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Quelles sont les mentions à vérifier sur les étiquettes des bouteilles de vin ?

Écrit le 19/11/2025

Lecture : 8 minutes

En France, le Champagne comme le vin font l'objet d'une réglementation très stricte permettant d'assurer la traçabilité des produits. Quelles sont les mentions obligatoires ? Quelles sont celles qui peuvent apparaître de manière facultative ? Qu’est-ce que ces différentes mentions signifient ? Décryptage.

Quelles sont les différentes catégories de vins ?

Il existe deux catégories de vins :

L’étiquetage de tous les vins, qu'ils soient VSIG ou IG, comporte neuf mentions obligatoires (onze si le vin est désalcoolisé ou partiellement désalcoolisé). Les vins mousseux doivent faire apparaitre une mention spécifique relative à la teneur en sucre : brut, sec, etc.

Quelles sont les mentions obligatoires des étiquettes des bouteilles de vin ?

Pour qu'un vin (qu'il soit VSIG ou IG) respecte la réglementation, il doit obligatoirement faire apparaître sur son étiquette les éléments ci-dessous :

  • Pour un vin avec indication géographique (IGP ou AOP) : il est nécessaire de présenter sur l'étiquetage les mentions obligatoires « appellation d’origine protégée » ou « indication géographique protégée », ainsi que la dénomination protégée. Ces mentions peuvent être remplacées par les mentions traditionnelles « appellation d'origine contrôlée » ou « vin de pays » Les logos européens AOP et IGP, tout comme le logo national AOC, sont facultatifs.
  • Pour un vin sans indication géographique : mention de la catégorie de produit de la vigne ainsi que du pays de provenance. Exemple : Vin de France, vin mousseux d’Espagne.

Il s'agit du pourcentage d’alcool (en unités ou demi-unités), par exemple : 14 % vol.

Il s'agit du volume de liquide censé être présent dans le contenant, qui varie selon la catégorie de vin.

Cette mention peut compléter la dénomination de vente (vin de France, vin de l’Union européenne, etc.), ou apparaître seule (Produit de France).

L’embouteilleur est défini comme la personne physique ou morale, ou le groupement de ces personnes, qui procède ou fait procéder pour son compte à l’embouteillage. Son nom et son adresse (nom de la commune et de l’État membre où se situe le siège de l’embouteilleur) doivent être précédés des termes « embouteilleur » ou « mis en bouteille par ». Comme le précise la DGCCRF : 

  • Pour les vins AOP et IGP, le nom de l’embouteilleur peut être remplacé par des termes spécifiques, par exemple : « mis en bouteille au château / domaine », « mis en bouteille à la propriété », « mis en bouteille dans la région de production ».
  • Pour les vins sans indication géographique, cette mention doit être codée si elle contient ou reprend le nom d’une AOP ou IGP.  Dans cette hypothèse, le nom et l’adresse d’une personne participant au circuit commercial autre que l’embouteilleur (vendeur, distributeur, etc.) doit figurer en clair dans l’étiquetage du vin (ex. mis en bouteille par EMB XX XXX France – Distribué par X).

Le principe est que les substances allergènes doivent être mentionnées dans l'étiquetage des vins dès lors qu'elles sont détectables. L’étiquetage est obligatoire lorsque les sulfites sont présents en quantité supérieure à 10 mg/l.

Il peut être constitué de chiffres ou de lettres et est précédé de la lettre « L », sauf dans le cas où cette mention se distingue clairement des autres indications d’étiquetage. Ce numéro de lot indélébile doit être porté sur l’étiquetage ou sur le contenant de façon visible et lisible. Il ne doit être ni gratté ni effacé.

Il s'agit du message ou pictogramme déconseillant la consommation d’alcool pour les femmes enceintes. Il doit être placé à proximité du titre alcoométrique volumique acquis.

Ces deux mentions d’étiquetage sont obligatoires à compter du millésime 2024. 

