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Lancement d’un appel à manifestation d’intérêt pour de nouvelles écoles de production

Ce 6 mai, un nouvel appel à manifestation d’intérêt (AMI) a été lancé pour doubler le nombre d’écoles de production. Ces dernières permettent à des jeunes, dès 15 ans, d’apprendre un métier quand le système scolaire classique n’est plus adapté.

©industrieblick - stock.adobe.com

Des écoles pour apprendre son métier autrement

Les écoles de production sont des écoles techniques privées, reconnues par l’État. Elles offrent une « troisième voie » de formation, entre les lycées professionnels et les CFA, à tous les jeunes motivés, dès 15 ans, qui veulent apprendre autrement leur métier, et pour lesquels le système éducatif classique se révèle inadapté.

Chaque école de production fonctionne à la fois comme  une école et une entreprise. Encadrés par des maitres professionnels, issus du métier, les jeunes se voient confier la fabrication de commandes passées par de vrais clients. Il existe aujourd’hui 35 écoles de production, principalement dans le secteur industriel (Usinage, Chaudronnerie, métallerie, électricité industrielle, textile..).

Les formations proposées dans les écoles de production sont diplômantes (CAP, BAC pro) avec un taux de réussite moyen de 93% et la sortie de l’école est toujours positive : soit vers l’emploi, généralement dans les entreprises clientes de l’école, soit en poursuite d’étude, en apprentissage principalement.

Les écoles de production s’inscrivent ainsi comme une solution efficace pour les jeunes dès 15 ans et agir contre le décrochage scolaire, les entreprises qui souhaitent recruter sur des métiers en tension, les territoires qui veulent favoriser le développement industriel et promouvoir l’emploi des jeunes.

Renforcement des financements à destination des écoles de production à vocation industrielle

Le programme Territoires d’industrie, lancé fin 2018, a permis de faire émerger de nombreux projets sur le terrain. Dans le cadre du plan France Relance, et du fonds d’accélération des investissements industriels dans les territoires qui s’inscrit dans ce même programme, ce sont déjà 11 projets de création ou d’extension d’écoles de production qui sont soutenus ou en passe d’être soutenus par l’État, pour 5,1 millions d’euros de subventions. 

Fort de ce succès, les moyens de l’État et de la Banque des territoires à destination des écoles de production à vocation industrielle seront renforcés. L’appel à manifestation d’intérêt « Ecoles de production » offrira aux lauréats un accompagnement sur-mesure, tout au long du projet de lancement de l’école. Cet accompagnement pourra être complété du soutien des collectivités territoriales (Région, EPCI).

Il s’orientera autour de deux axes centraux pour accélérer la réalisation des projets d’écoles de production :

  • L’ingénierie en amont du projet : la Banque des territoires pourra financer chaque projet sélectionné à hauteur de 50 000 euros afin de réaliser les études amont permettant de développer le projet. Ces études permettent notamment d’établir le modèle économique, la structuration juridique de l’école et définir le contenu pédagogique de la formation ;
  • Le financement : une aide au financement des équipements et actifs à forte dimension industrielle (par exemple des plateaux techniques) pourra être accordée. Le taux de subvention maximum sur les investissements industriels sera de 50%, dans une limite de 800 000 euros d’aide. Cette subvention sera engagée via le Fonds d’accélération des investissements industriels dans les territoires. Après avoir mobilisé une enveloppe de 5 millions d’euros pour onze premiers projets, l’État mobilisera une enveloppe complémentaire de cinq millions d’ici à la fin de l’année.  Par ailleurs pour financer l’amorçage du projet, les premiers investissements et le besoin en fonds de roulement sur les premières années d’activité, un prêt subordonné (d’un montant de 100 000 à 300 000 euros) pourra être octroyé par la Banque des territoires. En cas de non-éligibilité du projet à un prêt subordonné, celui-ci pourra faire l’objet d’une subvention d’amorçage jusqu’à 100 000 euros.

L’action de la Banque des Territoires aux côtés de l’État s’inscrit dans le cadre de sa mobilisation dans Territoires d’industrie, visant à accompagner le déploiement de 50 centres de formation au titre du programme initial et 20 supplémentaires à l’occasion de ce nouvel AMI. L’objectif est aussi de former 15 000 nouvelles personnes aux métiers de l’industrie d’ici 2023. 

D’ores et déjà, 33 projets ont été instruits : 13 écoles de production, 10 CNAM dans le cadre d’un AMI, trois centres AFPA et sept autres hors partenariats. 

Comment et quand candidater ?

Les territoires (élus locaux, industriels) sont invités à déposer leur candidature avant le 15 octobre 2021 sur la plateforme en ligne dédiée soit pour des projets non matures nécessitant un soutien à l’ingénierie, soit pour des projets matures nécessitant un soutien en financement de l’État ou de la Banque des territoires.

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