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Alimentation : comment lire les étiquettes nutritionnelles ?

Glucides, acides gras, sodium... Les étiquettes des aliments de tous les jours comportent de plus en plus souvent de nombreuses informations sur leur contenu, qu'il n'est pas toujours aisé de comprendre. Explications.

Depuis décembre 2016, la plupart des denrées alimentaires destinées à la consommation humaine doivent comporter un étiquetage nutritionnel, aussi appelé « déclaration nutritionnelle ».

Il s'agit d'un ensemble d'informations, apposées sur les emballages et présentées en général sous forme de tableau, concernant l'énergie et les nutriments contenus dans les aliments. Elles permettent aux consommateurs de pouvoir mieux comparer et choisir ce qu'ils mangent.

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Quels renseignements doivent apparaître sur les étiquettes ?

  • La valeur énergétique : il s'agit de l'énergie apportée par la consommation d'un aliment, elle est exprimée en kilocalorie (souvent remplacée en langage courant par « calorie ») ;
  • La teneur en graisses (ou lipides) : les matières grasses apportent de l'énergie, des vitamines et des acides gras. « Toutefois, consommées en excès, elles augmentent les risques pour la santé », rappelle le Programme national nutrition santé (PNNS). Par exemple, « un plat comportant plus de 10 % de graisses est considéré comme gras » ;
  • La teneur en acides gras saturés : les acides gras sont les constituants de la plupart des lipides. Parmi eux, les acides gras saturés se retrouvent dans certaines huiles végétales et surtout dans les produits d'origine animale, les viennoiseries, les pâtisseries, les plats industriels... « Leur consommation en excès favorise les maladies cardiovasculaires », met en garde le PNNS ;
  • La teneur en glucides et en sucres : les glucides sont des sources de glucose, qui est notre principale source d'énergie. Il existe des glucides simples ou « sucres » (fructose, saccharose, lactose...), à la saveur sucrée, très présents dans les confiseries. Mais aussi des glucides complexes, comme l'amidon, présents dans les féculents. « Consommé en grande quantité, le sucre peut entraîner à long terme des maladies comme le diabète », alerte le PNNS ;
  • La teneur en protéines : constituants indispensables des muscles ou encore des os, les protéines sont des composés permettant la fabrication, la croissance et le renouvellement du corps. Les protéines se trouvent notamment dans les produits d'origine animale mais aussi dans certaines légumineuses ou produits céréaliers. Le PNNS conseille de manger chaque jour des « viandes, poissons et oeufs, qui sont vos principales sources de protéines » ;
  • La teneur en sel : le sodium contenu dans le sel aide notamment à réguler la pression et le volume sanguin. Il participe également au bon fonctionnement des muscles et du coeur. Toutefois, le PNNS souligne qu'une consommation « trop importante de sel a des effets négatifs sur la santé, elle entraîne une augmentation de la tension artérielle et à terme des risques de maladies cardiovasculaires ».

Toutes ces informations doivent être exprimées pour 100 g ou 100 ml de produit, tel qu'il est vendu. En complément, les fabricants peuvent ajouter l'équivalent par portion (pour un yaourt ou une part par exemple) et après préparation (en intégrant le lait pour des céréales de petit-déjeuner par exemple).

D'autres éléments peuvent apparaître de manière facultative sur les emballages : teneurs en cholestérol, en vitamines ou encore en sels minéraux.

Lire aussi : Comprendre les labels bios

Comment sont établies ces informations ?

La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) explique que les informations de l'étiquetage nutritionnel sont des « valeurs déclarées » correspondant à des moyennes. Elles sont établies soit par une analyse de l'aliment par le fabricant, soit par des calculs (à partir des valeurs moyennes des ingrédients ou de la table de composition des aliments).

Qu'en est-il des allégations nutritionnelles ?

« Riche en vitamine C », « allégé en sucres », « sans sel »... : ces messages, appelés « allégations nutritionnelles », relèvent d'une réglementation stricte. Ainsi, un aliment « sans matière grasse » contient moins de 0,5 g de lipides pour 100 g (ou 100 ml). La mention « allégé en sucres » signifie que le produit contient au minimum 30 % de sucres en moins qu'un produit similaire, ce qui ne veut pas forcément dire qu'il est peu sucré.

Les étiquettes doivent préciser « la quantité de substance faisant l'objet de l'allégation », indique la DGCCRF.
Dernière recommandation du PNNS : « Attention à ce qui n’est pas dit ! Un aliment promu à la télévision comme riche en calcium est peut-être plein de sucres et de matières grasses et cela, a priori, on ne vous le dit pas. »

Lire aussi : AOP, IGP, STG : les labels de qualité dans l'alimentation

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