Accueil du portailDGCCRFPublicationsVie pratique Fiches pratiques › Chocolat : consultez les étiquettes !
Logo DGCCRF

 

 

Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes

Chocolat : consultez les étiquettes ! - 11/12/2017

Parenthèse gourmande, réconfortante et festive, le chocolat reste le produit sucré préféré des Français. Pour ne pas vous tromper, lisez bien les étiquettes !

Crédit photo : ©Phovoir

Chocolat : consultez les étiquettes - PDF, 380 Ko

La consommation de chocolat en France

La consommation de chocolat par habitant reste à peu près stable (environ 7 kg en 2016), ce qui situe la France le septième rang européen.

L’an dernier, plus de 380 000 tonnes de produits de chocolat et de cacao ont été commercialisées, les tablettes représentant environ un tiers des ventes. Une proportion non négligeable de ces ventes est réalisée à l’occasion des périodes de Noël (10 %) et de Pâques (4 à 5 %).

80 % de ces achats sont effectuées auprès de la grande distribution, 20 % restants revenant aux chocolateries et magasins spécialisés.

Plus que les autres consommateurs européens, les Français apprécient le chocolat noir au goût amer et très riche en cacao. En outre, ils prisent de plus en plus les chocolats élaborés  à partir de sélections d'origines bien précises, qui leur confèrent des arômes recherchés.

À noter que les chocolatiers ont entrepris de développer une filière durable afin de mieux répondre à la demande écoresponsable de nos concitoyens.

Le chocolat est-il bon pour la santé ?

Le chocolat a longtemps été considéré comme un ennemi du foie. Ce n'est plus le cas désormais. De même, on sait aujourd'hui qu'il contient très peu de caféine. En revanche, il renferme, en faible quantité, de la théobromine, un alcaloïde spécifique du cacao, aux vertus présumées apaisantes. Il contient également de la sérotonine, antidépresseur notoire, et du magnésium.

 Composition et étiquetage

À l’échelon national, la composition des produits de chocolat est définie par un décret du 29 juillet 2003, transposant une directive communautaire.

Les principales catégories de chocolat définies par ce décret sont : le chocolat, le chocolat au lait, le chocolat blanc, le chocolat fourré et le bonbon de chocolat. Pour ces produits, le principal critère de référence est, bien évidemment, la teneur minimale en cacao, qui influe sur l’intensité de la saveur.

À l’exception des bonbons en chocolat qui en sont exonérés par la directive, cette information doit figurer sur les étiquetages, au moyen de la mention « cacao : x % minimum ».

De plus, les dénominations de certains types de chocolat à tenue accrue en cacao peuvent être complétées par des mentions ou des qualificatifs de supériorité (par exemple, « noir », « extra », etc.).

Emploi de matières grasses végétales : quel étiquetage ?

L’addition de matières grasses végétales, autres que le beurre de cacao, est limitée aux seules matières grasses suivantes : illipé, huile de palme, sal, karité, kokum gurgi, noyaux de mangue. Elles peuvent être ajoutées, seules ou en mélange, à hauteur de 5 % au maximum sans que soit réduite la teneur minimale en beurre de cacao ou en matière sèche totale de cacao.

La réglementation européenne exige l’inscription de la mention "contient des matières grasses végétales en plus du beurre de cacao" sur les emballages de ces produits. Cette mention doit être clairement lisible, apparaître dans le même champ visuel que la liste des ingrédients, mais de manière bien distincte par rapport à cette liste, et figurer en caractère gras au moins aussi grands que ceux de la dénomination de vente et à proximité de celle‐ci.

En revanche, en France, les chocolats qui ne renferment pas de telles matières grasses peuvent être commercialisés sous l’une des dénominations spécifiquement prévues par les dispositions de l’article R. 412-48 du Code de la consommation (« chocolat pur beurre de cacao »,  « chocolat traditionnel » ou toute autre dénomination équivalente).

Le cas des truffes

L'appellation "truffes" ne peut s'appliquer qu'à une spécialité au chocolat, de la taille d’une bouchée, dans laquelle le chocolat représente au moins 25 % du poids total du produit et les matières grasses proviennent exclusivement de chocolat ou de cacao et de produits laitiers.

L'incorporation de matières grasses végétales en tant que telles[1] entraîne obligatoirement l'appellation « truffes fantaisies », ces deux termes devant alors être inscrits en caractères identiques.

À noter qu’il existe aussi des codes des usages pour les papillotes (bonbons de chocolat ou confiseries, entourés d’un papier intérieur et présentés dans une enveloppe individuelle) et pour le chocolat chaud (boisson).

Bien conserver son chocolat

Dans certains cas, les bonbons de chocolat fourrés, par exemple à la crème ou au beurre, peuvent faire l’objet d’un traitement physique de congélation. Ces produits sont ensuite présentés décongelés pour le consommateur final.

Les produits vendus préemballés doivent être mis en vente sous une dénomination faisant explicitement référence au traitement de congélation-décongélation subi et, en outre, comporter la mention « Ne pas recongeler » à proximité de leur dénomination de vente. Pour ceux vendus en vrac, la mention « Décongelé » doit figurer à proximité de la dénomination de vente.

D’autres procédés de conservation des chocolats par le froid peuvent être utilisés afin de préserver leurs qualités organoleptiques. Dans ce cas, une bonne information du consommateur doit être assurée sur le traitement subi ainsi que sur les conditions et la durée de conservation des produits.

Les produits préemballés doivent comporter une date de durabilité minimale sous la forme « A consommer de préférence avant fin… » suivie des conditions de conservation.

Les contrôles de la DGCCRF

La DGCCRF contrôle l’application de ces réglementations par les opérateurs, tant au niveau de la composition des produits (présence ou non de matières grasses végétales autres que le beurre de cacao) qu’au niveau de l’étiquetage (mentions obligatoires et mentions spécifiques). Ces contrôles sont opérés chez les fournisseurs de matières premières, les fabricants, les importateurs et les détaillants.

La DGCCRF vérifie ainsi que les bonbons de chocolat préemballés ou vendus en vrac sont correctement étiquetés afin d’assurer la bonne information du consommateur. Elle peut, par exemple, relever des publicités mensongères concernant l’utilisation des mentions « chocolat maison », « chocolat artisanal » et « fabrication artisanale » qui conduisent à dresser des procès‐verbaux à l’encontre des contrevenants.

Les résultats des enquêtes menées à ce jour attestent toutefois du très fort attachement des fabricants et distributeurs français aux produits de chocolat sans matières grasses végétales. Il semble aussi que les professionnels soient encouragés en ce sens par l’opinion publique et les habitudes de consommation en France, bien ancrées s’agissant de la composition et de la qualité du chocolat.

 

[1] Cette disposition ne vise pas les matières grasses végétales qui seraient introduites par le biais d’ingrédients incorporés pour leurs qualités organoleptiques (fruits secs, tels qu’amandes ou noisettes, par exemple).

Les éléments ci-dessus sont donnés à titre d'information. Ils ne sont pas forcément exhaustifs et ne sauraient se substituer à la réglementation applicable. 

Texte de référence

  • Décret du 29 juillet 2003 sur la répression des fraudes dans la vente des marchandises et des falsifications des denrées alimentaires en ce qui concerne les produits de cacao et de chocolat destinés à l'alimentation humaine.
Partagez cet article !