Écrit le 26/10/2023
Ce premier rapport de responsabilité sociale et environnementale (RSE) de l’Autorité des marchés financiers (AMF) constitue à la fois un état des lieux de l'engagement de l'AMF en matière de développement durable et le point de départ d’actions à venir. Il répertorie les actions entreprises par l’AMF en matière de responsabilité en tant qu’employeur, de responsabilité environnementale et de responsabilité citoyenne.
A travers son premier rapport de responsabilité sociale et environnementale (RSE), l’Autorité des marchés financiers (AMF)[1] entend montrer comment elle contribue à la résolution des défis sociaux, sociétaux et environnementaux. Elle s’engage à développer des pratiques socialement responsables se traduisant notamment dans sa politique de ressources humaines et dans la gestion de ses marchés.
Outre les actions mises en place par l’AMF pour favoriser la qualité de vie au travail de ses collaborateurs, le rapport revient sur les dispositifs institués pour limiter son impact sur l’environnement. L’Autorité a publié le premier bilan de ses émissions de gaz à effet de serre sur les exercices 2019 et 2020, comme elle est tenue de le faire en vertu du code de l’environnement. Cette mesure prend en compte les émissions directes de gaz à effet de serre liées aux activités de l’AMF (à l’instar des émissions de sa flotte de véhicule), les émissions indirectes liées à sa consommation d’énergies et les émissions indirectes liées à l’ensemble de ses activités.
A l’appui de son premier bilan carbone, l’AMF s’est fixée une trajectoire de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre : elle vise une réduction de 15 % en 2025 et de 27,5 % en 2030 par rapport au niveau atteint en 2019, année de référence. La principale source d’émissions concerne, en 2022, les achats de biens et de services, suivis par les déplacements des visiteurs et des salariés dans le cadre de leurs missions puis la restauration collective.
Pour tendre vers ces objectifs, l’AMF a déployé plusieurs dispositifs. Elle mène des actions de sensibilisation et d’information de ses collaborateurs aux gestes « éco-responsables » et optimise l’efficacité énergétique de ses sites en réduisant par exemple la surface de ses locaux de 20 %, ce qui limite la consommation d’énergie. Elle veille également à ce que les déplacements professionnels des collaborateurs soient plus vertueux. Ainsi, pour toutes les destinations desservies à la fois par l’avion et le train, l’emploi du moyen de transport le moins polluant est préféré.
En matière de responsabilité sociétale, l’AMF mène plusieurs actions pour la protection des épargnants et pour rendre opérationnelle une finance durable efficace et utile au financement de la transition écologique.
Pour protéger l’épargne, elle cherche à s’assurer que l’épargnant dispose de toute l’information utile pour faire ses choix d’investissement et que les produits qui lui sont proposés soient adaptés à son profil d’investisseur et à ses besoins. L’AMF encourage particulièrement l’utilisation d’un langage plus simple et compréhensible dans les documents transmis aux épargnants pour que la finance soit accessible à tous. L’Autorité poursuit de plus un objectif de renforcement de l’éducation financière par le truchement d’actions de communication, de webinaires ou de MOOC.
Enfin, l’autorité publique indépendante s’engage pour une finance durable en participant notamment à l’initiative « Finance ClimAct », projet coordonné par l’ADEME qui contribue à la mise en œuvre de la Stratégie nationale bas carbone de la France et du Plan d’action finance durable de l’Union européenne.
[1] L’Autorité des marchés financiers (AMF) est une autorité publique indépendante en charge de la régulation de la place financière française, de ses acteurs et des produits d’épargne qui y sont commercialisés. Elle veille également à la bonne information des investisseurs et se mobilise aux échelons européen et international pour faire évoluer la réglementation.