Écrit le 08/09/2025
Enquêter pour protéger les consommateurs et les entreprises, c'est le choix de Jasmine Achour, lauréate en 2024 du concours d'inspecteur de la DGCCRF. La jeune enquêtrice témoigne de sa formation et de ses projets.
Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre la DGCCRF ?
Jasmine Achour : Durant mes études de droit public, j’ai eu l’occasion d’aborder très souvent des questions de régulation concurrentielle des marchés et c’est comme cela que j’ai découvert la DGCCRF. J’ai tout de suite trouvé les missions de cette direction très utiles. A la fin de mes études, c’est donc tout naturellement que j’ai décidé de passer le concours de la CCRF. Mon master m’a donné de solides bases pour le concours, ce qui m’a permis de me préparer à le passer de façon autonome, en m’appuyant notamment sur les annales du concours. Cette préparation m’a pris environ 4 à 5 mois, et je travaillais en parallèle. J’ai par ailleurs pu compter sur l’aide de plusieurs inspecteurs dont j’ai fait la connaissance sur LinkedIn. Ils m’ont permis de me sentir plus en confiance et de travailler ma posture de future enquêtrice. Cette préparation a fonctionné pour moi, car j’ai été admise et ai pu intégrer l’école de la CCRF en septembre 2023 !
Comment se déroule le parcours des inspecteurs-stagiaires à l’école de la CCRF ?
L’année se découpe en plusieurs cycles dont trois semaines de présentation du métier d’inspecteur en début d’année. Cette période permet également d’apprendre à connaître la promotion, ce qui crée une vraie cohésion de groupe, c’est ce que j’ai beaucoup apprécié. Cela se poursuit par trois cycles de trois mois, répartis, dans mon cas, entre le présentiel, le distanciel et les périodes de stage. Les trois derniers mois qui complètent l’année de formation sont dédiés au stage au sein des directions départementales ou régionales. Ces périodes permettent de toucher à un domaine d’enquête différent de ceux que l’on a pu explorer durant les premiers stages. C’est très enrichissant.
Côté cours, l’école nous dispense toutes les connaissances nécessaires à l’exercice du métier d’inspecteur, mais également des savoirs-être pour nous permettre d’avoir les bons réflexes face aux professionnels. J’ai notamment beaucoup apprécié les ateliers théâtre car ils nous ont permis de faire des mises en situation pour apprendre à gérer des situations de conflits. C’est important, car pour moi c’est un aspect du métier qui peut être intimidant.
L’école nous prépare vraiment bien pour que l’on soit en confiance lors de la prise de nos fonctions à l’issue de la formation, c’est rassurant. Cette préparation est mise en pratique lors des stages. Sur le terrain, aux côtés de mes collègues, j’ai pu observer leurs façons de faire et prendre petit à petit part aux contrôles. J’aime d’ailleurs beaucoup ces moments d’échange avec les inspecteurs plus expérimentés car certains sont de véritables puits de connaissances dans leur domaine, c’est fascinant.
Au cours de l’année, nous formulons des vœux afin de déterminer dans quel service départemental ou régional nous serons affectés. À la fin de l’année de formation, les stagiaires sont affectés en fonction de leur classement ainsi que de la popularité de leur premier vœu (plus le département est demandé, plus il est difficile de l’obtenir). Nous avons connaissance plusieurs mois avant notre titularisation de notre lieu d’affectation.
Quelles sont vos perspectives pour la fin de votre cycle de formation ?
Pour l’heure, il me reste encore quelques semaines de stage avant de prendre mes fonctions en tant qu’inspectrice DGCCRF au sein de la direction départementale de la protection des populations de la Vienne située à Poitiers. Je suis ravie de pouvoir rejoindre cette direction !
Si je peux donner de petits conseils aux personnes qui souhaitent rejoindre la DGCCRF, je dirais qu’il faut faire preuve d’une grande curiosité, car le métier d’inspecteur fait énormément appel à cette qualité. Je pense également qu’il est primordial de ne pas lâcher et d’avoir confiance en soi. Le concours est accessible et avec de la préparation il peut être à la portée de beaucoup, pour peu de travailler et d’être motivé!