A quoi servent mes impôts ?

Comment sont utilisés mes impôts ?

Savez-vous comment sont utilisés les impôts au quotidien ? Ils sont présents partout pour faire fonctionner notre société. Découvrez, avec des exemples concrets, le coût réel des services publics dont vous bénéficiez quotidiennement grâce aux impôts !

Quelles sont les grandes dépenses publiques ? 

Voici comment sont utilisés 1000 € d'impôts, selon une répartition par catégories de dépenses (données 2024 source Insee/DGTrésor) :

Infographie : Que financent 1000 euros d'impôts ? Protection sociale 561€. Education 88€. Fonctionnement des administrations publiques 66€. Affaires économiques 59€. Transports 50€. Charges de la dette 31€. Défense 31€. Sécurité 25€. Culture 25€. Recherche 30€. Environnement 17€. Infrastructures 11€. justice 5€.
©Bercy. Répartition par catégorie ou fonction des dépenses pour 1000 € d'impôts en 2024, en France (Source : Bercy).
  • La « Protection sociale » comprend notamment les retraites, les allocations familiales, chômage, l’exclusion sociale/solidarité, les aides personnelles au logement et les dépenses de santé (produits, appareils et matériels médicaux, ainsi que les services ambulatoires, les services hospitaliers, arrêts maladie, invalidité).
  • « L'Éducation » recouvre les écoles, les collèges, les lycées, l’enseignement supérieur et les services annexes (cantines, résidences universitaires, bibliothèques…).
  • Le « fonctionnement des administrations publiques » comprend les « fonctions supports » des administrations. Dans le détail cela englobe les dépenses liées à la gestion interne, au soutien et à la coordination des activités gouvernementales pour assurer le bon fonctionnement de l'appareil administratif de l'État (ex : gestion des ressources humaines, de la dette publique, des biens immobiliers de l'État, dépenses liées aux services juridiques, dépenses de communication, etc.).
  • Le « Soutien aux activités économiques » comprend les aides à la production d’énergies renouvelables ou à la consommation d’énergie (boucliers tarifaires…), les subventions aux entreprises (aide à la production, à l’investissement, à l’exportation et à l’emploi).
  • Les « transports » comprennent l’ensemble des dépenses de construction et d’entretien des infrastructures dédiées au transport routier, maritime, ferroviaire ou aérien.
  • Le poste « charge de la dette » correspond au montant dû au titre des intérêts de la dette publique. En savoir plus sur la dette publique sur le site de la direction du Budget.
  • La « défense » comprend la défense militaire, la défense civile et l’aide militaire à des pays étrangers.
  • La « sécurité » comprend les services de police et les services de protection civile.
  • Les « logements et équipements collectifs » correspondent aux dépenses liées à l’aménagement, à l’alimentation en eau et aux autres équipements collectifs (dont l’éclairage public).
  • Les « loisirs et la culture » comprennent notamment les services récréatifs et sportifs, les services culturels, les activités sportives, les services de radio, de télévision et d’édition.
  • La « recherche » rassemble les dépenses de recherche relatives aux activités économiques, à la défense, à la santé.
  • La « protection de l’environnement » comprend les dépenses de gestion des déchets et des eaux usées, la préservation de la biodiversité, la protection de la nature, la lutte contre la pollution.
  • Les « infrastructures » comprennent un ensemble d'installations et d'équipements de réseau, de communication et de transport (routes, voies ferrées, câbles, aéroports, gares, ponts,...).
  • La « justice » comprend les tribunaux et l’administration pénitentiaire.

Comment sont utilisés mes impôts au quotidien ?

(Source direction du Budget)

Crèche

En 2023, l'Etat consacrait 2,4 milliards d'euros à l'accueil des enfants de moins de 3 ans. Ces dépenses financent l'accueil collectif en crèches mais aussi des prestations à destination des familles et l'école préélémentaire. 

École maternelle/primaire

En 2024, le coût d'une année à l'école est de 9 080 € par élève pour l'administration publique.

Collège

En 2024, le coût d'une année au collège est de 10 450 € par élève pour l'administration publique.

Le montant moyen de bourses scolaires versé pour les élèves boursiers au collège est de 278 €. La dépense totale est de 243 M€ pour 880 777 boursiers sur le périmètre de l'Éducation nationale.

