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Taxe de séjour : quelles sont les obligations des hébergeurs ?

Écrit le 15/01/2026

Lecture : 6 minutes

La taxe de séjour sur les hébergements touristiques est un impôt local institué par certaines communes à vocation touristique. Comment fonctionne cette taxe et quelles sont vos obligations en tant qu’hébergeur ? On vous dit tout.

Qu’est-ce que la taxe de séjour sur les hébergements touristiques ?

Afin d’améliorer l’accueil touristique sur leur territoire, certaines communes et établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) peuvent instituer une taxe de séjour sur les hébergements touristiques.

Sont notamment concernées :

  • les communes littorales,
  • les communes de montagne,
  • les stations classées de tourisme,
  • les communes réalisant des actions de promotion touristique,
  • les communes réalisant des actions de protection et de gestion de leurs espaces naturels. 

Vous pouvez consulter le montant de la taxe appliquée dans chaque commune grâce au moteur de recherche officiel disponible sur taxesejour.impots.gouv.fr.

Accéder au simulateur officiel des tarifs

Quels sont les hébergements concernés ?

La taxe de séjour s’applique aux hébergements suivants :

Elle doit être instituée par délibération du conseil municipal ou de l’organe délibérant de l’EPCI, qui ne peut pas exempter une nature ou catégorie d’hébergement payant.

Comment les tarifs sont-ils déterminés ?

Les communes ou l’EPCI fixent les caractéristiques de la taxe, notamment :

  • la période durant laquelle la taxe de séjour s'applique,
  • les tarifs de la taxe de séjour par type d'hébergement (Ce montant doit être décidé avant le début de la période durant laquelle la taxe s'applique. Il doit être fixé dans la limite d'un tarif minimum et d'un tarif maximum actualisés chaque année : voir la grille tarifaire ci-après),
  • l’application ou non d'un abattement sur le nombre d'unités de capacité d'accueil de l'hébergement. Le taux d'abattement doit être compris entre 10 % et 80 %.

Les informations relatives à la taxe (tarifs, abattement, barème) doivent être transmises au directeur général des finances publiques avant le 15 septembre de l’année précédant son application.

À cette occasion, la commune ou l’EPCI communiquera également à la DGFiP le montant de loyer maximal en dessous duquel la taxe n'est pas due.

Quelle est la grille tarifaire ?

Tableau - Barème de la taxe de séjour 2026

Catégories d'hébergement

 

Tarif minimum

Tarif maximum

Palaces

 

0,70 €

4,90 €

Hôtel

Résidence de tourisme

Meublé de tourisme

Classé 5 étoiles

 

Classé 4 étoiles

 

Classé 3 étoiles

 

Classé 2 étoiles

 

Classé 1 étoiles

0,70 €

3,60 €

0,70 €

2,60 €

0,50 €

1,70 €

0,30 €

1,00 €

0,20 €

0,80 €

Village de vacances

Classé 4 ou 5 étoiles

 

Classé 1 ou 2 ou 3 étoiles

0,30 €

1,00 €

0,20 €

0,80 €

Chambre d'hôtes

 

0,20 €

0,80 €

Auberge collective (type gîte d'étape)

 

0,20 €

0,80 €

Terrain de camping

Terrain de caravanage

Tout autre terrain d'hébergement de plein air de caractéristiques équivalentes

Classé 3 ou 4 ou 5 étoiles

 

Classé 1 ou 2 étoiles

0,20 €

0,60 €

0,20 €

0,20 €

Port de plaisance

 

0,20 €

0,20 €

Cas particulier : Île-de-France

Depuis 2025, une nouvelle taxe additionnelle à la taxe de séjour au profit d'Île-de-France Mobilités s’applique. Celle-ci s'élève à 200 % de la taxe de séjour. Elle concerne Paris ainsi que les communes et communautés de communes de la région Île-de-France.

Le montant de cette taxe varie selon la catégorie d'hébergement au même titre que la taxe de séjour.

Depuis le 1er janvier 2026, les tarifs de la taxe de séjour à Paris sont ceux du tableau ci-dessous.

