Plats préparés et « snack » : attention à la composition de vos produits !

Sandwichs, salades, snacks… :  les plats préparés sont pratiques pour déjeuner rapidement au travail ou à son domicile. Les fabricants et distributeurs diversifient leurs gammes et produits, oubliant parfois les règles d’étiquetage et la bonne information des consommateurs.

sandwich
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200 produits contrôlés

En 2021, la DGCCRF a mené une enquête sur les plats préparés et les produits de « snacking » frais, surgelés ou en conserve. Au programme : la vérification de la composition des plats préparés et de la quantité des ingrédients annoncés et notamment la non substitution de viandes, crustacés ou poissons, par d’autres produits.

Dans le cadre de cette enquête, la DGCCRF a contrôlé une centaine d’établissements et plus de 200 produits. Une quarantaine d’entre eux ont été analysés. Les anomalies les plus nombreuses concernaient l’étiquetage de la composition des produits et l’utilisation d’allégations valorisantes trompeuses et/ou non justifiées.

Des ingrédients survalorisés ou oubliés

Ingrédients non cités, produits décongelés présentés comme produits frais…Les contrôles ont permis d’identifier de nombreuses anomalies sur l’étiquetage des produits avec notamment :

  • des dénominations de vente pas assez précises et/ou susceptibles d’induire le consommateur en erreur ;
  • des listes d’ingrédients incomplètes ou à l’inverse valorisant des produits présents pour une part infime, ou ne précisant pas s’ils sont cuits, déshydratés, fumés… ;
  • des anomalies relatives au calcul du pourcentage des ingrédients ou des regroupements non autorisés : des formulations telles que « légumes rissolés » non accompagnées d’une liste détaillée, de même pour « mélange d’épices » ;
  • l’absence de l’origine de la viande de bœuf ;
  • l’absence de la mention du caractère décongelé du produit ou de l’utilisation d’arômes…  

Aucune substitution de viande ou de poisson, coquillage ou crustacé n’a été en revanche relevée.

Des allégations trompeuses

« 100 % terroir », qualité AOP… : de nombreux plats préparés et « snacks » sont associés à des allégations valorisantes pour décrire les produits, sans que cela ne soit systématiquement justifié. Comme pour tout autre produit, ces allégations doivent répondre à des critères stricts et ne peuvent pas être utilisés comme un simple argument commercial. Les agents CCRF ont ainsi relevé :

  • la mise en avant sur les emballages de mentions du type « fabrication artisanale » sans que le fabriquant ne puisse utiliser ce terme ;
  • la mise en avant de mentions « 100 % terroir » ou d’indications géographiques injustifiées pour des spécialités régionales ;  
  • des allégations du type « 100 % frais ou maison » ou l’usurpation d’AOP pour valoriser certains produits comme du fromage ;
  • l’utilisation d’allégations « 100 % naturel » réservées aux produits bruts pour des aliments préparés.

Ce sont les produits à base de pâtes, de poissons ou mollusques, les soupes et les produits à base de viande qui posent le plus fréquemment des problèmes d’étiquetage ou de mentions trompeuses.

Une diversité d’acteurs et de produits en anomalie

Vingt-cinq établissements dans lesquels avait été relevé un défaut d’étiquetage, de prix, voire une pratique s’apparentant à une tromperie, ont reçu un ou des avertissements leur rappelant les termes de réglementation ou une injonction pour les enjoindre de se mettre en conformité.

Les manquements les plus graves ont donné lieu à une transaction. Un charcutier industriel s’est acquitté d’une amende transactionnelle de 10 000 € pour avoir présenté des saucisses ordinaires comme de Montbéliard (indication géographique protégée). Une entreprise de boulangerie qui utilisait indument le terme « artisanal » et omettait de mentionner l’utilisation d’additifs a été condamnée à 10 000 € d’amende.

La DGCCRF poursuit par ailleurs ses contrôles sur le sujet, d’autant qu’avec le renchérissement de certaines matières premières alimentaires, certains fabricants sont tentés de réduire leur qualité.