Lycée

En 2024, le coût d'une année au lycée est de 13 020 € par élève en filière générale ou technologique et de 14 700€ en filière professionnelle pour l'administration publique.

Le montant moyen de bourses scolaires versé pour les élèves boursiers au lycée est de 1 028 €. La dépense totale est de 572 M€ pour 574 940 boursiers sur le périmètre de l'Éducation nationale.

L'allocation de rentrée scolaire (ARS) est versée, sous conditions de ressources, aux familles ayant au moins un enfant scolarisé âgé de 6 à 18 ans. Elle est destinée à aider les familles à financer les dépenses de la rentrée scolaire.

Université

En 2023, dernier exercice de consolidation des données disponible, le coût global d'une année d'études dans l'enseignement supérieur est de 13 060 € par étudiant (financé à 58% par l'Etat, 8% par les collectivités territoriales, 3% par d'autres administrations publiques, 21% par les entreprises et 10% par les ménages)

En 2025, l’État a consacré en moyenne près de 4 900 € à chaque étudiant boursier (bourses sur critères sociaux, aides au mérite et à la mobilité, aide personnalisée au logement, exonération des droits d’inscription, repas à 1 € dans la restauration universitaire…). Ce soutien contribue à rendre les études supérieures plus accessibles aux étudiants les plus modestes.

Bourses 

  • Collège : le montant moyen de bourses scolaires versé pour les élèves boursiers au collège est de 278 €. La dépense totale est de 243 M€ pour 880 777 boursiers sur le périmètre de l'Éducation nationale.
  • Lycée : le montant moyen de bourses scolaires versé pour les élèves boursiers au lycée est de 1 028 €. La dépense totale est de 572 M€ pour 574 940 boursiers sur le périmètre de l'Éducation nationale.
  • Étudiants : en 2022, le montant moyen d'aide alloué aux étudiants boursiers a été de 4 100 €. Ce montant regroupe les bourses sur critères sociaux, les aides à la mobilité et au mérite, la compensation aux universités de l'exonération de droits d'inscription des étudiants boursiers, les aides au logements (APL, ALS) ainsi que le financement de la tarification à 1 € dans la restauration universitaire.

Jeunesse

Les jeunes engagés en service civique perçoivent une indemnité de 505 € : indemnité perçue par les jeunes en service civique. 

Associations

En 2024, le ministère de l'Éducation nationale a versé 131 M€ de subventions à des associations, dont 36 M€ pour le fonctionnement des établissements d'enseignement privé sous contrat d'association avec l'État. Parmi les 95 M€ restants qui ont servi à financer des actions éducatives, 4 950 associations ont bénéficié de subventions pour un montant moyen de 19 530 €.

Cabinet médical (généraliste, dentiste, kiné)

Médecin généraliste : Une consultation à 30 € est prise en charge à hauteur de 21€ par l'assurance maladie. Cependant, sur ce montant, il faudra payer 2 € de participation forfaitaire auquel il faudra ajouter le ticket modérateur de 9€. Ainsi, le reste à charge pour le patient est de 11€ lorsque cette consultation s'effectue avec son médecin traitant. Dans certains cas, cette somme est intégralement remboursée.

Dentiste : Une consultation suivie d'un détartrage à 51,92 € bénéficie d'un remboursement par l'assurance maladie à hauteur de 60 %. Ainsi, le reste à charge n'est que de 20,77 €. Dans certains cas, cette somme est intégralement remboursée.

Kinésithérapeute : Une séance de kinésithérapie est couverte à 60% par l'assurance maladie soit pour une séance à 16,13€ une prise en charge à hauteur de 9,18€. Dans certains cas cette somme est intégralement remboursée.

Dispositif 100 % Santé : Afin d’améliorer l’accès aux soins et renforcer la prévention, depuis le 1er janvier 2021, le dispositif 100 % Santé propose à tous les Français, bénéficiant d’une complémentaire santé responsable ou de la Complémentaire santé solidaire, des soins et des équipements en audiologie, optique et dentaire pris en charge à 100 %.

  • Sur une couronne en céramique à 500 € du panier 100 % Santé, l’assurance maladie et la complémentaire santé prennent en charge la totalité du coût, il n'y aucun reste à charge.
  • Sur une paire de lunette à 370 € avec des verres progressifs et une monture du panier 100 % Santé, l’assurance maladie et la complémentaire prennent en charge la totalité du coût, il n'y a aucun reste à charge.
  • Sur une aide auditive à 950 € du panier 100 % Santé, l’assurance maladie et la complémentaire santé prennent en charge la totalité du coût, il n'y a aucun reste à charge.