Tableau - Tarifs de la taxe de séjour à Paris en 2026

Catégories

Taxe de séjour

Taxe additionnelle départementale de 10 %

Taxe additionnelle régionale de 15 %

Taxe additionnelle régionale de 200 %

Total (par personne majeure et par nuitée)

Palace

4,90 €

0,49 €

0,74 €

9,80 €

15,93 €

5 étoiles

3,60 €

0,36 €

0,54 €

7,20 €

11,70 €

4 étoiles

2,60 €

0,26 €

0,39 €

5,20 €

8,45 €

3 étoiles

1,70 €

0,17 €

0,26 €

3,40 €

5,53 €

2 étoiles

1 €

0,10 €

0,15 €

2,00 €

3,25 €

1 étoile, villages de vacances, chambres d'hôtes, auberges collectives

0,80 €

0,08 €

0,12 €

1,60 €

2,60 €

Campings 3,4 et 5 étoiles

0,60 €

0,06 €

0,09 €

1,20 €

1,95 €

Campings 1 et 2 étoiles

0,20 €

0,02 €

0,03 €

0,40 €

0,65 €

Le tarif applicable à Paris pour un hébergement non classé ou en attente de classement est égal à 5 % du coût par personne et par nuitée hors taxes (HT) auquel s'ajoutent les taxes additionnelles. Le plafond de ce tarif est désormais fixé à 15,93 €

Pour rappel, un simulateur est à votre disposition afin de connaître les montants de la taxe de séjour appliqués sur le territoire d'une commune.

Comment la taxe de séjour est-elle perçue ?

Les communes et EPCI ont le choix entre deux modes de collecte.

Taxe de séjour au réel

La taxe est payée par le touriste en supplément de la nuitée. 

Calcul : tarif applicable à chaque catégorie d'hébergement × nombre de nuitées × nombre de personnes imposables

Le tarif de la taxe doit apparaître sur la facture du client distinctement des prestations car au réel, la taxe de séjour n'est pas assujettie à la TVA.

Taxe de séjour au forfait

La taxe est payée directement par chaque hébergeur, indépendamment du nombre de personnes réellement hébergées. 

Son montant est déterminé en fonction :

  • du tarif applicable à la catégorie de l'hébergement par unité de capacité d'accueil,
  • du nombre de nuitées comprises à la fois dans la période d'ouverture de l'hébergement et dans la période de perception de la taxe,
  • de la capacité d’accueil de l’hébergement.

À savoir

Un abattement compris entre 10 % et 80 % peut être appliqué sur la capacité d’accueil

Si la taxe est répercutée sur le prix de l'hébergement, la facture doit comporter la mention « taxe de séjour forfaitaire comprise ».

Comment la déclarer et la payer ?

Taxe de séjour au réel

Vous devez reverser le montant de la taxe collectée auprès de vos clients au comptable public, aux dates fixées par le conseil municipal ou l'organe délibérant de l'intercommunalité.

Taxe de séjour au forfait

Vous devez faire une déclaration à la mairie au plus tard un mois avant le début de chaque période durant laquelle la taxe de séjour s’applique.

Cette déclaration doit préciser :

  • la nature de l’hébergement,
  • la période d’ouverture ou de mise en location,
  • la capacité d’accueil de l’établissement, déterminée en nombre d’unités,
  • l’adresse de l’hébergement,
  • le montant de la taxe due,
  • le cas échéant, le numéro d’enregistrement de l’hébergement.

Attention

En cas d'absence de déclaration ou de retard de paiement, le maire ou le président de l'EPCI peut engager une procédure de taxation d'office, après mise en demeure. À défaut de régularisation, un avis de taxation d'office motivé est communiqué au déclarant défaillant 30 jours au moins avant la mise en recouvrement. Tout retard dans le versement donne lieu à l'application d'un intérêt de retard de 0,20 % par mois de retard.

À savoir

Depuis le 1er avril 2025, à Paris et dans certaines communes d’Île-de-France, la déclaration se fait mensuellement et le paiement trimestriellement, de manière dématérialisée, via un portail en ligne spécifique : taxedesejour.paris.fr.

Dans les autres communes, les modalités peuvent rester mensuelles, trimestrielles ou annuelles selon la décision locale. Renseignez-vous auprès de votre mairie ou EPCI. 

La déclaration simplifiée pour les opérateurs numériques

Depuis le 26 juin 2024, les plateformes d’hébergement touristique (Airbnb, Booking, Abritel…) peuvent déposer, pour chaque période de versement de la taxe, une déclaration unique couvrant l’ensemble du territoire national, auprès de l’administration fiscale.

Les plateformes participantes à cette expérimentation sont ainsi dispensées de déclaration séparée auprès de chaque commune ou intercommunalité.

Plateformes : déclarez en une seule fois votre taxe de séjour

Qui peut être exonéré de taxe ?

Les exonérations ne s’appliquent que pour la taxe de séjour au réel. 

Elle concerne :

  • les personnes mineures (âgées de moins de 18 ans),
  • les bénéficiaires d'un hébergement d'urgence ou d'un relogement temporaire,
  • les titulaires d'un contrat de travail saisonnier employés dans la commune,
  • les personnes occupant des locaux dont le loyer est inférieur à un montant déterminé par le conseil municipal.

Ressources complémentaires

Code général des collectivités territoriales :

 

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