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Impôt sur le revenu : devez-vous déclarer les prestations sociales et familiales ?

Écrit le 26/05/2026

Lecture : 4 minutes

La plupart des prestations à caractère social ou familial que vous percevez (aides de la Caf, indemnités journalières, frais pris en charge par l'employeur...) ne sont pas soumises à l’impôt sur le revenu. Il existe toutefois des exceptions. Quelles sont-elles ? Quelles sont les règles applicables ? On fait le point.

Quelles sont les prestations sociales et familiales exemptées de déclaration ?

Vous bénéficiez d’une exonération totale pour certaines aides et ce, quel que soit le montant perçu. Les sommes touchées à ce titre n’ont pas à être intégrées aux revenus d’activité ni aux autres revenus imposables. Vous n’avez donc pas à les renseigner dans votre déclaration annuelle de revenus. Il s’agit des prestations suivantes :

  • revenu de solidarité active (RSA),
  • prime d'activité,
  • prestations familiales : allocations familiales, prestation d’accueil du jeune enfant, complément familial, allocation logement, allocation d’éducation de l’enfant handicapé, de soutien familial, de rentrée scolaire, allocation journalière de présence parentale et allocation forfaitaire versée en cas de décès d'un enfant,
  • prestations liées à une situation de handicap : prestation de compensation du handicap (PCH), allocation aux adultes handicapés (AAH), complément de ressources et majoration pour la vie autonome, etc.
  • aides au logement : aide personnalisée au logement (APL), allocation de logement social (ALS), allocation de logement familiale (ALF),
  • aide exceptionnelle de fin d'année versée aux bénéficiaires de certains minima sociaux (« prime de Noël »),
  • bourse d’études sur critères sociaux.

Certaines indemnités à caractère social ne sont également pas à déclarer. C'est le cas des indemnités journalières suivantes :

  • maladie comportant un traitement prolongé et une thérapeutique particulièrement coûteuse (affections de longue durée),
  • accident du travail ou maladie professionnelle à hauteur de 50 % de leur montant,
  • indemnité temporaire d’inaptitude à hauteur de 50 % de son montant,
  • prestations perçues en exécution d’un contrat d’assurance souscrit au titre d’un régime complémentaire de prévoyance facultatif,
  • indemnités versées aux victimes de l’amiante (ou à leurs ayants droit),
  • indemnités versées aux personnes souffrant de maladies radio-induites (ou à leurs ayants droit) et les indemnités des victimes des essais nucléaires français.

À savoir

En revanche, les montants perçus au titre de l’allocation journalière du proche aidant sont à déclarer.

Il en est de même pour l'allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie.

Quelles sont les prestations sociales et familiales à déclarer sous conditions ?

Pour les prestations suivantes, vous devez les déclarer uniquement si les sommes perçues dépassent la limite des plafonds applicables. C'est alors la somme qui dépasse le plafond qui est à déclarer et qui sera imposée au titre de l'impôt sur le revenu dans les mêmes conditions que la rémunération principale :

Prestations à déclarer selon plafond

Type de prestation

Plafond au-delà duquel il faut déclarer

Titres-restaurant

7,26 € par titre en 2025

Chèques-vacances

1 802 €

Frais de transport pour le trajet domicile-lieu de travail (transports en commun)

75 % des frais

Frais d'utilisation d'un véhicule personnel (carburant ou alimentation de véhicule électrique), d'un vélo ou vélo à assistance électrique pour le trajet domicile-lieu de travail

600 € par an (dont 300 € maximum pour frais de carburant)

Aide financière pour le paiement des services d'aide à la personne, versée directement ou par chèque emploi service universel (Cesu) pré-financé

2 540 € par an en 2025

Forfait mobilités durables et prime transport

En 2025, la prise en charge est exonérée jusqu’à 600 € ou 50 % des frais totaux si le montant est supérieur à 600 €. Si vous bénéficiez à la fois de la prise en charge obligatoire et du forfait mobilités durables, le cumul est exonéré jusqu'à 900 €

Source : brochure des impôts 2026

Indemnités sociales : lesquelles faut-il déclarer ?

Contrairement à la plupart des prestations sociales et familiales qui sont généralement exemptées d'impôt, certaines indemnités journalières versées pour compenser une perte de revenu sont imposables. Il s'agit des indemnités suivantes :

  • allocations chômage versées par France Travail (catégorie « traitements et salaires »),
  • indemnités journalières maladie (sauf pour les affections de longue durée, voir ci-dessus),
  • indemnités journalières de maternité (y compris celles payées pour des arrêts de travail nécessités par des troubles pathologiques liés à la grossesse ou à l’accouchement, avant le congé prénatal ou après le congé postnatal) et de paternité,
  • pensions d’invalidité, en règle générale, sont imposables mais certaines pensions spécifiques sont exonérées,
  • indemnités journalières d’accident du travail ou de maladie professionnelle (y compris l’indemnité temporaire d’inaptitude) sont imposables à hauteur de 50 % de leur montant.

Pour les salariés qui dépendent de régimes spéciaux qui garantissent le maintien du salaire en cas de maladie ou maternité (fonctionnaires par exemple), les sommes reçues sont intégralement imposables durant toute la période de versement.

Ressources complémentaires

 

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