Le dispositif 100% Santé est enrichi en 2025 avec l'intégration en son sein des fauteuils roulants bénéficiant ainsi d'une prise en charge intégrale y compris pour les fauteuils sportifs et les plus spécifiques, voire sur mesure, après évaluation des besoins par un professionnel de santé.

Hôpital/maternité/urgences

  • Urgences : Le coût moyen d’un passage aux urgences est de 268 €. Depuis le 1er janvier 2022, chaque personne qui se rend aux urgences sans être hospitalisée doit régler un « forfait patient urgences (FPU) ». Ce forfait s'élève à 23 €. Dans certains cas, il peut être minoré (9,96€) ou supprimé. 
  • Séjour à l'hôpital : Un séjour à l'hôpital coûte à l'assurance maladie entre 6 300 € et 15 700 € en fonction de la sévérité de la situation et de la durée. 80 % de cette somme est remboursée au patient. Si des actes médicaux très coûteux sont pratiqués, une participation forfaitaire de 32 € s'applique.
    Par ailleurs, le patient participe au financement des frais d'hébergement et d'entretien à hauteur de 23€ par jour. Cette somme n'est pas prise en charge par l'assurance maladie, sauf exception, mais peut être prise en charge par la complémentaire santé. 
  • Maternité : L'assurance maladie prend en charge l'intégralité des soins liés aux naissances. Ces soins coûtent, en fonction des complications, de 739€ à 12 486€ sans césarienne et de 1 924€ à 9 152€ avec césarienne.

Ambulance

Un déplacement en ambulance coûte en moyenne 115 €. Il est remboursé à hauteur de 55 % par l’assurance maladie. Dans certains cas, la personne prise en charge bénéficie d'une exonération totale de frais.

Laboratoire d’analyses médicales

Le coût moyen de l’analyse d'une prise de sang en laboratoire revient, sur la base des examens standards qu'elle comprend, à 40,25€, dont 60 % est pris en charge pour l’assurance maladie, soit 24 €. Dans certains cas, cette prise en charge est intégrale.

Pharmacie

Lors de l'achat de médicaments, l’assurance maladie prend en charge une partie ou la totalité de leur coût. Par exemple, une boîte d'amoxicilline (antibiotique) est prise en charge à 65 % par l’Assurance Maladie. Dans certains cas la prise en charge par l’assurance maladie est de 100 %.

Ainsi, une boîte d'amoxicilline à 1,99 € est prise en charge par l'assurance maladie à hauteur de 1,29 €.

Chèques énergie

Le chèque énergie est versé chaque année aux ménages modestes (un peu moins de 6 millions de foyers) afin de les aider à payer leurs factures d’énergie (gaz, électricité, fioul, bois de chauffage).

D’un montant de 48 à 277 euros, il dépend du revenu fiscal de référence du titulaire du contrat de fourniture d'électricité et de la composition du foyer. 

Le chèque énergie 2025 sera envoyé à partir de novembre, en raison de la réforme en cours pour tenir compte de la suppression de la taxe d'habitation pour les résidences principales. Les modalités d'attribution du chèque énergie et sa durée d'utilisation sont en train d'être revues pour les années de 2025 et suivantes. 

En savoir plus sur le chèque énergie

Bouclier tarifaire

En 2023, pour protéger les ménages et les entreprises face à la forte hausse des prix de l’énergie, l’État a prolongé le bouclier tarifaire en limitant la hausse des tarifs. Le prix du gaz (TRVg) a ainsi été plafonné à +15 % en janvier 2023. Pour l’électricité (TRVe), la hausse a été limitée à +15 % en février 2023, alors qu’elle aurait atteint +99 % sans bouclier selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE), puis à +10 % en août 2023, contre +74,5 % sans mesure de protection.

À partir de 2024, la baisse des prix de l’énergie a permis d’engager une sortie progressive de ces aides. Le bouclier gaz a pris fin en juillet 2023, sauf pour certaines copropriétés qui ont continué d’en bénéficier en 2024. Le bouclier électricité, dans sa composante de compensation aux fournisseurs, s’est arrêté en février 2024, ce qui signifie qu’il n’a eu un coût en 2024 que pour le mois de janvier.

