Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes

Salles de sport et de remise en forme : trop d’anomalies chez les professionnels contrôlés

Écrit le 02/09/2025

Le secteur des salles de remise en forme, notamment à bas prix ou low-cost, connaît un essor certain ces dernières années. Mais dans un contexte économique difficile, en particulier pour certaines petites structures, la DGCCRF constate une multiplication des pratiques commerciales trompeuses, une information des consommateurs insuffisante et des clauses illicites dans les contrats. Elle a mené entre 2022 et 2023 une enquête auprès de 571 établissements sur tout le territoire. Bilan de ces contrôles : plus de 70 % des entreprises présentaient au moins une anomalie.

©AdobeStock (LIGHTFLIED STUDIOS)

L’enquête réalisée entre 2022 et 2023 par la DGCCRF a concerné tant les grandes franchises que les petites salles indépendantes, dans un marché dont la concentration opérée par les grandes enseignes s’accélère. La crise de Covid ayant fortement affecté ce secteur, les salles cherchent à relancer leurs abonnements, quitte parfois à utiliser des arguments commerciaux déloyaux, ce qui justifie d’autant la vigilance de la DGCCRF. 

Manque d’information des clients des établissements

La DGCCRF constate, au travers de ses contrôles, un manque général d’information des consommateurs, en particulier d’information précontractuelle sur les conditions d’adhésion ou d’abonnement. En effet, 50 % des établissements contrôlés en 2022 et 2023 étaient en anomalie sur ce point. Les anomalies les plus fréquentes incluaient l’absence de remise de documents tels que les Conditions Générales de Vente (CGV) ou le règlement intérieur avant signature des contrats, le manque d’informations sur le droit de rétractation, en particulier pour les contrats souscrits en ligne ou encore l’absence d’informations sur le médiateur de la consommation - dispositif qui oblige les professionnel à offrir à ses clients un dispositif en vue de la résolution amiable d’un éventuel litige.

Plus d’un tiers des établissements contrôlés par les agents DGCCRF présentait également des anomalies en matière d’information sur les prix pratiqués et les conditions de vente. Affichage peu présent voire absent, illisible car caché ou trop petit… Les manquements constatés sont nombreux. Ce constat ne s’améliore pas dans la partie après-vente, puisque 39 % des établissements contrôlés étaient en anomalie au regard de la remise de facture au client (absence de facture, facture incomplète…).

L’enquête a enfin mis en évidence un taux d’anomalie de 46 % avec des contrats d’abonnement comprenant des clauses illicites ou abusives ainsi que des clauses figurant dans des corps de caractère trop petits pour être lus. Certains établissements complexifiaient par ailleurs volontairement la résiliation des abonnements.

Des pratiques commerciales trompeuses encore trop nombreuses

Côté abonnement, les professionnels multiplient les offres promotionnelles trompeuses ainsi que le non-respect des promotions affichées. Dans certaines salles de sport, l’affichage des tarifs a été jugé incomplet et les conditions de ventes trompeuses, notamment des abonnements « sans engagement » truffés de conditions cachées, comme par exemple des frais supplémentaires obligatoires.

Un professionnel contrôlé promettait, par ailleurs, grâce à 20 minutes d’exercices, des résultats en termes de forme aussi efficaces qu’une séance de sport de 4h.

Au total, 26 % des établissements contrôlés étaient en anomalie au regard des pratiques commerciales trompeuses, un chiffre stable par rapport à l’enquête précédente.

De nombreux avertissements et injonctions

Les contrôles effectués ont donné lieu à 390 avertissements concernant la vente à distance, la présence de clauses abusives ou illicites, le manque d’informations précontractuelles, d’information sur les prix et conditions de vente, la remise de note ainsi que des pratiques commerciales trompeuses. Par ailleurs, 785 injonctions, 31 procès-verbaux administratifs et 2 procès-verbaux pénaux pour pratiques commerciales trompeuses ont été établis.

Ce que dit la loi

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