaux Fruits et légumes transformés
Fruits et légumes frais, champignons
Bulbes et semences
Substances naturelles toxiques des plantes et contaminants anioniques des végétaux
D09 – Produits sucrés, chocolats, produits de la ruche Sucres, produits sucrés et produits à base de cacao
Produits de la ruche
D10 – Epices, arômes, huiles essentielles Epices, arômes et huiles essentielles
D11 – Corps gras Corps gras
D12 – Produits alimentaires, laitiers, ovoproduits Produits laitiers et ovoproduits
D13 – Produits carnés Produits carnés
D14 – Produits de la mer Produits de la mer
D15 – Composition nutritionnelle Nutrition humaine
Additifs alimentaires
Alimentation animale
D16 – Matériaux au contact des denrées alimentaires Matériaux au contact des denrées alimentaires
D17 – Stupéfiants, médicaments, dopants, tabacs et substituts Stupéfiants
Substances médicamenteuses
Tabacs
D18 – Phytosanitaires, fertilisants, supports de culture Agrofournitures (phytosanitaires, fertilisants, supports de culture)
D19 – Energie, environnement Produits pétroliers
Fiscalité environnementale
D20 – Produits chimiques, organiques, d’entretien ménager, bactéricides, biocides, REACH Produits chimiques
Alcools dénaturés
D21 – Produits cosmétiques Cosmétiques
D22 – Textiles, cuirs, papiers, plastiques Textiles, cuirs, papiers, plastiques
D23 – Métaux, bijoux, pierres, bois, céramique Métaux, bijoux, pierres, bois, céramique
Espèces protégées par la convention de Whashington (CITES)
D24 – Biens de consommation Biens de consommation
D25 – Jouets Jouets et articles festifs et de divertissement
D26 – Classement mécanique, électronique, biens à double usage Biens à double usage
D29 – Métrologie Métrologie des températures
  Métrologie des équipements
Classement tarifaire
Reconnaissance caractérisation

Recrutement et liste des métiers 

Ingénieur de laboratoire

L’ingénieur organise les activités analytiques d’une section de laboratoire, sous la responsabilité d’un manager. Il doit posséder des connaissances technologiques et réglementaires  en physique, chimie ou biologie  et en hygiène et sécurité. Il lui est également demandé d’organiser les analyses et les essais, de développer des méthodes, d’anticiper les besoins, de gérer et d’animer une équipe et de rédiger des notes d’information et des rapports synthétiques. Pour mener à bien toutes ces missions, l’ingénieur de laboratoire doit être rigoureux, force de proposition et avoir le sens de l’organisation et du dialogue.
Pour en savoir plus : Ingénieur de laboratoire, catégorie A.

Technicien de laboratoire

Le technicien réalise des analyses d’échantillons dans le cadre d’un protocole prédéfini. Il doit posséder des connaissances en physique, chimie ou biologie ; comprendre le fonctionnement des matériels d’analyse utilisés ; connaître les procédures d’hygiène et sécurité ainsi que les protocoles d’analyse. Il lui est également demandé d’appliquer les prescriptions et de proposer des évolutions des protocoles d’analyse, de modernisation et d’adaptation des matériels. Le technicien de laboratoire doit être rigoureux, avoir le sens de l’organisation et un fort esprit d’équipe.
Pour en savoir plus : Technicien de laboratoire, catégorie B.

Assistant technique de laboratoire

L’assistant technique assure l’entretien des matériels et des locaux selon un protocole spécifique aux laboratoires et prépare l’analyse des échantillons. Il doit connaître les techniques analytiques, les procédures d’hygiène ainsi que les techniques de nettoyage et désinfection. Il doit également savoir appliquer les prescriptions et assurer le suivi de la traçabilité des opérations. L’assistant technique de laboratoire doit être rigoureux et avoir l’esprit d’équipe.
Pour en savoir plus : Assistant technique de laboratoire, catégorie C.

Pour connaître les dates des concours, consultez régulièrement l’espace recrutement du ministère de l’Économie et des Finances.