Par ailleurs, les taxes sur l’électricité (accise, ex-TICFE et TCCFE), qui avaient été fortement réduites pendant la crise, ont été progressivement rétablies : d’abord partiellement en février 2024, puis totalement en février 2025. Enfin, certaines aides ont été maintenues en 2024 pour accompagner la transition, comme l’amortisseur électricité et le guichet d’aide au paiement des factures d’électricité.

L'ensemble des mesures exceptionnelles de protection des consommateurs ayant pris fin au plus tard à fin 2024, l'année 2025 a été marquée par le paiement de reliquats et de régularisations liées à ces mesures, avec un impact total sur le budget de l'État de + 106 M€ de dépenses.

MaPrimeRénov'

MaPrimeRénov' permet à tous les propriétaires de rénover leur logement ou le logement qu'ils louent, afin de favoriser la rénovation énergétique du parc privé tout en prenant en compte les situations individuelles des ménages. En 2025, 3,8 Md€ ont été versés par l'Anah pour permettre la rénovation énergétique de 307 300 logements dont 120 300 rénovations d’ampleur. 

Le montant de l’aide dépend des travaux réalisés et du revenu du ménage ; elle permet de changer son système de chauffage, d’améliorer l'isolation ou la ventilation ou même de rénover tout son logement avec MaPrimeRénov’ Parcours Accompagné.

En savoir plus sur MaPrimeRénov'

Ma Prime Logement Décent

Ma Prime Logement Décent permet de financer des travaux d’importance pour des logements indignes très dégradés, notamment s’ils permettent d’améliorer en parallèle l’efficacité énergétique du logement. 

En 2025, 18 300 logements ont été rénovés et sortis de l’indignité pour un total de 276 M€ d’aides versées aux ménages.

En savoir plus sur Ma Prime Logement Décent

France Travail

Premier acteur du marché du travail en France avec près de 900 agences et relais de proximité sur tout le territoire, France Travail accueille, informe et accompagne les personnes en recherche d'emploi et les entreprises dans leur recrutement. En 2025, 6,5 millions de personnes se sont inscrites à France Travail (dont 4,2 millions en catégorie A et B) et près de 4 millions de demandeurs d'emploi ont retrouvé un emploi. 

France Travail est en charge du calcul et du versement de l'allocation de retour à l'emploi (ARE), ainsi que du contrôle de la recherche d'emploi pour vérifier que les engagements pris par les demandeurs d'emploi sont bien respectés : un peu plus de 600 000 contrôles ont été réalisés en 2024, soit une augmentation de 20% par rapport à 2023.

Pour améliorer l'employabilité des demandeurs d'emploi, France Travail a financé près de 305 000 entrées en formation en 2024 pour un coût moyen de 3 000€ ; les publics prioritaires représentent 65% de ces entrées en formation en 2024. Enfin, pour les demandeurs d'emploi peu ou pas indemnisés ou en formation, France Travail a versé près de 525 millions d'euros d'aides (rémunération de formation France Travail, rémunération de fin de formation, aides à la mobilité, garde d'enfant, aide à l'embauche en contrat de professionnalisation, etc.).

En 2024, France Travail a continué à accompagner les entreprises dans leurs recrutements : 24% des entreprises ont eu recours à France Travail en 2024.

Enfin, l'année 2024 a constitué une année de transformation pour l'opérateur France Travail, au cœur du réseau pour l'emploi (RPE) et de la mise en œuvre de la loi pour le plein emploi, notamment en vue de l'inscription automatique au 1er janvier 2025 des demandeurs du RSA à France Travail. En particulier, les expérimentations de l'accompagnement rénové des bénéficiaires du RSA démarrées en 2023 dans 18 départements ont été élargies à 49 départements en 2024 (75 000 bénéficiaires concernés).

Depuis 2025, dans le cadre de la mise en œuvre de la loi pour le plein emploi, son rôle a été renforcé avec l’inscription automatique de nouveaux publics, comme les bénéficiaires du RSA ou certains jeunes en insertion. Cette évolution permet de mieux suivre et accompagner un plus grand nombre de personnes vers l’emploi.

Caisse de retraites

Dans un système « en répartition » comme la France, les cotisations retraites versées par les actifs d’aujourd’hui financent les pensions des retraités d’aujourd’hui : c’est ce que l’on nomme la solidarité intergénérationnelle. Toutefois, les pensions de retraite étant des prestations contributives, ces cotisations permettent également à chaque assuré d’acquérir des droits qui détermineront le montant de sa pension au moment du départ à la retraite. 

