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Médecines non conventionnelles

De plus en plus de Français se tournent vers des pratiques ou « médecines » dites « non conventionnelles », pour soulager certains maux du quotidien. Ces prestations sont-elles dispensées par des professionnels qualifiés ? Le patient dispose-t-il de toute l’information nécessaire lorsqu’il décide d’avoir recours à ces pratiques ? Éléments de réponse de la DGCCRF.

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Médecines non conventionnelles - PDF, 408 Ko

Les « médecines non conventionnelles » (encore appelées « alternatives », « parallèles », « naturelles » ou « douces ») regroupent plusieurs centaines de pratiques  dont l’homéopathie, l’acupuncture, la mésothérapie et l’ostéopathie.

Les origines de l’appellation « médecine non conventionnelle »

Pendant plusieurs siècles l’Occident a été marqué par le serment d’Hippocrate, considéré comme le « père de la médecine occidentale ». Au fil de l’histoire, la pratique médicale a été encadrée de plus en plus strictement, sur un plan scientifique comme dans le droit. Quant aux pratiques dites non conventionnelles en Europe, celles-ci se sont notamment inspirées de traditions asiatiques antiques (chinoises, indiennes, etc.) ou parfois africaines. C’est à la fin du XVIIIe siècle que sont apparues l’hypnose, l’ostéopathie, l’homéopathie la naturopathie.

A l’époque moderne, de nombreuses autres pratiques sont apparues, totalement nouvelles ou présentées comme héritées de pratiques ancestrales, fondées sur des thérapies manuelles, biologiques ou encore des approches dites « corps-esprit ».

Pratique des « médecines non conventionnelles » en France

En France, le terme de thérapies complémentaires (ThC) est recommandé par l’Académie nationale de médecine pour désigner des pratiques pouvant intervenir en plus de soins conventionnels, pour contribuer au bien-être des patients. Le conseil de l’Ordre des médecins utilise l’expression médecines alternatives et complémentaires (MAC), celles présentées comme alternatives posant bien davantage question car pouvant conduire les patients à un risque de ne pas être soigné efficacement.

Ces pratiques non conventionnelles ne sauraient se comparer, ni se substituer, à la médecine proprement dite, bien que pouvant être utilisées en complément de soins. Le recours à ces médecines non conventionnelles dans plusieurs pays de l’Union européenne est de l’ordre de 20 à 50 %. En France ce sont 4 Français sur 10 qui en font usage.

Selon le ministère des solidarités et de la santé, l’enseignement de ces pratiques non conventionnelles, ne donne pas lieu à des diplômes nationaux, à l’exception de l’acupuncture.

Cependant, certaines formations font l’objet de diplômes universitaires (DU) ou de diplômes interuniversitaires (DIU) placés sous la seule responsabilité d’une ou de plusieurs universités. Pour autant, ces diplômes ne signifient pas que l’efficacité et l’innocuité de la technique soient prouvées.

Un secteur en plein essor qui cherche à se structurer

La majorité des praticiens exercent plusieurs disciplines. Il s’agit souvent d’auto-entrepreneurs issus pour la plupart du secteur de la santé[1] après avoir entrepris une reconversion professionnelle. Ils consultent individuellement ou en cabinet pluridisciplinaire afin de mutualiser leurs moyens. La quasi-totalité de ces professionnels ont suivi, avant d’exercer, des formations, de nature très variable, allant du simple week-end (en présentiel ou à distance) à plusieurs années de scolarité. Certains commercialisent également des produits aux allégations thérapeutiques ou encore des compléments alimentaires ou des huiles essentielles.

Leur répartition sur le territoire est assez hétérogène. À titre d’exemple, la Loire concentre un nombre important de professionnels en raison de la présence d’une antenne de « l’Académie européenne des médecines naturelles » à Saint-Étienne et du « Centre de Soins Naturels » à Chazelles-sur-Lyon. La Côte-d’Or a vu de nombreux naturopathes s’installer du fait de l’implantation de la « Faculté libre de Naturopathie » qui forme près de 200 professionnels par an.

Enfin, même si leur activité n’est pas officiellement reconnue par le ministère des Solidarités et de la Santé, ces professionnels tendent progressivement à se structurer. Pour le secteur de la naturopathie, « l’Organisation de la Médecine Naturelle et de l’Éducation Sanitaire » (OMNES) est la principale association représentative et la « Fédération française des Écoles de naturopathie » (FÉNA) encadre un réseau d’écoles privées.

Cadre légal

Les médecines alternatives et complémentaires (MAC) forment un large ensemble de pratiques que les autorités de la santé peinent à encadrer tant elles sont hétérogènes.

Selon les pays, les médecines non conventionnelles sont reconnues ou seulement tolérées. Certains pays exigent toutefois un titre médical ou paramédical pour la pratique de certaines approches.

En France[.1] , l’acupuncture et l’homéopathie ont été reconnues comme des pratiques pouvant être pratiquées par certains professionnels de santé. Le titre professionnel d’ostéopathe a été reconnu, de même que celui de chiropracteur, par la loi du 4 mars 2002. Cependant, ces reconnaissances de titres professionnels ne sont pas pour autant des validations de ces théories.

En cas de suspicion ou de risque de dérive sectaire, n’hésitez pas à contacter la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) : Obtenir l'avis de la Miviludes.

Les éléments ci-dessus sont donnés à titre d'information. Ils ne sont pas forcément exhaustifs et ne sauraient se substituer aux textes officiels.

Pour tout renseignement complémentaire, reportez-vous aux textes applicables et/ou rapprochez-vous d'une direction départementale de la protection des populations (DDPP) ou direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP)


[1] Par exemple infirmiers ou aides-soignants.

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