Trier les résultats par
Afficher les extraits
Imprimer la page

Rénovation énergétique

Rénovation énergétique des bâtiments privés

Au niveau national, le secteur du bâtiment représente près de 25 % des émissions de gaz à effet de serre, dont environ 2/3 sont issus du secteur résidentiel.

L'objectif est d’amplifier l’efficacité des aides à la rénovation énergétique des bâtiments privés.

Description de la mesure

Le plan de relance va rehausser le budget du dispositif MaPrimeRénov’de 2 milliards d'euros sur 2021-2022.

En complément, d'autres mesures seront engagées dans le cadre du plan de relance (les modalités seront précisées prochainement) :

  • renforcement du soutien à la rénovation globale
  • renforcement du soutien à la rénovation énergétique des logements pour les propriétaires bailleurs
  • renforcement du soutien à la rénovation énergétique des logements pour les copropriétés
  • renforcement du volet « logement », financé par l’Agence nationale de l'habitat (Anah), des plans d’action gouvernementaux de soutien aux copropriétés dégradées (PIC) et à la réhabilitation-restructuration de l’habitat en centre-ville
  • mobilisation et communication autour des métiers de la rénovation.

Exemple de projets

Rénovation globale d’une maison individuelle par un propriétaire bailleur, intégrant le remplacement d’une chaudière fioul par une chaudière gaz à très haute performance énergétique, l’isolation des murs par l’extérieur, l’isolation des combles perdus et l’isolation des planchers bas.

Coût et financement

Afin d'encourager la rénovation énergétique des ménages, 2 milliards d'euros seront mobilisés, répartis sur 2021 et 2022.

Calendrier de mise en œuvre

Toutes les mesures décrites ci-dessus seront mises en œuvre dès le 1er janvier 2021.


Rénovation énergétique des bâtiments publics

Les bâtiments publics de l'État représentent 100 millions de m2 et sont responsables 1/4 des émissions de gaz à effet de serre en France. L'objectif est donc d'investir massivement dans la rénovation énergétique des bâtiments publics de l’État, notamment pour les bâtiments d’enseignement supérieur et de recherche.

Description de la mesure

À l’exception des bâtiments publics de collectivités, les projets financés seront sélectionnés par le biais d’appels à projets.

De manière générale, il s’agira de financer 3 types d’opération de rénovation :

  • actions dites à « gain rapide » présentant un fort retour sur investissement (contrôle, pilotage et régulation des systèmes de chauffage, modernisation des systèmes d’éclairage, etc)
  • travaux de rénovation énergétique relevant du gros entretien ou du renouvellement des systèmes (isolation du bâti, changement des équipements, etc.)
  • opérations immobilières de réhabilitation lourde incluant d’autres volets que la rénovation énergétique (mise aux normes de sécurité et d’accessibilité, confort, etc.).

Exemples de projets

  • Actions d’amélioration de l’exploitation du bâtiment.
  • Remplacement d'équipements
  • Optimisations techniques des équipements.
  • Travaux d’économie d’énergie.

Coût et financement

Pour financer ces rénovations, 4 milliards d'euros seront investis par l’État dont 300 millions d'euros délégués aux régions. Une enveloppe sera dédiée aux projets de rénovation thermique des bâtiments des collectivités locales, via les préfets. Le reste de l’enveloppe sera consacré à la rénovation des bâtiments de l’État.

Calendrier de mise en œuvre

De premiers appels à projets seront publiés d’ici mi-septembre.


Rénovation énergétique et réhabilitation lourde des logements sociaux

L'objectif est d'accompagner la restructuration lourde de logements sociaux et leur rénovation énergétique, avec l’ambition de faire émerger des solutions « industrielles » françaises très performantes.

Description de la mesure

Des subventions seront octroyées aux organismes HLM, aux collectivités ou aux maîtres d’ouvrage d’insertion (associations, etc.) pour que le parc de logement social atteigne les standards les plus élevés.

Plus concrètement, le plan prévoit :

  • la rénovation thermique globale avec une ambition renforcée visant à atteindre les standards les plus élevés (sortie du statut de « passoire énergétique » avec obtention du label BBC rénovation par exemple)
  • le déploiement de solutions industrielles pour la rénovation énergétique afin que les bâtiments parviennent à une consommation nette d’énergie nulle, voire positive
  • la restructuration lourde de logements sociaux existants vétustes et inadaptés, pour créer une offre plus adaptée aux besoins et permettre des travaux de rénovation énergétique.

Exemples de projets

Les projets pouvant être financés dans ce cadre pourraient être les suivants :

  • restructuration de logements T4/T5 en T3/T2 couplée avec leur rénovation thermique
  • restructuration et rénovation thermique de structures type foyer de jeunes travailleurs ou personnes âgées
  • restructuration de logements en résidence pour jeunes ou personnes âgées couplée avec leur rénovation thermique
  • réhabilitation thermique créant des logements à très basse consommation (production d’énergie renouvelable et isolation par l’extérieur).

Coût et financement de cette mesure

L’enveloppe envisagée pour la mesure est de 500 millions d'euros pour les années 2021 et 2022, dont 40 millions d'euros qui seraient réservés à un appel à projet visant à massifier les solutions industrielles pour un objectif de 10 000 logements rénovés. À ce stade, le nombre de logements pouvant être aidés sur le volet « restructuration-réhabilitation lourde » peut être estimé à environ 40 000.

Calendrier de mise en œuvre

Cette mesure pourrait bénéficier à des opérations dès le printemps 2021. Il est proposé de lancer un appel à projets afin de massifier les solutions industrielles au niveau national, sur la base d’un cahier des charges et de sélectionner les opérations à soutenir en 2021 puis en 2022.

Retour à la page d'accueil Écologie

Partager la page