L’indication de la teneur en sucre concerne les vins mousseux, les vins mousseux gazéifiés, les vins mousseux de qualité et les vins mousseux de qualité de type aromatique.

Lorsque les produits ayant subi un traitement de désalcoolisation ont un TAV inférieur à 10 % vol., l’indication de la date de durabilité minimale est obligatoire.

Quelles sont les mentions facultatives des bouteilles de vin ?

Il existe des informations complémentaires qui peuvent vous renseigner et vous aider à vous assurer de la conformité d'un produit. Ces mentions, sans être obligatoires, sont néanmoins soumises à réglementation :

Pour pouvoir faire valoir une année de millésime, le producteur doit avoir récolté au moins 85 % des raisins pendant l'année indiquée sur la bouteille

De la même manière que le millésime, un cépage indiqué sur une bouteille de vin indique qu'en principe 85 % des raisins correspondent à la variété indiquée (100 % des raisins si mention d’au moins deux cépages sur l’étiquette).

Les producteurs peuvent décider de mettre en avant certaines pratiques de production. Par exemple, il peut être indiqué sur la bouteille le type de contenant dans lequel le vin a été élevé (« élevé en fût de chêne »), une vinification particulière « fermentation en bouteille », une culture de la vigne et une vinification particulière « vin biologique »... À noter que pour utiliser ces informations, il faut répondre à des conditions spécifiques.

La mention de l'exploitation agricole est réservée aux AOP et IGP. Pour avoir la possibilité de la faire apparaître sur une bouteille, le vin doit avoir été récolté et vinifié exclusivement dans l’exploitation. Exemple : « Château », « Domaine », « Clos », « Mas », « cru », etc.

S’il est nécessaire de présenter sur l'étiquetage les mentions obligatoires « appellation d’origine protégée » ou « indication géographique protégée », ainsi que la dénomination protégée, les logos européens AOP et IGP sont quant à eux facultatifs.

  • Sec : teneur en sucre ne dépasse pas 4g/l
  • Demi-sec : teneur en sucre entre 4 et 12 g/l
  • Moelleux : teneur en sucre entre 12 et 45 g/l
  • Doux : teneur en sucre dépasse 45 g/l.

Celles-ci peuvent figurer sur l’étiquetage d’un vin produit en France, à condition que le concours soit inscrit sur une liste établie par le ministre en charge de la consommation, et selon des modalités précisées dans l’arrêté du 13 février 2013.

Ornée du sceau de Marianne, celle-ci figure sur le dessus de la bouteille. Elle indique que les droits de consommation sur l’alcool ont été acquittés en France auprès de la Douane. Son utilisation n’est plus obligatoire depuis 2019, mais elle est encore présente sur de nombreuses bouteilles.

Quelles spécificités pour les vins sans indication géographique ?

Les vins sans indication géographique disposent d'une autorisation à faire figurer sur leur étiquette le cépage et le millésime, sous réserve d'un agrément spécifique de l'opérateur et d'une certification des vins par FranceAgriMer.

En revanche, les vins sans indication géographique :

  • ont l'interdiction de faire référence sur leur étiquetage à une dénomination géographique, aussi bien sur leur dénomination de vente qu’à travers l’apposition d’une marque,
  • ne peuvent pas faire mention d'un certain nombre de cépages (par exemple : Aligoté, Altesse, Clairette, Gewurtztraminer, Gringet, Jacquère, Mondeuse, Persan, Poulsard, Riesling, Savagnin, Sylvaner et Trousseau).

Quelles sont les règles concernant le Champagne ?

La caractéristique principale est que le processus de fermentation du moût de raisin en bouteille permet au vin de pétiller. La qualité du champagne se mesure grâce au cru, au cépage et au millésime.

