Des fraudes récurrentes relevées sur les huiles d’olive

En France, l’engouement pour les huiles d’olive de qualité est constant. Le pays bénéficie de pas moins de huit AOP, répondant à une demande croissante des acheteurs de consommer local/français ou bio. La DGCCRF mène de manière régulière des contrôles sur ces produits. L’enquête 2020 souligne toujours des manquements aux obligations d’étiquetage, des falsifications et tromperies notamment  en matière d’allégations sur la qualité du produit.

©adobestock

Une surveillance active de la DGCCRF sur ces produits

Depuis plusieurs années, la DGCCRF maintient une pression de contrôle forte sur le marché des huiles d’olive commercialisées en France, en contrôlant leur qualité et leur étiquetage. L’objectif ? Maintenir une information loyale des consommateurs, une qualité élevée des huiles d’olive commercialisées, et une concurrence saine entre les opérateurs.

En effet, face au succès des huiles d’olive sous signe de qualité, des huiles issues de l’agriculture biologique et des huiles vendues en vente assistée (qui sont des produits à haute valeur ajoutée), les risques de fraudes sont élevés. Un rapport de 2020
(source : EU food fraud network) confirme que les huiles et matières grasses font partie des  produits les plus falsifiés en Europe.

Ainsi, en 2020, la DGCCRF a réalisé de nombreux contrôles portant sur la qualité de l’huile d’olive (catégorie vierge extra, catégorie vierge), sur la conformité des étiquetages, sur les mentions valorisantes, ainsi que sur l’origine des produits.

Mentions valorisantes non fondées, qualité insuffisante de l’huile : la DGCCRF confirme des anomalies récurrentes

L’enquête de la DGCCRF a permis de constater que plus d’un tiers des presque 180 établissements contrôlés  présentaient des anomalies. Majoritairement, celles-ci concernaient l’absence ou l’insuffisance des mentions d’étiquetage prévues par le règlement relatif à l’information du consommateur, ou par la réglementation spécifique à l’huile d’olive. Des pratiques commerciales trompeuses ont également été constatées concernant l’origine des produits ainsi que des modalités de présentation de nature à induire en erreur le consommateur (par exemple : huile de grignon d’olive vendue comme une huile d’olive vierge extra ou huile indûment annoncée comme produite localement).

Les services de la DGCCRF ont également effectué 97 prélèvements pour vérifier les allégations concernant la qualité des produits. 48% des huiles d’olive prélevées ont été déclarés non conformes au terme des analyses effectuées, en raison de caractéristiques organoleptiques (caractéristiques,  qualités ou propriétés perçues par les sens lors de la dégustation, comme la couleur, l'odeur ou le goût) insuffisantes car ne répondant pas aux critères de leurs catégories tels que définis par la réglementation. Ces anomalies étaient parfois associées à des problématiques d’étiquetage. Des mesures de police administratives ont été prononcées pour permettre le déclassement d’huiles d’olives impropres à la consommation et leur réemploi dans l’industrie non alimentaire.

La DGCCRF maintiendra sa pression de contrôle pour garantir la loyauté des étiquetages et sanctionner les fraudes les plus graves.

 

Cible

177 établissements contrôlés
206 contrôles

97 prélèvements

Résultats

4 procès-verbaux pénaux
18 injonctions

40 avertissements

Partager la page