Coordonnées des services

Publications du SCL

Publications scientifiques du SCL

Poster et communications

Liens utiles

Nos directions générales de rattachement Nos partenaires en France Nos partenaires européens
DGDDI -  Direction Générale des Douanes et Droits Indirects DGAL – Direction Générale de l’Alimentation JRC – Joint research Center
DGCCRF – Direction Générale de la Concurrence, Consommation et Répression des Fraudes IRCGN – Institut de Recherche criminelle de la Gendarmerie Nationale CLENSamancta -  laboratoires douaniers européens
  INPS – Institut National de la Police OMD – Organisation Mondiale du Commerce, laboratoires
  ANSES – Agence Nationale de Sécurité sanitaire de l’Environnement et du Travail AGES – Österreichische Agentur für Ernährungssicherheit
  ANSM – Agence Nationale de la Sécurité du Médicament MRI – Max Rubner Institut
  SECF – Société des Experts Chimistes Français NVWA – Netherlands Food and Consumer Product Sagfety Authority
    FDVA - Fødevarestyrelsen Danemark
    Agencia española de Consumo, Seguridad alimentaria y Nutrición
    Die Untersuchungämter für Lebensmittelüberwachung und Tiergesundheit
  LNE – Laboratoire National d’Essais CODEX – Normes alimentaires internationales
  AFNOR – Association française de normalisation CEN – European committee for Standardization ISO - International Organization for Standardization
  AERIAL – Centre d’excellence pour le traitement par rayonnement ISO - International Organization for Standardization
  COFRAC – Comité français d’accréditation AOAC - Association of Official Agricultural Chemists
    EURL – European union référence laboratories

Un peu d’histoire : le SCL, héritier d’un riche passé

Aux origines fiscales des laboratoires, la fraude en matière sucrière.

 Le principal objet de la création des laboratoires était le contrôle saccharimétrique. Les sucres étaient divisés en différentes classes (roux et raffinés), donnant lieu à des niveaux de taxation différents. Les sucres étaient au départ classés d’après leur nuance comparée à celle de types de référence. Mais ce système dut être abandonné en présence des fraudes auxquelles donnait lieu la coloration artificielle…La législation a donc adopté les procédés saccharimétriques comme moyens de contrôle de la nuance des sucres.

L’expertise scientifique est alors devenue une préoccupation importance du Ministère des Finances vers la fin du XIXème siècle avec pour point de départ le contrôle saccharimétrique. En effet, les progrès de la chimie ont permis son utilisation dans la lutte contre la fraude et la falsification. La loi du 27 juillet 1875 crée un laboratoire pour la Douane et un pour les Contributions Indirectes (importation et fabrication de sucres, drogues, pétrole). Dès 1897 ces réseaux sont fusionnés.

Très rapidement, d’autres produits concernés par des fraudes diverses à la taxe furent eux aussi concernés par les analyses en laboratoire : alcools dénaturés, produits pétroliers, cacaos et chocolats, produits de meunerie, corps gras, etc.

Aux origines des laboratoires des fraudes, la loi du 1er août 1905 sur les fraudes et falsifications

Les premières falsifications en matière alimentaire portaient sur le lait, allongé d’eau, auquel on rajoutait de l’urine pour en cacher le mouillage, ainsi que le vin, soit mouillé par ajout d’eau, soit chaptalisé par ajout de sucre pour en augmenter le taux  d’alcool à l’issue de la fermentation. En 1907 fut créé le service de la répression des fraudes, puis en 1908 son outil d’investigation indispensable, le laboratoire central de recherche et d’analyse pour la répression des fraudes.

Le réseau de laboratoires développé à partir de ce laboratoire central est rattaché au ministère de l’agriculture puis rejoint  le  ministère de la consommation, créé en 1981. En 1982, le service de la Répression des Fraudes devient, avec ses laboratoires, la « Direction de la Consommation et de la Répression des Fraudes ». En 1985-1986 : La Répression des Fraudes passe au service des finances, de la concurrence et de la consommation, d'où la formation de la D.G.C.C.R.F.

De par son rattachement à la DGDDI et à la DGCCRF, le Service commun des laboratoires dépend donc à double titre des ministères économiques et financiers.

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