  • Cru : le lieu où la vigne pousse. Le lieu de production du champagne est rigoureusement défini par la loi du 22 juillet 1927 : seuls cinq départements peuvent produire du champagne : la Marne, l’Aube, la Haute-Marne, l’Aisne et la Seine-et-Marne. Ces territoires couvrent quelques 34 300 hectares.
  • Cépage : il s'agit de la variété de raisins dont est issu le vin. Sept cépages sont autorisés par la réglementation : le Chardonnay, le Pinot Noir, le Pinot Meunier, l’Arbane, le Petit Meslier, le Pinot Blanc et le Pinot Gris. 100 % des raisins doivent provenir du cépage indiqué.
  • Millésime : il correspond à l'année de récolte du raisin.

Les mentions obligatoires à vérifier

Pour bien vérifier que votre bouteille contient du Champagne, pensez à vérifier les mentions obligatoires :

Elle doit obligatoirement figurer sur la bouteille à deux endroits : sur l’étiquette et sur le bouchon de liège.

Brut nature, Extra-brut, Brut, Extra-sec, Sec, Demi-sec, Doux.

Le nom ou la raison sociale de l’élaborateur, ainsi que la commune de son siège social doivent apparaître.

Il est délivré par le Comité interprofessionnel des vins de Champagne (CIVC). Ce numéro doit être précédé des initiales qui renseignent sur la catégorie professionnelle de l’élaborateur et doit être visible sur l’étiquette du produit. Il s’agit plus précisément des initiales suivantes : 

  • N.M. pour Négociant manipulant : le négociant manipulant achète des raisins, des moûts ou des vins et prend en charge leur élaboration dans ses locaux avant de commercialiser le champagne. Les grandes marques de champagne appartiennent à cette catégorie.
  • R.M. pour Récoltant manipulant : il récolte son raisin, élabore le vin dans ses locaux et le commercialise.
  • R.C. pour Récoltant coopérateur : le récoltant coopérateur récolte son raisin, le confie à sa coopérative et reprend ensuite des vins en cours d'élaboration ou prêts à être commercialisés afin de les vendre lui-même.
  • C.M. pour Coopérative de manipulation : la coopérative transforme le raisin de ses adhérents dans ses locaux afin de produire du champagne puis le commercialise le cas échéant.
  • N.D. pour Négociant distributeur : il achète des vins en bouteilles terminées sur lesquelles il appose, dans ses locaux, un étiquetage.
  • M.A. : l’élaborateur, qu’il soit négociant, récoltant ou coopérative, vend des bouteilles terminées et habillées à la marque du client acheteur de bouteilles.

« produit de France » ou termes équivalents.

(% vol)

en l, cl ou ml

Ce numéro de lot indélébile doit être porté sur l’étiquetage ou sur le contenant de façon visible et lisible. Il ne doit être ni gratté ni effacé.

Le principe est que les substances allergènes doivent être mentionnées dans l'étiquetage des vins dès lors qu'elles sont détectables.

Il s'agit du message ou pictogramme déconseillant la consommation d’alcool pour les femmes enceintes. 

À savoir

  • Les vins bénéficiant de l’AOC Champagne ne peuvent être vendus sans cette mention sur leurs étiquettes.
  • Au-delà de ces mentions obligatoires, il est conseillé de ne jamais acheter un vin mousseux qu’on vous vendrait comme « champagne déclassé », « hors quantum » ou « jeunes vignes ». Ces noms peuvent cacher des fraudes qu'il convient de signaler en ligne sur le site SignalConso.

Quelles sont les mentions facultatives des bouteilles de champagne ?

Des mentions facultatives peuvent également figurer sur les bouteilles de Champagne, comme :

  • le millésime,
  • le cépage,
  • les mentions « Blanc de blancs » pour un champagne issu uniquement de raisins blancs, ou « Blanc de noirs » pour un champagne issu uniquement de raisins noirs, ou encore « Rosé », pour un champagne obtenu par assemblage ou par saignée,
  • la capsule représentative de droits (CRD) : lorsqu’elle est utilisée, celle-ci est verte et le mot « champagne » doit figurer en toutes lettres sur celle‐ci (spécificité champenoise). Les codes utilisés sont « R » pour les récoltants (RM, RC et CM), « N » pour les négociants (NM).

Ressources complémentaires

 

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