La pension moyenne de droit direct des retraités résidant en France s’établissait fin 2023 à 1 666 euros bruts mensuels. 

Des dispositifs financés par la solidarité nationale existent également pour garantir un certain niveau de vie aux retraités disposant de faibles revenus. C’est notamment le cas de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), aussi appelée « minimum vieillesse ». Cette prestation, dont le montant dépend des autres revenus du ménage, a pour vocation de porter l’ensemble des ressources de ses bénéficiaires à un niveau mensuel de 1 043,59 euros par mois pour une personne seule et de 1 620,18 euros par mois pour les couples au 1er janvier 2026.  

CAF

Fin 2024, 4,25 millions de personnes étaient allocataires des minima sociaux (6,9 millions de personnes couvertes en incluant les conjoints et les enfants à charge). 

Parmi ces prestations, le RSA (revenu de solidarité active) et l’AAH (allocation aux adultes handicapés) garantissent un niveau de vie minimum de respectivement 652 € et 1 042 € pour une personne seule depuis le 1er avril 2026. 

Enfin, la prime d’activité complète les revenus d’activités des travailleurs aux revenus modestes et a bénéficié à 4,8 millions de foyers en 2024, pour un montant moyen de 190 € par mois.

Apprentissage

En 2025, les montants versés à un employeur recrutant un apprenti, quel que soit son niveau de diplôme, au titre de la première année du contrat d’apprentissage sont de 5 000 € pour les entreprises de moins de 250 salariés et 2 000 € pour les autres entreprises. 

Cette aide est majorée à 6 000 € pour les apprentis reconnus travailleurs handicapés. En 2025, près de 847 000 entrées en apprentissage ont été recensées, dont plus de 825 000 dans le secteur privé.

Formation professionnelle 

En 2026, afin de financer en partie leur politique d'accès à la formation professionnelle pour les jeunes et les adultes à la recherche d'une nouvelle orientation professionnelle, les régions perçoivent une fraction d'accises sur les énergies (ex-TICPE) d'un montant de 1 191 M€.

Revenu de solidarité active 

En 2026, les départements perçoivent 5 057 M€ d'accises sur les énergies (ex-TICPE) finançant une part de leurs dépenses en matière de revenu de solidarité active.

Trains

Les trains d'équilibre du territoire (TET) assurent un service de grandes lignes rapide entre les principales villes françaises non reliées par la grande vitesse. Ils permettent également le désenclavement des territoires en relations transversales à l'intérieur du pays ou via les trains de nuit. La contribution publique pour l'exploitation des trains d'équilibre du territoire (TET) est en moyenne de 25 € par billet de train sur l'ensemble de ces lignes. 

Le coût moyen d’entretien d’un kilomètre de voie ferrée est de 60 400 € (euros 2020).

Transports en commun

L'essentiel est financé par les employeurs via le paiement du versement mobilité (50 %). Ils remboursent également 50 % du montant des abonnements de transport payés par leurs salariés (désormais 75 % pour les employeurs publics). 

A titre d'exemple, les recettes tarifaires en Île-de-France couvrent uniquement de l'ordre de 35 % du coût réel du service de transport, également financé par ailleurs par les collectivités territoriales franciliennes via des subventions à Île-de-France Mobilités (15%).

Camion poubelle/Collecte des déchets 

Pour permettre la collecte des déchets, les collectivités territoriales font payer une taxe ou une redevance d'enlèvement des ordures ménagères qui s'élève à 9 023 552 669€ en 2024.

Permis de conduire 

Le coût de l’obtention d’un permis de conduire est de 95 € pour l’administration.

Bonus à l’achat de véhicules électriques

Une prime pour l’achat des véhicules électriques pour les particuliers a été maintenue en début 2025, entre 2 000 euros et 4 000 euros. Depuis le 1er juillet 2025, le bonus écologique a été remplacé par la prime « coup de pouce véhicules particuliers électriques », financée dans le cadre du dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE).

Cette aide est conditionnée à de nombreux critères, dont le score écologique du véhicule et les revenus fiscaux des demandeurs.

