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La crise de l’État providence

Confronté aux hausses du chômage et de l’inflation liées à la crise économique mondiale des chocs pétroliers, l’État peut-il continuer à financer une protection sociale, certes généreuse, mais dispendieuse ? Cette question se pose dés le milieu des années 70 en France, mais aussi en Allemagne et dans les pays du nord de l’Europe, où l’« État-providence » n’a plus les moyens de ses ambitions économiques et sociales du fait du ralentissement de la croissance.

L’État qui avait joué un rôle actif dans l’économie en finançant, notamment des grands projets industriels et en réduisant les injustices sociales, est contraint à la rigueur budgétaire. Les gouvernements des principaux pays européens mettent ainsi en œuvre, avec plus ou moins de détermination, des politiques d’austérité et de réduction des dépenses publiques. En France, Raymond Barre, Premier ministre de 1976 à 1981, lance le premier « plan de rigueur » destiné à juguler l’inflation et le chômage. D’autres plans suivront, avec des résultats globalement décevants. La machine économique peine à redémarrer et le nombre de sans-emploi monte en flèche : de 5,5% en 1978 à prés de 12% en 1993.

Au Royaume-Uni, Margaret Thatcher, au pouvoir de 1979 à 1990, est inflexible face aux syndicats qui refusent sa politique ultralibérale. Elle y gagne non seulement son surnom de « dame de fer », mais aussi un désendettement de l’État et une relance économique, mais au prix d’inégalités sociales grandissantes et de nombreuses fermetures d’usines. La définition du périmètre de l’État fait toujours en France l’objet de débats très animés.

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