Écrit le 13/10/2026
Le Gouvernement a publié la troisième stratégie pluriannuelle des financements de la transition écologique et de la politique énergétique nationale (SPAFTE) et le budget vert 2027. Le financement de la transition mobilise les acteurs privés et publics.
Alors que les parlementaires ont démarré l’examen du projet de loi de finances 2027, le Gouvernement réaffirme sa mobilisation pour atteindre les objectifs climatiques en publiant deux rapports :
- la troisième stratégie pluriannuelle des financements de la transition écologique et de la politique énergétique nationale (SPAFTE),
- la septième édition du budget vert, annexé au projet de loi de finances 2027.
Une stratégie pour définir les besoins d’investissement
La décarbonation de l’économie et l’adaptation au dérèglement climatique nécessitent un doublement des investissements annuels publics et privés d’ici 2030. Estimés à 102 milliards d’euros en 2024, ces investissements doivent augmenter pour atteindre les objectifs climatiques. Cela suppose également une réduction des investissements carbonés. Afin de préserver les finances publiques, la SPAFTE prévoit des soutiens ciblés et adaptés à chaque situation pour ouvrir les investissements bas-carbones.
La SPAFTE estime les besoins d’investissements publics et privés. Elle permet au Gouvernement d’orienter ses choix tout en respectant des contraintes budgétaires. La stratégie pluriannuelle des financements de la transition écologique et de la politique énergétique nationale intègre un panorama des dépenses de la planification écologique, que l’on peut retrouver dans le budget vert.
48,9 milliards d’euros de dépenses favorables à l’environnement dans le budget vert 2027
Le budget vert rend compte des dépenses favorables et défavorables pour l’environnement sur six axes :
- atténuation,
- adaptation,
- pollutions,
- eau,
- déchets,
- biodiversité.
Le projet de loi de finances 2027 prévoit ainsi 48,9 milliards d’euros de dépenses favorables et mixtes pour l’environnement, en hausse de trois milliards par rapport à 2025. Quant aux dépenses défavorables, elles reculent de 700 millions, par rapport à 2025.
Dans le détail, le projet de loi de finances 2027 prévoit notamment :
- un milliard d’euros d’engagement dans le Fonds vert pour financer prioritairement l’adaptation des bâtiments publics des collectivités les plus vulnérables comme les écoles,
- 400 millions d’euros consacrés à l’adaptation des forêts au changement climatique,
- la mise en place d’instruments de financement pour le nucléaire, la décarbonation du secteur aérien, le soutien aux énergies renouvelables et à la chaleur renouvelable,
- des investissements dans la régénération du réseau ferroviaire,
- la prolongation du plan d’électrification pour sortir des énergies fossiles.