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Dindes : faites le bon choix

01/03/2018

Star de Noël, la dinde doit être choisie avec soin si vous voulez régaler vos convives. Faut-il choisir tel label plutôt qu'un autre ? Conseils pour ne pas se tromper.

© Pixabay

Dindes : faites le bon choix ! - PDF, 471 Ko

Un peu d’histoire !

C’est à Christophe Colomb que l’on doit l’arrivée de cette volaille dans nos basses-cours et sur nos tables. Lorsqu’il arrive en Amérique et qu’il découvre cet étrange volatile, Il décide de le ramener en Europe. Il le baptise « Poule d’Inde », croyant avoir accosté sur les côtes orientales. Dès 17e siècle, la dinde commence à être consommée régulièrement et ne quittera plus nos tables.

Quelle variété choisir ?

La qualité de la dinde dépend en grande partie de sa race :

  • la « dinde noire » est l’une des plus fines. Chez votre volailler, vous la reconnaîtrez à la couleur de ses pattes ainsi qu’aux quelques plumes noires qui lui sont conservées. Son poids varie de 3 kg à 5 kg. Elle constitue le gros bataillon des « dindes fermières » ;
  • la « dinde à pattes blanches » est beaucoup plus charnue : elle peut atteindre jusqu’à 15 kg. Son rendement élevé en viande favorise son élevage intensif. On la trouve en découpe sous forme de rôtis de dindonneau, de cuisses de dindes, etc. ;
  •  la « dinde fermière » cette appellation ne correspond pas à une espèce mais à son mode d'élevage. C’est le règlement (CE) n° 543 /2008 qui définit ses conditions d’attribution :
  • la dinde doit être élevée dans des bâtiments hébergeant moins de 2 500 sujets et dont la densité est limitée à 10 sujets par m² jusqu’à sept semaines et à 6,25 sujets par m² au‐delà, n’excédant pas 35  kg par m² à l’âge minimal d’abattage ;
  • à partir de 8 semaines, elle doit bénéficier d’un accès permanent à des parcours recouverts en majeure partie de végétation représentant au moins 6 m² par dinde ;
  • elle doit être nourrie au stade de l’engraissement avec une  formule d’aliments contenant au minimum 70 % de céréales ;
  • elle ne peut être abattue qu’après 140 jours (4 mois et 20 jours).

Bon à savoir

Une dinde peut peser jusqu’à 20 kg mais ce n’est pas elle qui entrera dans votre four car elle est destinée à la découpe. Celle que vous cuisinerez pour Noël n’excèdera pas 4 kg.

Faut-il privilégier un label ?

Délivrés par l’Institut national de l’origine et de la qualité organisme certificateur (INAO), les signes officiels de qualité vous permettent d’identifier les produits qui ont bénéficié de conditions de production strictes, validées par l’État, et de contrôles de conformité réguliers.

A retenir

La bonne utilisation de ces signes de qualité est garantie par :

  • les organismes certificateurs1 qui contrôlent le bon respect des règles définissant une qualité particulière dans un cahier des charges le plus souvent homologué par les pouvoirs publics ;
  • l’INAO qui agrée les organismes de contrôle dans le domaine alimentaire ;
  • la DGCCRF qui exerce à la fois un contrôle sur les organismes certificateurs, pour s’assurer de la qualité et de réalité de leur prestation (compétence, impartialité, efficacité), et sur les produits, pour vérifier leur conformité aux règles qui leur sont applicables et la loyauté de la communication.

L’Appellation d’origine contrôlée (AOC) et l'Appellation d'Origine Protégée (AOP) garantissent l’origine géographique, la méthode et le savoir-faire ;

L’Indication géographique protégée (IGP) garantit que le produit n’est pas issu d’une zone géographique donnée mais bénéficie d’un lien avec un territoire et d’une certaine notoriété ;

Le label rouge (LR) garantit un produit de qualité supérieure. Il certifie que la volaille a été élevée en respectant les conditions fixées par le cahier des charges ;  

La certification de conformité est délivrée à un opérateur qui respecte les exigences posées par les règles de production, transformation et de conditionnement du produit ; 

L’agriculture biologique est un mode de production respectueux de l’environnement et du bien-être animal, réglementé par des textes communautaires stricts (conditions d’élevage, l’animal doit être nourri à partir d’aliments certifiés biologiques sans OGM, surfaces de logement pour l’animal, accès au plein air).

Les éléments ci-dessus sont donnés à titre d'information. Ils ne sont pas forcément exhaustifs et ne sauraient se substituer à la réglementation applicable. 

Textes de référence

  • Règlement (CE) n° 543 /2008 portant modalités d’application du règlement (CE) n° 1234/2007 du Conseil en ce qui concerne les normes de commercialisation pour la viande de volaille
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