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Décarbonation de l’industrie : publication de la feuille de route de la filière Chimie

Barbara Pompili, Agnès Pannier-Runacher et le Comité Stratégique de Filière Chimie-Matériaux ont présenté ce 7 mai la publication de la feuille de route de décarbonation de la filière Chimie. En ligne de mire, une baisse de 26% d’ici 2030 des émissions de gaz à effet de serre de cette industrie.

©Sergey Nivens / Stock.Adobe.com

Réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’industrie. Bien qu’elle ait déjà réduit ses émissions de 63% depuis 1990, la filière Chimie, avec 20 MtCO2 émises en 2018, représente encore 25% des émissions totales de l’industrie. Pour poursuivre sur cette lancée, Barbara Pompili, ministre de la Transition Ecologique, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’Industrie, et le Comité Stratégique de Filière Chimie-Matériaux ont annoncé ce 7 mai la publication de la feuille de route de décarbonation de la filière Chimie.

Sa décarbonation est, en effet, primordiale pour atteindre les objectifs fixés par la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC). Cette dernière fixe ainsi pour le secteur de l’industrie un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 35% d’ici 2030, par rapport à 2015. 

Une baisse de 26% des émissions d’ici 2030

Dans le détail, la filière prévoit de baisser de 26% ses émissions en 2030 par rapport à 2015. Pour atteindre cet objectif, la Chimie s’appuiera sur l’amélioration de l’efficacité énergétique, la production de chaleur bas-carbone et l’abattement des émissions de protoxyde d’azote (N2O) et d’hydrofluorocarbures (HFC). 

La filière a su se mobiliser pour saisir très rapidement les dispositifs du plan de relance qui ont permis de concrétiser ou d’accélérer les investissements des acteurs dans ce domaine. Depuis son lancement en septembre 2020, 6 projets ont déjà été soutenus dans le cadre des appels à projet décarbonation de l’industrie de l’ADEME, permettant d’assurer une réduction des émissions annuelles de GES de plus de 200 ktCO2e.

Les technologies de ruptures essentielles pour l’atteinte des objectifs

Cette feuille de route sectorielle a vocation à être complétée en 2021. Elle doit approfondir le déploiement de technologies de rupture. Celles-ci devront être mobilisées pour aller au-delà de cette ambition et se rapprocher des objectifs de la SNBC à l’horizon 2030 puis 2050. 

Il s’agira notamment d’affiner l’évaluation du potentiel des technologies de décarbonation de rupture telles que l’hydrogène bas-carbone, le captage, stockage et valorisation du CO2 ou l’électrification des procédés. Des premiers pilotes seront indispensables pour en valider le rythme de déploiement industriel et commercial. Ces technologies augmenteront significativement les besoins de la chimie en électricité décarbonée d’ici 2030. 

La feuille de route sera prochainement élargie au secteur du Papier-Carton pour couvrir la quasi-totalité des émissions de la filière Chimie-Matériaux du Conseil National de l’Industrie (CNI). La publication de cette feuille de route sera suivie de celles des secteurs du ciment, ainsi que de l’acier et de l’aluminium, dans les prochaines semaines.

Pour Agnès Pannier-Runacher : 

La décarbonation de la filière chimie est un enjeu fondamental pour assurer l’avenir de cette filière essentielle à notre résilience et à notre autonomie stratégique. Produire en France, c’est réduire notre empreinte climatique globale, et tous nos efforts pour améliorer la performance environnementale de la filière contribuent à sa compétitivité. La feuille de route publiée aujourd’hui nous donne les outils pertinents pour atteindre l’objectif de la Stratégie Nationale Bas Carbone, avec l’objectif de la neutralité carbone en 2050, tout en maintenant l’excellence de la chimie française.

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