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Crypto-monnaies, crypto-actifs... Comment s'y retrouver ?

par Bercy Infos,

le 04/07/2018 –

À l'instar du Bitcoin, la plus connue d'entre elles, les crypto-monnaies ont été initialement conçues comme des instruments d’échange dans le monde numérique. Crypto-monnaies, crypto-actifs... Que recouvrent exactement ces termes ? Sont-elles vraiment des monnaies ?

©highspeedfotos / Stock.Adobe.com

Crypto-monnaies, crypto-actifs... de quoi s'agit-il ?

Selon l'Institut national de la consommation (INC), une crypto-monnaie désigne « une monnaie virtuelle qui repose sur un protocole informatique de transactions cryptées et décentralisées, appelé blockchain ou chaîne de blocs », à l'image du mode de fonctionnement du Bitcoin.

Plus largement, les crypto-actifs représentent « des actifs virtuels stockés sur un support électronique permettant à une communauté d’utilisateurs les acceptant en paiement de réaliser des transactions sans avoir à recourir à la monnaie légale. »

Peut-on parler de monnaies ?

Depuis Aristote, la monnaie a trois fonctions dans l’économie : elle est intermédiaire des échanges (1), unité de compte (2) et réserve de valeur (3). C'est le cas de toutes les monnaies légales et liquides (que l'on peut échanger), c'est à dire les monnaies fiduciaires « banques centrales » comme l'euro ou le dollar. Or les crypto-monnaies ne répondent jamais à ces 3 critères en même temps :

  • Comme les crypto-monnaies ne dépendent d’aucune institution, elles n’ont de cours légal dans aucun pays. Elle ne peuvent donc servir de monnaie d'échange universelle (1) car rien n’oblige, un commerçant par exemple, à les accepter.
  • Du fait de leur très forte volatilité, il est difficile d'en définir la valeur et donc, de les considérer comme une unité de compte (2) au même titre que l'euro ou le dollar.
  • Si les crypto-monnaies peuvent être stockées sur des serveurs informatiques, elles ne peuvent en revanche être épargnées. Elles ne constituent donc pas non plus une réserve de valeur (3). Pour faire fructifier ses jetons, il n’existe pas d’autre moyen que la spéculation.

Qui crée les crypto-monnaies ?

Elles sont créées au sein d’une communauté d’internautes, également appelés « miners » (mineurs en français), qui ont installé sur leurs unités informatiques connectées à internet un logiciel libre qui va créer, selon un algorithme, les « jetons » (ou tokens, en anglais) qui sont ensuite alloués à chaque « miner » en récompense de sa participation au fonctionnement du système. La technologie employée est celle de la blockchain (chaîne de blocs ou registre de transactions, en français) qui permet de garder la trace d'un ensemble de transactions, de manière décentralisée, sécurisée et transparente, sous forme d'une chaîne de blocs.

Une fois créés, ces jetons sont stockés dans un coffre-fort électronique enregistré sur l’ordinateur, la tablette ou le portable de l’utilisateur, voire à distance (par exemple dans le cloud). Il est ensuite possible de les transférer via internet et de façon anonyme entre les membres de la communauté.

À savoir

Bitcoin, Ether ou Ripple pour ne citer que les plus connus... Il existe aujourd'hui près de 1 600 crypto-monnaies de ce type dans le monde.

Sont-elles légales et sûres ?

Contrairement à la monnaie électronique, les monnaies virtuelles ou crypto-monnaies n’ont pas à ce jour de statut légal explicite et leur encadrement par les pouvoirs publics reste embryonnaire. En droit français, les crypto-monnaies n’ont pas de statut juridique clair et ne sont pas reconnues comme des instruments financiers. (Source Tracfin 2017). De ce fait, les crypto-monnaies ne sont pour l'heure pas réglementées.

À savoir

Selon l’article L111‑1 du Code monétaire et financier (CMF), « la monnaie de la France est l’euro ». C’est donc la seule monnaie ayant cours légal en France. Cependant, si un professionnel a le droit de refuser de se faire payer en jetons de cryptomonnaie, rien ne l'empêche non plus de les accepter...

Quels sont les risques ?

  • Le premier d'entre eux, c'est le risque de bulle spéculative. Le cours des crypto-monnaies est très volatil et expose les acheteurs à des pertes financières potentiellement très importantes.
  • Ensuite, la conservation des crypto‑actifs est sujette à des risques importants de piratages informatiques (hacking) et n’offre aucune protection en matière de sécurité des avoirs.
  • Il existe aussi un risque de blanchiment des capitaux. Par leur caractère anonyme, les crypto‑actifs favorisent le contournement des règles relatives à la lutte contre le blanchiment des capitaux.
  • De même, parce que les crypto‑actifs ne sont pas assujettis au cadre réglementaire relatif aux moyens de paiements, leur conservation comporte également un risque de financement du terrorisme ou d'activités criminelles.
  • Enfin, le dernier risque est d'ordre environnemental. En effet, pour valider une seule opération en crypto-actif, la consommation d’électricité était estimée en décembre 2017 à 215 kWh , l’équivalent de six mois de travail sur un ordinateur allumé jour et nuit. Un coût énergétique qui ne fait que croître à mesure que le réseau de validation des opérations s'élargit. (Source Banque de France, mars 2018).

Lire aussi : Quels sont les moyens de paiement alternatifs ?

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