Accident du travail

Lors d'un accident du travail, les frais de santé sont pris en charge à 100 % sur la base des tarifs de la Sécurité Sociale.  Cette prise en charge est permise grâce aux cotisations sociales. Pour les prothèses dentaires et certains produits d'appareillage (fauteuil roulant, petit appareillage orthopédique, appareils électroniques correcteurs de surdité...), la prise en charge peut aller jusqu'à 150 % sur la base des tarifs de la Sécurité Sociale.

Crédit d’impôts recherche

Le dernier montant exécuté connu est celui de 2024 et le CIR s'élève à 7,8 Md€ au profit de 17593 entreprises. Les prévisions pour 2026 estiment que le CIR atteindra 8,0 Md€.

Jeunes entreprises innovantes

Le statut de jeune entreprise innovante (JEI) s’applique à plus de 4 300 petites et moyennes entreprises de moins de huit ans dont plus de 20% des dépenses sont affectées à la recherche et développement et à l'innovation. Ce statut ouvre droit à des exonérations sociales (260 M€ en 2025) et fiscales (7 M€ en 2025). En moyenne, chaque entreprise bénéficiant de ce statut a été aidée à hauteur de 60 000 €.

Plan 5000 équipements

Le ministère en charge des sports a confié à son opérateur, l’Agence nationale du Sport, le déploiement de deux plans d'équipements sportifs destinés à en soutenir la création, la rénovation ou l'aménagement : 

  • Le plan d'équipements de proximité "5 000 terrains de sport" : entre 2022 et 2024, 186 M€ ont permis de financer 5 507 équipements sportifs dans le cadre de 2 924 projets sélectionnés, dont 68% se sont situés en territoire rural carencé, 17% en quartier prioritaire de la ville, 4% en outre-mer, et 11% en territoire non carencé. 
  • Le plan 5000 équipements "Génération 2024" : en 2024 et 2025, 163 M€ ont été consacrés au financement de 5 036 équipements sportifs dont 3 827 équipements de proximité, 499 cours d’école actives et sportives et 710 équipements structurants.

Stade

En 2024, l'Agence nationale du sport a contribué à hauteur de 360 000 € à la rénovation et la mise en accessibilité du stade d'athlétisme du Parc de Parilly à Venissieux (69), sur un coût total de 4,4 M€. L'opération a permis notammnet de rénover la piste d'athlétisme, les aires de lancer et de saut, ainsi que les vestiaires et les tribunes en les rendant accessibles aux personnes en situation de handicap.

En 2025, l'Agence nationale du sport a contribué à hauteur de 360 000 € à la création d'une piste d'athlétisme et d'un terrain de football synthétique au stade Pierre Potier et Freyming-Merlebach (57).

Pass Sport

Le Pass Sport est une allocation de rentrée sportive permettant aux enfants et jeunes adultes éligibles de financer tout ou partie de son inscription dans une association sportive. Depuis sa création en 2021, plus de 5,6 millions de jeunes ont déjà pu en bénéficier.

En 2025, le montant forfaitaire de l'aide était de 70 € et le dispositif était ouvert, sous conditions de ressources, aux jeunes de 14 à 17 ans, aux étudiants boursiers jusque 30 ans, et aux jeunes de 6 à 13 ans bénéficiaires de l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH).

En 2025, les crédits dédiés au Pass'Sport se sont élevés à 35,5 M€, et 444 000 jeunes ont bénéficié du dispositif.

Cinéma

Les financements publics (soutien automatique, soutiens sélectifs du CNC, aides régionales et crédit d’impôt) diminuent de 13,8 % par rapport au niveau record atteint en 2024 (289,06 M€). Ils atteignent 249,30 M€ en 2025, un montant en hausse de 10,3 % par rapport à la période 2017-2019 et de 8,5 % par rapport à la moyenne de la décennie. 

Au global, les financements publics constituent la deuxième source de financement des films et couvrent 27,5 % des coûts, une part en hausse de 2,5 points par rapport à 2024 et de 1,9 % par rapport à la moyenne de la décennie.

Musée

En 2024, les ressources de l'Etat ont permis de financer plus de la moitié (62%) du coût de fonctionnement d'un musée national et de ses investissements. Sans ce soutien de l'Etat, les prix des tickets d'entrée dans les musées nationaux seraient près de trois fois plus coûteux. 

En 2025, le financement de l'Etat a représenté 44% des ressources des opérateurs du patrimoine et 780 M€ ont été apportés par l'Etat pour contribuer au fonctionnement et aux investissements de ces établissements.

