Écrit le 16/09/2026
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Dans le cadre d’un investissement locatif, vous pouvez mettre votre bien en location pour une courte ou une longue durée. Avant d’opter pour l'une de ces solutions, et selon votre situation personnelle, il est important de prendre en compte leurs avantages et leurs inconvénients et les règles à respecter. Quelles sont-elles ? Comment déclarer les revenus tirés de cette activité ? On vous répond.
Location de courte durée : de quoi parle-t-on ?
Louer un bien sur une courte durée signifie le mettre en location :
- de manière ponctuelle ou saisonnière (à la journée, la semaine ou au mois),
- à des personnes de passage, qui n’y élisent pas domicile,
- à usage exclusif du client, c'est-à-dire que vous n'êtes pas présent durant la location.
On parle alors de meublé de tourisme.
La location de courte durée permet de récupérer ponctuellement votre logement lorsqu’il est vacant afin de profiter d’une résidence secondaire quelques semaines par an.
En revanche, cela vous expose à un risque de vacance locative selon le niveau d’attractivité touristique du bien que vous proposez.
À savoir
Depuis le 21 novembre 2024, le règlement de copropriété doit mentionner de manière explicite si les meublés de tourisme sont ou non autorisés.
Si votre bien est situé au sein d’une copropriété, pensez donc à vérifier en premier lieu s’il peut être mis en location meublée pour une courte durée.
Quelles sont les principales règles ?
Louer un logement sur une courte durée vous oblige à le l’équiper au sens de la réglementation en vigueur.
Aussi, vous ne devez pas dépasser le quota de 90 jours consécutifs par an de mise en location à un même client.
Dans le cas d’une location de courte durée ou saisonnière, vous fixez librement le prix. Ainsi, pour un même bien, vous pouvez solliciter un loyer plus élevé à un locataire de passage qu’à un locataire de longue durée.
Notez également que toute offre ou contrat de location saisonnière doit revêtir la forme écrite et contenir l'indication du prix demandé ainsi qu'un état descriptif des lieux.
À savoir
Afin de louer votre bien (résidence secondaire) pour une courte durée, vous devez préalablement déclarer votre meublé de tourisme en mairie.
Dans la plupart des grandes communes, vous devez faire une déclaration avec enregistrement. Dans les autres communes, une déclaration simple suffit.
Il est donc préférable de vous rapprocher de la mairie dans laquelle se situe votre bien afin d’être renseigné sur les démarches à effectuer.
Location de longue durée : comment ça fonctionne ?
La location de longue durée est destinée à des personnes qui s’installent dans votre logement pour en faire leur résidence principale.
Vous pouvez proposer un logement vide ou meublé.
À savoir
Il existe également un bail mobilité destiné aux locataires se trouvant dans l’une de ces situations :
- en formation professionnelle, contrat d’apprentissage, stage,
- suivant des études supérieures,
- volontaires dans le cadre d’un service civique,
- en mutation professionnelle ou en mission temporaire dans le cadre d’une activité professionnelle.
Le logement doit alors être meublé. La durée du bail est comprise entre 1 et 10 mois.
Quelles sont les principales règles ?
Un bail d’habitation est conclu entre le locataire et vous pour une durée de trois ans si le logement est vide, et pour minimum un an s’il s’agit d’un logement meublé (neuf mois si le locataire est étudiant). Dans les deux cas, un renouvellement du bail est possible.
Dans certaines communes dites en « zone tendue », les loyers sont encadrés. Vous pouvez vérifier si la commune dans laquelle se situe votre bien est concernée.
Par ailleurs, vous vous inquiétez peut-être de devoir faire face à des loyers impayés. Pour vous prémunir de ce type de situation, vous pouvez souscrire une garantie loyers impayés. En cas de loyer impayé, demandez conseil auprès de SOS loyers impayés, un service proposé par l’agence nationale pour l'information sur le logement (Anil), joignable au numéro suivant : 0 805 16 00 75. En savoir plus
Notez enfin que, contrairement à la location saisonnière, un certain nombre de règles sont à respecter pour donner congé à son locataire (délai de préavis, formalités…). En savoir plus.
À savoir
Dans les 15 jours qui suivent le premier jour de location de longue durée de votre logement, vous devez déclarer la création ou le démarrage de votre activité.
Pour ce faire, vous devez souscrire une déclaration de création d’entreprise ou de début d’activité par voie dématérialisée depuis le guichet des formalités des entreprises.
Cette démarche est gratuite.
Location meublée et non meublée : quelle fiscalité ?
La location meublée
Les revenus que vous percevez de la location de logements meublés pour une courte ou une longue durée sont imposables et doivent être déclarés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).
Les modalités varient selon le montant de vos recettes annuelles.
- Concernant les revenus à déclarer dans le cadre de la location meublée de longue durée, consultez notre article dédié pour en savoir plus.
- Concernant les revenus à déclarer dans le cadre de la location d’un meublé de tourisme (courte durée), consultez l’article d’impots.gouv.fr pour en savoir plus.
La location non meublée
Si vous louez votre bien non meublé (longue durée), vous devez indiquer les revenus locatifs dans la catégorie « revenus fonciers » de votre déclaration de revenus. Il existe deux régimes d’imposition selon vos recettes locatives :
- si vos revenus locatifs sont inférieurs à 15 000 euros par an, vous pouvez choisir entre le régime réel et le régime micro-foncier. Ce dernier vous permet de bénéficier d’un abattement forfaitaire de 30 % sur vos revenus locatifs,
- à partir de 15 000 euros de revenus locatifs, vous êtes soumis au régime réel d’imposition. Celui-ci vous permet de déduire de vos revenus fonciers vos charges selon les dépenses que vous avez réellement engagées au cours de l’année fiscale.
Investissement locatif : vos avantages fiscaux
Que vous réalisiez un investissement locatif dans l’ancien ou dans le neuf, vous pouvez bénéficier, sous certaines conditions, de différents avantages fiscaux.
Panorama des réductions d'impôt qui s'offrent à vous.
Ressources complémentaires
- Location meublée longue durée : quels revenus déclarer ?
- Location meublée de tourisme : quelles sont les règles à respecter pour sa résidence principale ?
- Propriétaires : quelles charges locatives pouvez-vous récupérer ?
- Investissements locatifs : quelles sont vos réductions d'impôt ?
- Propriétaires : comment vous assurer de l'authenticité des justificatifs de revenus ?
- Bailleur - Gestion de la location sur le site de l'Agence nationale pour l'information sur le logement (Anil)
- Faire de sa résidence secondaire une location de vacances (meublé de tourisme) sur service-public.gouv.fr
- Impôt sur le revenu - Revenus d'une location meublée sur service-public.gouv.fr
- Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs
- Décret n° 2015-587 du 29 mai 2015 relatif aux contrats types de location de logement à usage de résidence principale
- Article 50-0 du code général des impôts
- Décret n° 2015-981 du 31 juillet 2015 fixant la liste des éléments de mobilier d'un logement meublé
- Loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l'échelle locale