Écrit le 20/01/2021
Depuis l’apparition des premiers cas de Coronavirus, les fraudes de la part de sociétés et d’individus malveillants se sont multipliées.
L’essentiel
- L’Etat ne propose aucun kit de dépistage ou de confinement et toute autre société n’est pas compétent en la matière.
- La vente de médicaments n’est possible que sur prescription médicale et en pharmacie.
- Seules les attestations officielles imprimées, recopiées sur papier libre ou numériques délivrées par le ministère de l’Intérieur sont valables.
- Vérifiez la fiabilité des sociétés ou individus à l’origine d’offres d’investissements mais aussi de financement participatif.
- Respectez les règles « barrières ».
Il n’existe pas à ce jour d’aliments, de purificateurs d’air, de lampes, de compléments alimentaires ni d’huiles essentielles… qui ne protègent ni ne permettent de guérir du Coronavirus. Dès lors toute présentation de produits (alimentaires ou non) hormis des vaccins affirmant protéger ou guérir du coronavirus relève de la pratique commerciale trompeuse.
Les dépistages du Coronavirus sont uniquement effectués par les autorités sanitaires pour confirmer un diagnostic. Toute société ou individu vous proposant un dépistage n’est pas compétent en la matière. L’Etat ne propose pas de kit de dépistage directement aux citoyens. Il n’existe pas certification de conformité par un organisme habilité européen de références d’autotests de diagnostic de la Covid-19 et aucun produit de ce type ne doit être vendu aux consommateurs. Aucun kit de dépistage ne peut donc être vendu sur internet et envoyé par voie postale. Toute offre de dépistage semblant émaner des services de l’Etat est une arnaque pour obtenir vos données personnelles particulièrement vos coordonnées bancaires. De la même manière l'Etat ou les agences de l'Etat ne proposent pas de kit de confinement comprenant masque, gel hydroalcoolique, thermomètre ou autre matériel médical.
Des sites internet frauduleux cherchent à vendre des médicaments alléguant une efficacité contre le virus ou des médicaments destinés au traitement d’autres maladies (VIH, paludisme…) qui font l’objet de recherches dans le cadre de la lutte contre le virus. La vente de ces derniers n’est possible que sur prescription médicale et en pharmacie ; acquérir ces médicaments en ligne est illégal et peut vous exposer à des risques graves pour votre santé (effets indésirables voire faux médicaments).
La décontamination des logements privés n’est pas prévue à ce jour par les services de l’État. Les personnes prétextant une décontamination obligatoire n’y sont pas habilitées et cherchent à s’introduire à votre domicile frauduleusement.
Profitant de l'élan de solidarité d'aide aux personnels soignants organisé par des plateformes d’appel aux dons ou des cagnottes, certains individus exercent de manière illégale, l'activité d'intermédiaire en financement participatif. Assurez-vous de l’identité du professionnel et de la destination de vos dons avant d'effectuer un transfert d'argent. La même vigilance doit s’appliquer aux appels aux dons en soutien à certains secteurs d’activité (édition, restauration, refuges pour animaux…).
Il faut rester vigilant face aux offres d'investissements financiers. Ces offres peuvent revêtir dans le contexte actuel différentes formes : placements dans des valeurs dites « refuges » (or, métaux précieux, vin…) ou investissements avantageux dans des entreprises supposées générer des profits pendant l’épidémie de Coronavirus. Vérifiez la fiabilité des sociétés à l’origine de ces offres. Consultez les listes établies par l’Autorité des marchés financiers des sociétés ayant reçu une mise en garde ou ayant usurpé l’identité d’acteurs régulés : https://www.amf-france.org/fr/espace-epargnants/proteger-son-epargne/listes-noires-et-mises-en-garde. En tout état de cause, tout investissement suppose des risques, plus le rendement est élevé plus le risque est élevé.
Parmi les fraudes connues, le phishing ou le smishing (ou hameçonnage) consiste à usurper l’identité d’une entreprise ou d’une administration pour envoyer des courriels ou SMS liés à l’épidémie de Coronavirus et ainsi inciter à cliquer sur un lien ou rappeler un numéro surtaxé afin d’obtenir vos données personnelles (notamment bancaires) ou un transfert d’argent. De la même manière, la fraude des appels à rebonds consiste à inviter (par des appels ou des messages laissés sur le répondeur) le consommateur à appeler un numéro surtaxé, sous de faux prétextes liés au coronavirus ou à sa situation administrative.
Les autorités sanitaires préconisent de respecter les gestes « barrières » :
- Se laver les mains très régulièrement
- Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir
- Saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades
- Utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter
- Eviter les rassemblements, limiter les déplacements et les contacts
Ce que dit la loi :
- Arrêté du 14 mars 2020 portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus covid-19
- Arrêté du 15 mars 2020 complétant l'arrêté du 14 mars 2020 portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus covid-19
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Fiches pratiques :
Pour en savoir plus :
- La task-force nationale de lutte contre les arnaques publie une version enrichie de son guide de prévention
- L’AMF et l’ACPR mettent en garde le public contre les risques d’arnaques dans le contexte de l’épidémie de coronavirus - Site ACPR - Banque de France
- Informations gouvernementales sur le Coronavirus COVID-19 - Site Gouvernement.fr
- Générateur attestation de déplacement dérogatoire numérique - Site Interieur.gouv.fr
- Attestation de déplacement dérogatoire et justificatif de déplacement professionnel - Site Interieur.gouv.fr
- COVID-19 : l’ANSM prend des mesures pour favoriser le bon usage du paracétamol - Site ansm.sante.fr
- Alerte AFMM (fraudes aux numéros surtaxés)
- Les différents types de masques - voir la FAQ
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