Bibliothèque

L'ensemble des dépenses de fonctionnement des bibliothèques est estimé à 1,7 Md€, pour un coût moyen de 161€ par inscrit actif  (source : OFGL, le coût de fonctionnement des bibliothèques municipales, 2024). 

Pass Culture

Le pass Culture permet de faciliter l'accès des jeunes à la culture. Le décret du 27 février 2025 a fait évoluer les conditions d'accès et les conditions d'attribution du Pass culture à compter du 1er mars 2025, notamment en introduisant une bonification pour les bénéficiaires en situation de handicap ou en fonction de critères sociaux. 

Le pass Culture comporte une part collective et une part individuelle :

  • la part collective est exclusivement dédiée au financement d'activités d'éducation artistique et culturelle effectuées en groupe et encadrées par vos enseignants. Seules certaines activités peuvent être financées avec la part collective,
  • la part individuelle vous permet de bénéficier d'une somme d'argent pour financer des activités, sorties ou offres numériques en ligne de votre choix.

Depuis 2026, l'enveloppe allouée à la part collective est fixée annuellement au niveau national et répartie entre chaque établissement en fonction du nombre d'élèves scolarisés et des spécificités des établissements.

Le montant de la part individuelle varie selon l'âge :

  • les jeunes de 15 à 16 ans bénéficient des offres gratuites du pass Culture ;
  • les plus de 17 ans bénéficient d'un crédit de 50 € pour financer des activités ou sorties culturelles ;
  • un second crédit de 150 € est accordé à partir de 18 ans. Une bonification peut être accordée aux jeunes en situation de handicap d’une part, et sous conditions de ressources d’autre part.

En savoir plus sur le pass Culture 

En 2025, les crédits dédiés au pass Culture se sont élevés à 190 M€.

Pompiers

En 2024, le coût moyen d'une intervention des pompiers s'élève à  1 200 € et entièrement prise en charge par les départements et les communes. 

En 2024, les pompiers ont réalisé 4 754 800 interventions contre 4 771 900  en 2023, soit une baisse de 17 100 interventions (- 0,4 %). 

En 2026, les départements devraient percevoir 1 717 M€ de taxe sur les conventions d'assurance (TSCA) contribuant à financer les services départementaux d'incendie et de secours (SDIS).

Tribunal

Pour les frais occasionnés par une procédure, il est possible de bénéficier d'une prise en charge de 25 % à 100 %, à l'exception d'un droit de plaidoirie de 13 €.

Prisons

Le coût d'une journée de détention par détenu est de 129,33 euros.

Coûts de l’organisation des élections (coût par électeur)

  • Élections présidentielles : 4,86 €
  • Élections législatives : 3,38 €
  • Élections municipales : 3,25 €
  • Élections départementales : 2,99 €
  • Élections régionales : 3,17 €

Ces coûts correspondent aux coûts globaux de l'élection dont le principal concerne la propagande électorale (remboursement de l'impression, mise sous pli et acheminement).

Coût de fabrication d'une carte nationale d'identité (CNI) et d'un passeport

Pour 2026, le coût de fabrication moyen (hors acheminement et traitement informatique) s'élève à : 

  • 5,19 € TTC pour une CNIe (Carte nationale d'identité électronique),
  • 12,82 € TTC pour un passeport biométrique.

France services

Le coût d’un espace France services pour l’État en 2025 est de 47 500 €. Les espaces France Service permettent d’avoir accès partout sur le territoire aux services publics sur un seul et même lieu.

Le coût du budget de la défense par habitant en 2026 est d’environ 824 € (733 € en 2025 et 688 € en 2024).

C'est quoi la dette publique ?

Les dépenses publiques de la France sont plus élevées que ses recettes. Cette situation crée chaque année un déficit qui est financé par des emprunts qui captent une partie de l’épargne nationale et internationale. Le cumul de ces emprunts passés constitue la dette publique. La dette constitue ainsi un outil essentiel de gestion des finances publiques mais sa maîtrise doit être assurée. Faute de recours à l’endettement, les dépenses publiques ne sauraient excéder les recettes.

En savoir plus budget.gouv.fr, la plateforme d'information sur les finances publiques, le budget de l'État et la performance publique.

FALC (Facile à lire et à comprendre)

Suivez-nous sur les réseaux sociaux et Abonnez-vous à notre lettre d’information