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Comment fonctionne le prélèvement forfaitaire unique (PFU) ?

23/04/2018

À compter du 1er janvier 2018, un prélèvement forfaitaire unique (PFU) dit « flat tax » s’applique aux revenus du capital. Comment fonctionne-t-il ? Quels sont les placements concernés ? Explications.

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Le prélèvement forfaitaire unique (PFU), qu’est-ce que c’est ?

La loi de finances pour 2018 reforme la fiscalité applicable aux revenus de capitaux mobiliers en instaurant un prélèvement forfaitaire unique (PFU) incluant à la fois prélèvements sociaux et impôt sur le revenu. L’objectif est de simplifier et d’alléger la fiscalité de l’épargne.

Le taux global du PFU est de 30%, incluant 12,8% au titre de l’impôt sur le revenu et 17,2% au titre des prélèvements sociaux (taux en vigueur à compter de 2018). Il s’agit d’un taux forfaitaire car ce taux ne prend pas en compte votre tranche d’imposition et votre revenu fiscal de référence.

Lire aussi : Comment fonctionne l'impôt sur la fortune immobilière (IFI)

Quels sont les produits financiers concernés par le prélèvement forfaitaire unique (PFU) ?

Le PFU s’applique notamment aux revenus des placements financiers suivants :

  • Les revenus mobiliers : sont concernés les dividendes (actions et parts sociales versant un rendement variable) et les placements à revenu fixe (obligations, titres de créance, comptes de dépôt et comptes à terme…) ;
  • Les plus-values de cession de valeurs mobilières soumises à l’impôt sur le revenu ;
  • L’assurance-vie.

Les revenus de certains produits d’épargne ne sont pas soumis au PFU. Il s’agit notamment des produits d’épargne réglementée :

Comment s’applique le prélèvement forfaitaire unique (PFU) ?

Le PFU s’applique aux gains réalisés à compter de 2018. Le mode de prélèvement dépend de la catégorie de produits et de la date du fait générateur d’imposition.

Revenus mobiliers

Le PFU intervient au moment du versement des revenus (intérêts, produits ou dividendes).

L’imposition s’opère en deux temps. Vos revenus de placements, qu’ils soient fixes ou variables, font l’objet d’un prélèvement forfaitaire non libératoire de 12,8% l’année de leur versement, à titre d’acompte de l’impôt sur le revenu (sauf dispense possible sous réserve du montant du revenu fiscal de référence). L’imposition définitive intervient ensuite au moment de la déclaration de revenus.

Ainsi, en 2019, vous devrez indiquer le montant brut de ces revenus dans les cases correspondant à la nature du revenu et dans la case «revenus déjà soumis aux prélèvements sociaux sans CSG déductible» de votre déclaration de revenus 2018. L’acompte de 12,8% devra apparaître dans la case «crédit d’impôt égal au prélèvement forfaitaire non libératoire effectué en 2018».

L’excédent éventuel vous sera restitué.

Plus-values sur valeurs mobilières

Le PFU est assis sur le montant des plus-values réalisées lorsque que vous vendez des titres dans le cadre de la gestion de votre patrimoine privé, après imputation des pertes. Les éventuelles moins-values sont déductibles des plus-values de l’année et imputables sur les plus-values des 10 années suivantes.

Contrairement aux revenus mobiliers, le PFU est effectué au moment de l’imposition annuelle des revenus.

L’assurance vie

Le PFU s’applique également à l’assurance vie en cas de rachat partiel ou total effectué par l’assuré sur les gains afférents aux versements effectués depuis le 27 septembre 2017.

Comme pour les autres revenus de capitaux mobiliers, l'imposition se fait en deux temps.

Un prélèvement forfaitaire non libératoire est effectué lors du versement des produits. Ce prélèvement est de 12,8% sur les produits des contrats de moins de 8 ans et de 7,5% sur les produits des contrats de plus de 8 ans.

L'imposition définitive est effectuée l'année suivante lors de la déclaration de revenus au taux forfaitaire de 12,8% pour un contrat de moins de 8 ans.

Pour les contrats d'une durée d'au moins 8 ans, le taux est de :

  • 7,5%pour les produits correspondant à des versements allant jusqu’à 150 000€ ;
  • 12,8% pour les produits correspondant à des versements excédant le seuil de 150 000€.

A cette taxation forfaitaire s’ajoute également les prélèvements sociaux à hauteur de 17,2 %.

À noter

Le régime fiscal des produits attachés à des sommes versées jusqu’au 26 septembre 2017 n’est pas modifié par le PFU.

L'option pour le barème de l’impôt sur le revenu

Le prélèvement forfaitaire unique s’applique de plein droit. Il reste cependant possible d’opter pour la taxation au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Vous devrez choisir cette option lors du dépôt de votre déclaration annuelle des revenus.

Attention

Cette option, expresse et irrévocable, vaut pour l’ensemble des revenus et gains mobiliers entrant dans le champ du PFU.

L'impôt sur le revenu sera calculé selon les règles du barème progressif, avec les déductions et abattements prévus dans ce cadre. Vous pourrez notamment continuer à bénéficier de l’abattement de 40% sur les dividendes et revenus assimilés ainsi que de certains abattements sur les plus-values de cession de titres variant selon la durée de détention des titres, pour les titres acquis avant 2018.

Lire aussi : Impôt 2018 sur le revenu

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