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La valeur ajoutée

En créant ou en transformant la matière, l’artiste, comme l’ouvrier ou le PDG, n’a, consciemment ou inconsciemment, qu’un but : créer par son travail de la valeur. En transformant la matière brute en œuvre d’art, le sculpteur lui donne cette valeur.

Calculer la valeur ajoutée

La formule magique permettant de la calculer a ainsi le grand mérite d’être très simple : elle est égale à la valeur de la production diminuée de la consommation intermédiaire. Mais encore ? Prenons une fabrique de jouets traditionnels en bois. Elle a acheté au cours de l’année des planches, de la peinture et des clous pour un montant total de 300 000 euros. En fin d’année, par l’effet du travail de ses collaborateurs, elle a produit des jouets pour un prix de vente global d’1 million d’euros. La richesse créée par cette entreprise est donc la valeur qu’elle a ajoutée en transformant, comme le sculpteur ou le peintre, la matière brute en produit fini, soit les 700 000 euros correspondant au prix de vente de la production diminuée du coût des planches, peintures et clous. Ce supplément de valeur va, notamment, permettre à l’entreprise de rémunérer ses salariés, de payer son loyer, des frais divers, des taxes, des impôts, d’entretenir et d’acheter de nouvelles machines et de rémunérer le capital investi… Au bout du bout, il lui restera, si elle est bien gérée, un bénéfice.

Son impact sur l'économie

La somme des valeurs ajoutées des entreprises d’un secteur d’activité permet d’évaluer son poids dans l’économe. Et en additionnant les valeurs ajoutées de l’ensemble des entreprises et des administrations d’un pays, auxquelles on rajoute les droits de douane, on obtient… (Bingo !)… le célèbre PIB. Last but not least, l’évolution de ce PIB permet de calculer la croissance économique, autrement dit l’augmentation des biens et services produits par l’économie d’un pays d’une année sur l’autre.

Le PIB : un outil limité de mesure de la croissance

Cependant, le choix du PIB comme outil unique de mesure de la croissance pose quelques problèmes. Il oublie le travail au noir ou la fraude fiscale, cette « économie souterraine » qui peut constituer une part importante du PIB (estimée à 10% aux Etats-Unis ou 20% en Italie). Il limite les comparaisons internationales puisque les pays n’utilisent pas exactement les mêmes façons de compter les biens et les services.

Enfin, il ne dit rien de la qualité de la production… ou de la vie ! Les économistes ont donc élaboré des indicateurs plus ouverts qui mesurent d’autres critères d’appréciation de la richesse d’un pays, comme l’indicateur de développement humain (IDH) qui combine le PIB par habitant, l’espérance de vie et le taux d’alphabétisation.

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