Écrit le 07/03/2022
Il a été récemment porté à la connaissance des autorités françaises qu’en janvier et en février 2022, plusieurs personnes ont été victimes d’intoxications graves en Allemagne et aux Pays-Bas, après avoir consommé de la MDMA liquide (ecstasy) contenue dans des jéroboams (3 litres) étiquetés Champagne Moët & Chandon Ice Imperial, ce qui a notamment entraîné le décès d’une personne.
Il a été récemment porté à la connaissance des autorités françaises qu’en janvier et en février 2022, plusieurs personnes ont été victimes d’intoxications graves en Allemagne et aux Pays-Bas, après avoir consommé de la MDMA liquide (ecstasy) contenue dans des jéroboams (3 litres) étiquetés Champagne Moët & Chandon Ice Imperial, ce qui a notamment entraîné le décès d’une personne.
Des investigations sont en cours pour déterminer l’origine de la présence de MDMA dans ces bouteilles contrefaites. Les premiers éléments indiquent que les jéroboams contrefaits portaient tous le même étiquetage (étiquette, contre-étiquette, coiffe) que le Champagne Moët & Chandon Ice Imperial, et portaient le numéro de lot LAJ7QAB6780004. Ce numéro se trouve sur l'étiquette au dos de la bouteille (voir photo ci-dessous). Le produit était vendu sur un site de commerce de particulier à particulier, par un particulier localisé à l’étranger.
Les bouteilles étant opaques, il n’est pas possible de les identifier à l’œil nu. Toutefois, le liquide qu’elles contiennent se distinguent très nettement du champagne : le liquide contenu dans la bouteille n’est pas effervescent, ne contient pas de bulle et présente une teinte brune rougeâtre et une odeur anisée.
Des vérifications sont en cours en France et dans plusieurs pays européens. La contamination ne trouve pas son origine dans un problème de qualité lors de la production de champagne Moët & Chandon Ice Imperial. A ce jour, rien ne permet par ailleurs d’affirmer que les bouteilles concernées soient commercialisées sur le marché français et aucune intoxication similaire n’a été signalée en France.
Il est toutefois recommandé aux consommateurs la plus grande prudence lors de la consommation de produits similaires contenant un liquide présentant les caractéristiques susmentionnées, en particulier s’il a été acheté sur un site de revente de particulier à particulier.
Que faire si vous vous avez un doute sur une bouteille que vous détenez ?
Ne la consommez pas ! Le simple fait de tremper un doigt dans le liquide et de le goûter peut entraîner de graves problèmes de santé, même sans ingestion.
Que faire en cas de contact ou d’ingestion ?
Contactez immédiatement le centre anti-poison dont dépend votre commune de résidence (numéros ci-dessous).
Merci de signaler le problème à la DGCCRF sur le site Internet dédié https://signal.conso.gouv.fr/ ou de contacter le 08 09 54 05 50