Écrit le 18/06/2025
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Vous faites face à des besoins récurrents en main-d’œuvre pendant une période précise de l’année ? Le recours à un travailleur saisonnier peut être la solution. Quelles sont les conditions pour embaucher un saisonnier ? Quel type de contrat utiliser ? Quels avantages pour l’employeur ? On vous explique.
Qu’est-ce que le travail saisonnier ?
Le travail saisonnier a comme principale caractéristique d’être lié à une saisonnalité.
Aussi, si les tâches de ce type d’emploi ont vocation à être limitées dans le temps, elles doivent aussi se répéter chaque année à une période à peu près similaire (chaque été ou chaque hiver, par exemple). Cette variation d’activité doit être indépendante de votre volonté.
Un saisonnier peut donc être recruté pour répondre à des besoins ponctuels mais réguliers, tels que la cueillette, les vendanges ou encore le tourisme hivernal ou estival.
À savoir
Ne sont pas considérés comme saisonniers, les contrats conclus pour une période coïncidant avec la durée d’ouverture ou de fonctionnement de votre entreprise (par exemple, un contrat signé avec un serveur pendant les six mois d’ouverture d’un restaurant d’une station de ski).
Quel type de contrat établir pour un saisonnier ?
Si vous décidez de recruter un saisonnier, vous devez lui proposer un contrat à durée déterminée (CDD).
Le contrat à durée déterminée du saisonnier a comme caractéristique de pouvoir être conclu sans que soit précisée une date de fin de mission.
En l’absence de date de fin, le contrat doit toutefois indiquer que l’embauche est faite pour l’ensemble de la saison et comporter une durée minimale d’emploi (librement fixée entre l’employeur et le salarié).
Quels sont les avantages du contrat saisonnier ?
Le CDD saisonnier vous offre davantage de souplesse qu’un CDD classique.
Par ailleurs, vous avez la possibilité de renouveler un contrat saisonnier avec le même salarié, en prévoyant une clause de reconduction, d’une saison à une autre. Cette clause prévoit une priorité d’emploi en faveur du salarié.
À savoir
Une convention ou un accord collectif peut prévoir que tout employeur ayant employé un salarié saisonnier lui propose un emploi de nature identique, pour la même saison de l’année suivante. La convention ou l’accord en définit les conditions. Retrouvez plus d’informations sur la clause de reconduction sur le site du ministère du Travail.
Mon Emploi Tourisme : une plateforme dédiée pour les professionnels du tourisme
Vous êtes un professionnel du tourisme et souhaitez recruter un travailleur saisonnier ? La plateforme « Mon Emploi Tourisme », mise en place par l’Institut français du tourisme, vise à promouvoir l’attractivité du secteur et à valoriser la diversité des carrières possibles. Vous pouvez notamment y déposer vos offres d’emploi.
FAQ - questions fréquentes
Oui, absolument. Le contrat de travail saisonnier doit obligatoirement être rédigé par écrit et remis au salarié dans les 48 heures (au plus tard) suivant l'embauche. En l’absence de contrat écrit ou en cas de remise tardive, le contrat peut être requalifié en CDI.
Non, sauf exception. La prime de précarité (10 % en fin de CDD) n’est pas due pour les contrats saisonniers, car leur nature temporaire est inhérente à l’activité. Toutefois, certains accords collectifs peuvent prévoir le versement de cette prime.
Avant toute prise de poste, vous devez :
- faire une déclaration préalable à l’embauche (DPAE) auprès de l’Urssaf,
- inscrire le salarié au registre du personnel,
- vérifier les autorisations légales (notamment pour les mineurs),
- fournir une formation ou information à la sécurité si le poste l’exige.
Oui, sous conditions strictes :
- à partir de 16 ans (14 sous conditions pendant les vacances),
- avec autorisation parentale,
- respect d’un temps de travail réduit,
- interdiction du travail de nuit et de certaines tâches dangereuses,
- obligation de déclaration à l’inspection du travail pour les moins de 16 ans.
Un contrat saisonnier mal rédigé ou verbal, sans terme écrit, sans mention du caractère saisonnier ou hors du cadre légal, entraîne systématiquement sa requalification en CDI, avec effets rétroactifs et indemnitaires à régler par l’employeur.
Oui. Le salarié saisonnier a droit à 2,5 jours ouvrables de congés par mois, généralement indemnisés à la fin du contrat.
Ressources complémentaires
Tout savoir sur l'embauche d'un travailleur saisonnier | #travail #été #entreprise #etudiant
Votre entreprise fait face à un pic d’activité et vous souhaitez
recruter des saisonniers pour y répondre ?
On vous explique les particularités de ce type de contrat.
Un saisonnier peut être recruté pour répondre à des besoins ponctuels, mais
réguliers, comme la cueillette, les vendanges ou pour les activités touristiques
hivernales et estivales.
Si vous décidez de recruter un saisonnier, vous devez lui proposer un contrat à durée
déterminée.
Ce CDD peut être conclu sans que soit précisée une date de fin de mission.
Le contrat doit cependant indiquer deux éléments :
L’embauche est faite pour l’ensemble de la saison
Une durée minimale d’emploi, qui est librement fixée entre l’employeur et le
salarié.
Le contrat doit être établi par écrit dans les 48 heures (au plus tard) suivant
l’embauche. Un exemplaire doit être remis à l’employé.
Si vous êtes un professionnel du tourisme et que vous envisagez de recruter un
salarié saisonnier, rendez-vous sur « monemploitourisme.fr » pour déposer vos offres
d’emploi.
Pour rappel, en l’absence d’accord collectif ou de convention, l’indemnité de fin de
contrat, aussi appelée « indemnité de précarité », n’est pas due dans le cadre des
contrats saisonniers.
Le travail saisonnier sur le site du ministère du Travail
Articles L. 1242-2, L. 1242-7, L. 1244-1 à L. 1244-2-2 et L. 1244-4-1 du code du travail