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Pouvez-vous bénéficier du plafonnement de la contribution économique territoriale ?

Écrit le 01/08/2025

Lecture : 5 minutes

Toutes les entreprises qui sont redevables de la contribution économique territoriale (CET) sont potentiellement éligibles à son plafonnement si son montant est supérieur à 1,438 % de la valeur ajoutée produite par l’entreprise. Qu’est-ce que la CET ? Comment bénéficier d’un dégrèvement ? On fait le point.

La contribution économique territoriale (CET), qu'est-ce que c'est ?

La contribution économique territoriale (CET) est un impôt local. Elle est composée de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE).

Plafonnement de la contribution économique territoriale (CET), qui est concerné ?

Toute entreprise redevable de la CET (donc de la CFE et/ou de la CVAE) est également potentiellement éligible à son plafonnement, quel que soit son activité ou son chiffre d'affaires.

On parle alors de dégrèvement effectué au titre du plafonnement de la valeur ajoutée (PVA).

Quelles conditions sont requises pour bénéficier du plafonnement de la CET ?

Votre entreprise peut bénéficier d’un dégrèvement lorsque la somme de la CFE et de la CVAE (donc la CET) est supérieure à 1,438 % de sa valeur ajoutée.

À savoir :

Avec la suppression de la CVAE prévue en 2030, le taux de ce plafonnement est amené à évoluer. Il sera fixé à :

  • 1,531 % de la valeur ajoutée pour 2026 et 2027,
  • 1,438 % de la valeur ajoutée pour 2028,
  • 1,344 % de la valeur ajoutée pour 2029.

À partir de 2030, ce plafonnement ne s’appliquera que sur la CFE et son taux sera fixé à 1,25 % de la valeur ajoutée.

En savoir plus

Comment calculer le montant de dégrèvement ?

Il y a trois éléments à prendre en compte dans le calcul du dégrèvement :

  1. La CET, c’est-à-dire la somme de la CFE et de la CVAE, diminuée des éventuelles réductions ou dégrèvements qui les concernent, et augmentée des éventuelles impositions supplémentaires.
  2. Le taux de plafonnement, fixé en 2025 à 1,438 % de la valeur ajoutée produite par l'entreprise au cours de la période de référence.
  3. Le calcul de la valeur ajoutée, qui lui, dépend du régime d’imposition de votre entreprise. Ainsi :
  • pour les contribuables ne relevant pas du régime d’imposition des micro-entreprises, la valeur ajoutée est celle définie à l’article 1586 sexies du code général des impôts.
     
  • pour les micro-entreprises, les professions libérales ou les artistes-auteurs rémunérés en droits d'auteur (régime déclaratif spécial), la valeur ajoutée prise en compte correspond à 80 % de la différence entre le montant des recettes et celui des achats réalisés au cours de l'année d'imposition (source : Bofip).

Ainsi, le calcul de la contribution économique territoriale est le suivant : (CFE + CVAE) – 1,438 % de la valeur ajoutée.

À savoir :

La valeur ajoutée retenue pour le calcul, est celle produite au cours de la période généralement utilisée pour le calcul de la CVAE :

  • l’année au titre de laquelle l’imposition est établie, lorsque l’exercice comptable coïncide avec l’année civile,
  • le dernier exercice de 12 mois clos au cours de l’année, lorsque cet exercice ne coïncide pas avec l’année civile.

Pour les entreprises qui ne sont pas tenues de constater leurs opérations au sein d’un exercice comptable (titulaires de bénéfices non commerciaux par exemple), la période de référence est celle de l’année civile.

Ne sont pas pris en compte dans le calcul :

À savoir :

Le dégrèvement ne peut pas avoir pour effet de ramener la CET due à un montant inférieur à la cotisation minimale de la CFE fixée par la commune.

Une entreprise présente les caractéristiques suivantes :

  • Chiffre d’affaires = 400 000 €
  • Valeur ajoutée = 15 000 €
  • CFE = 600 €
  • La cotisation minimum de CFE prévue par l’article 1647 D du CGI = 500 €
  • L’entreprise n’est pas redevable de la CVAE

Le plafond de CET est égal à : 15 000 € x 1,438 % = 215,7 €.

Le plafonnement de la valeur ajoutée (PVA) calculé, abstraction faite de toute limitation, est donc de : 600 - 215,7 = 384,3 €.

Cependant, la CET due après PVA ne pouvant être inférieure à la cotisation minimum de la CFE, le montant du PVA (600 - 215,7 = 384,3) à accorder à l’entreprise ne peut excéder la différence entre le montant de la CET et celui de la cotisation minimum précitée, soit : 600 - 500 = 100 €.

Demande de dégrèvement, à qui s’adresser ?

Votre entreprise doit adresser sa demande de dégrèvement avant le 31 décembre de l'année suivant la mise en recouvrement de la CFE auprès du service des impôts des entreprises (SIE) dont dépend son établissement principal, en utilisant le formulaire suivant :

  • pour les entreprises imposées d'après le bénéfice réel : n°1327-CET-SD,
  • pour les contribuables soumis au régime des micro-entreprises (BIC) ou au régime déclaratif spécial (BNC) : n°1327S-CET-SD.

Comment le dégrèvement est-il mis en œuvre ?

Le dégrèvement s'impute uniquement sur la CFE.

Concrètement, votre entreprise peut réduire son acompte ou son solde de CFE du montant du plafonnement valeur ajoutée (PVA) attendu. Elle doit en faire la demande au service des impôts des entreprises (SIE) dont elle dépend.

Le dégrèvement, lorsqu’il est accordé, est ordonnancé par l’administration dans les six mois suivant la date de dépôt de la demande.

FAQ - Vos questions fréquentes

La contribution économique territoriale (CET) est un impôt local composé de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE).

Le taux de plafonnement de la contribution économique territoriale est de 1,438 % en 2025. Ainsi, les entreprises dont la CET est supérieure à ce taux peuvent bénéficier d’un dégrèvement.

Le calcul du dégrèvement est le suivant : cotisation foncière des entreprises + cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises – 1,438 % de la valeur ajoutée.

L’entreprise doit demander le dégrèvement avant le 31 décembre de l’année suivant la mise en recouvrement de la cotisation foncière des entreprises. Le formulaire à transmettre diffère selon le régime fiscal (bénéfice réel ou micro-entreprise).

Ressources complémentaires

 

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