[Vidéo] Présentation du projet de budget pour 2027

Écrit le 01/10/2026

Présentés le jeudi 1er octobre 2026, le projet de loi de finances (PLF) et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027 poursuivent un objectif de redressement des comptes publics, tout en préservant les dépenses prioritaires et les investissements d’avenir. Présentation des principales orientations.

Qu’est-ce que le budget ?

Le budget de la France se compose de trois budgets distincts :

  • le budget de l’État,
  • le budget des collectivités territoriales et des intercommunalités,
  • le budget de la Sécurité sociale.

Les ministères économiques et financiers préparent le budget de la France en soumettant au Parlement :

  • le projet de loi de finances (PLF),
  • le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).

La loi de finances et la loi de financement de la Sécurité sociale définissent, respectivement, les recettes et les dépenses de l’État et de la Sécurité sociale pour l’année à venir.

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Réduire le déficit sans renoncer à l’avenir

Le contexte macroéconomique

Après une année 2026 marquée par plusieurs chocs nationaux et internationaux, la croissance française a été révisée à 0,5 % en 2026 et le déficit public devrait atteindre 5,4 % du PIB.

La situation des finances publiques est également marquée par le poids de la dette. La charge des intérêts devrait atteindre 91,2 milliards d’euros en 2027, contre 79,2 milliards d’euros en 2026, réduisant les marges de manœuvre de l’État.

Pour 2027, le projet de budget prévoit de ramener le déficit public à 5 % du PIB. Il repose sur une prévision de croissance de 1 %, fondée sur l’hypothèse d’une amélioration progressive de la situation internationale et d’une maîtrise des finances publiques.

Pour atteindre cet objectif, le projet de budget prévoit un effort total de redressement des comptes publics de 54 milliards d’euros, dont 43 milliards d’euros de mesures contenues dans le PLF et le PLFSS. La part des dépenses publiques dans le PIB passerait ainsi de 57,1 % à 56,9 % en 2027, sous son niveau de 2017.

Du côté des recettes, le projet de loi de finances prévoit de ne pas augmenter de manière générale les principaux impôts. Le barème de l’impôt sur le revenu serait indexé sur l’inflation et la surtaxe d’impôt sur les sociétés applicable aux grandes entreprises serait réduite de 30 %.

Le projet de budget prévoit également de préserver plusieurs dispositifs en faveur de l’investissement et de la compétitivité des entreprises :

Maîtriser la dépense tout en affirmant les priorités

L’effort de redressement repose prioritairement sur la maîtrise des dépenses publiques. L’État porterait ainsi un effort de plus de 9 milliards d’euros sur ses dépenses. 

Cette maîtrise s’accompagnerait de la poursuite de la modernisation de l’État, notamment par la transformation de ses fonctions support, l’accélération de sa transformation numérique et la réinternalisation de certaines compétences.

Les collectivités territoriales seraient également associées à l’effort de redressement des comptes publics. Leurs dépenses de fonctionnement continueraient d’augmenter à un rythme cohérent avec l’inflation prévue en 2027. 

Dans le même temps, le projet de budget prévoit de renforcer ou de préserver les moyens consacrés à plusieurs politiques prioritaires :

  • la défense, avec 6,4 milliards d’euros supplémentaires pour les Armées,
  • la transition écologique et énergétique, avec la poursuite des investissements dans l’électrification, les énergies renouvelables et l’adaptation au changement climatique,
  • l’éducation et la recherche,
  • la justice et la sécurité.

Le budget doit également permettre de maintenir la capacité de l’État à protéger les populations et à répondre aux crises, notamment aux événements climatiques exceptionnels, tout en poursuivant la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et le renforcement de la protection de l’enfance.

Renforcer la lutte contre les fraudes sociales et fiscales

Dans le prolongement de la loi du 25 juin 2026 relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales, le Gouvernement prévoit de renforcer les dispositifs de détection et de recouvrement.

Les mesures portent notamment sur :

  • la facturation électronique,
  • la lutte contre le travail dissimulé,
  • le renforcement des contrôles dans les caisses de Sécurité sociale.

L’objectif est d’atteindre 1 milliard d’euros de recettes supplémentaires effectivement recouvrées.

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Réformer sans affaiblir les protections

Le déficit des régimes obligatoires de base de Sécurité sociale devrait atteindre 21,8 milliards d’euros en 2026. Sans nouvelles mesures, il s’élèverait à 22,6 milliards d’euros en 2027. Le PLFSS prévoit de le ramener à 12,7 milliards d’euros en 2027.

Pour y parvenir, le projet prévoit de ralentir la progression des dépenses de Sécurité sociale, sans les diminuer. Celles-ci continueraient ainsi d’augmenter en 2027, notamment sous l’effet des dépenses de santé et de retraite. Les dépenses d’assurance maladie progresseraient de 2 %.

Dans le même temps, plusieurs mesures visent à maintenir le financement de l’accès aux soins et de l’accompagnement des personnes âgées ou en situation de handicap :

  • le déploiement du réseau France Santé, avec un objectif de 5 000 maisons France Santé d’ici fin 2027, afin de faciliter l’accès aux soins,
  • 3 milliards d’euros de moyens supplémentaires pour l’hôpital,
  • le renforcement de la prévention, notamment par un meilleur accès à la vaccination et aux dépistages,
  • une hausse de 2,6 % des moyens consacrés aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap, afin de poursuivre le développement de l’offre d’accompagnement.

Le PLFSS prévoit également des mesures concernant les retraites afin de maîtriser la progression des dépenses, tout en garantissant le niveau des pensions et en préservant les petites retraites.

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