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Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes

Le chocolat : définition - 28/10/2016


En France, la consommation de chocolat par habitant reste stable (6,6 kg en 2011). Café, vanille, orange, eau‐de‐vie, cannelle, thé, framboise, tous les parfums, ou presque, se retrouvent dans la ganache, à la satisfaction des consommateurs, toujours à la recherche de saveurs subtiles ou  insolites.

Les Français en achètent de plus en plus pour leur consommation personnelle, tout en continuant à en offrir. Ils apprécient toujours un chocolat noir au goût amer et très riche en cacao et, de plus en plus, des  sélections d'origines bien précises qui confèrent des arômes recherchés.

On considéra longtemps le chocolat comme un ennemi du foie. Ce n'est plus le cas. De même, on sait aujourd'hui qu'il contient très peu de caféine. En revanche, tout le monde est d'accord pour prêter au chocolat des vertus apaisantes. C'est qu'il contient un antidépresseur, la sérotonine, et du magnésium.

 

Définition

À l’échelon national, la composition des produits de chocolat est définie par un décret transposant une directive communautaire. Les modifications intervenues en 2003 ont notamment autorisé l’addition de matières grasses végétales autres que le beurre de cacao à  hauteur de 5% au maximum, sous réserve d’un étiquetage approprié.

Pour les produits de chocolat, le principal critère de référence est la teneur minimale en cacao. Cette information doit figurer obligatoirement sur les étiquetages, à l’exception des bonbons en chocolat qui en sont exonérés par la directive.

Truffes 

L'appellation "truffes" ne peut s'appliquer qu'à une spécialité au chocolat dans laquelle les matières grasses proviennent exclusivement de chocolat ou de cacao et de produits laitiers. L'incorporation de matières grasses végétales en tant que telles[1] entraîne obligatoirement l'appellation "truffes fantaisies".

L’Europe : un étiquetage strictement encadré en cas d’emploi de graisses végétales

Six graisses végétales peuvent être incorporées dans le chocolat dans la limite de 5% (illipé, huile de palme, sal, karité, kokum gurgi et noyaux de mangue). Elles peuvent être ajoutées seules ou en mélange sans que soit réduite la teneur minimale en beurre de cacao ou en matière sèche totale de cacao. La réglementation exige l’inscription de la mention "contient des matières grasses végétales en plus du beurre de cacao" sur les emballages de ces produits. Cette mention doit être clairement lisible, apparaître dans le même champ visuel que la liste des ingrédients, mais de manière bien distincte par rapport à cette liste, et figurer en caractère gras au moins aussi grands que ceux de la dénomination de vente et à proximité de celle‐ci.

En France : un étiquetage informatif complémentaire existe pour le chocolat fabriqué avec le seul beurre de cacao, sans adjonction d’autre matière grasse végétale : "chocolat pur beurre de cacao" ou "chocolat traditionnel".

Des contrôles régulièrement effectués par la DGCCRF 

La DGCCRF contrôle l’application de ces réglementations par les opérateurs français, tant au niveau de la composition des produits (présence ou non de matières grasses végétales autres que le beurre de cacao) qu’au niveau de l’étiquetage (mentions obligatoires et mentions spécifiques). Ces contrôles sont opérés chez les fournisseurs de matières premières, les fabricants, les importateurs et les détaillants. Les résultats des contrôles menés à ce jour attestent du très fort attachement des fabricants et distributeurs français aux produits de chocolat sans matières grasses végétales. Il semble aussi que les professionnels soient poussés par l’opinion publique et les habitudes de consommation en France bien ancrées s’agissant de la composition et de la qualité du chocolat.

Dans certains cas, les bonbons de chocolat fourrés, par exemple à la crème ou au beurre, peuvent faire l’objet d’un traitement physique de congélation. Ces produits sont ensuite présentés décongelés au consommateur final. Ceux vendus préemballés doivent comporter la mention "Ne pas recongeler" à proximité de leur dénomination de vente. Pour ceux vendus en vrac, la mention "Décongelé" doit figurer à proximité de la dénomination de vente.

D’autres procédés de conservation des chocolats par le froid peuvent être utilisés afin de préserver leurs qualités organoleptiques. Dans ce cas, une bonne information du consommateur doit être assurée sur le traitement subi et sur les conditions et la durée de conservation des produits. Les produits préemballés doivent porter une date limite d’utilisation optimale sous la forme "A consommer de préférence avant fin…" suivie des conditions de conservation. A l’occasion de leurs contrôles, les enquêteurs vérifient que les bonbons de chocolat préemballés ou vendus en vrac sont correctement étiquetés afin d’assurer la bonne information du consommateur. Ils peuvent relever des publicités mensongères concernant l’utilisation des mentions "chocolat maison", "chocolat artisanal" et "fabrication artisanale" qui conduisent à dresser des procès‐verbaux à l’encontre des contrevenants.

 

[1]  Cette disposition ne vise pas les matières grasses végétales qui seraient introduites par le biais d’ingrédients incorporés pour leurs qualités organoleptiques (lait, fruits secs tels qu’amandes ou noisettes par exemple).

Les éléments ci-dessus sont donnés à titre d'information. Ils ne sont pas forcément exhaustifs et ne sauraient se substituer à la réglementation applicable. 

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