Écrit le 09/07/2026
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Vous souhaitez partir en vacances au camping, en caravane, sous une tente ou dans un mobil-home ? Voici quatre conseils pour bien préparer votre séjour en hôtellerie de plein-air et éviter quelques mauvaises surprises.
Conseil n°1 : informez-vous sur la catégorie, le prix et l'emplacement
Avant toute chose, renseignez-vous sur votre lieu de villégiature en amont. Quelle est sa catégorie ? Son prix ? À quoi ressemble l'emplacement que vous souhaitez louer ?
Les règles à connaitre concernant la catégorie du camping
Les terrains de camping sont classés avec la mention « Tourisme » ou « Loisirs » selon l’article D332-1-1 du code du tourisme :
- la mention « Tourisme » s'applique lorsque plus de la moitié des emplacements est destinée à la location à la nuitée, à la semaine ou au mois, pour une clientèle de passage,
- la mention « Loisirs » s'applique lorsque plus de la moitié des emplacements est destinée à une location supérieure à un mois, par une clientèle qui n'y élit pas domicile.
La réglementation distingue, par ailleurs, les terrains de camping à étoiles (1 à 5 étoiles), des terrains de camping « aire naturelle » et des parcs résidentiels de loisirs.
Les terrains de camping aménagés de 1 à 5 étoiles accueillent des tentes, des caravanes, des résidences mobiles de loisirs et des habitations légères de loisirs. Le nombre d'étoiles est déterminé en fonction :
- du confort des équipements et des aménagements,
- des services fournis aux clients,
- de l'accessibilité et du développement durable.
Le classement par étoile est géré par l’Agence de développement touristique de la France, Atout France et attribué pour une durée cinq ans. Vous pouvez retrouver la liste des campings classés sur le site internet dédié.
Les terrains de camping « aire naturelle » sont exclusivement réservés à accueillir des tentes, des caravanes et des camping-cars. Ainsi, les habitations légères de loisirs et les résidences mobiles de loisirs y sont interdites d’installation. Le confort de ces terrains en aire naturelle est plus sommaire que les terrains de camping, les emplacements et les hébergements ne doivent pas être raccordés au système d’assainissement et individuellement desservis en eau. Enfin, leur période d’exploitation ne peut pas excéder six mois par an.
Les parcs résidentiels de loisirs, eux, accueillent des habitations légères de loisirs, des résidences mobiles de loisirs et des caravanes. Les emplacements sont destinés à la location pour une durée pouvant être supérieure à un mois.
La catégorie du camping doit être affichée à l'entrée ou dans le bureau d'accueil du camping avec certaines informations comme le nombre d’emplacements, le plan, les prix pratiqués, etc.
À savoir
Des labels peuvent être attribués à un terrain de camping. Par exemple :
- l'Écolabel européen Hébergement touristique signifie que le camping a mis en place un certain nombre d'actions dans le domaine environnemental
Trouvez un camping bénéficiant de l'Écolabel européen
- le label Tourisme & Handicap est, lui, accordé aux campings qui offrent un accueil et des services adaptés aux besoins des personnes en situation de handicap. L’agence Atout France en assure la gestion.
Les règles à connaitre concernant le prix du camping
Les prix sont libres mais doivent être affichés, toutes taxes comprises, ainsi que le texte du règlement intérieur du camping, à l'entrée du terrain et au lieu de réception de la clientèle.
L'original de la facture détaillée doit vous être remis.
Notez également que la commune de résidence du camping peut demander aux vacanciers de s'acquitter du paiement d'une taxe de séjour en plus du prix de la location.
Voir les tarifs de la taxe de séjour par commune
Les règles à connaitre concernant l'emplacement loué
Les locations de caravanes meublées, mobil-homes ou bungalows installés de façon sédentaire sur un terrain de camping pour la durée des vacances doivent faire l’objet, comme les autres locations saisonnières, d’un état descriptif remis au locataire.
Ce document doit comprendre la description des lieux loués, leur situation dans la localité ainsi que les conditions de location (article 1 de l’arrêté du 22 octobre 2008).
Conseil n°2 : avant de réserver, examinez les informations fournies par le professionnel
Avant de valider la location, sachez que l'exploitant doit obligatoirement vous communiquer les informations suivantes :
- les renseignements administratifs sur le camping (nom, adresse, site internet, classement...),
- le descriptif de l'hébergement (type, superficie, capacité maximale en nombre de personnes, hébergement accessible aux personnes handicapées...),
- la situation géographique du camping et son environnement,
- les équipements communs situés sur le camping (lave-linge, piscine...),
- le prix de la location toutes taxes comprises pour la période considérée,
- le prix des prestations annexes ou suppléments non compris dans le prix de la location (eau, électricité, location de draps, accessoires pour les enfants, supplément pour voiture...),
- les conditions de location (frais de réservation, possibilité d'assurance annulation et coût...) et les restrictions diverses (interdiction de fumer...).
Conseil n°3 : informez-vous sur les clauses de vos assurances
Comme pour tout séjour touristique, les vacances en camping peuvent réserver de mauvaises surprises (accident, vol, détérioration, etc.). C'est pourquoi il peut être utile de vérifier les clauses de vos assurances avant de partir.
Pour les dommages causés
Certains contrats d'assurance responsabilité civile couvrent les dommages d'incendie des biens d'autrui.
Vous pouvez donc vérifier que vous disposez d'une assurance :
- couvrant bien les dommages causés par incendie ou explosion en dehors de son habitation,
- n'excluant pas la pratique du camping.
Pour les dommages subis
Seuls les objets enfermés dans un lieu hermétiquement clos ou laissés sous surveillance peuvent être garantis en cas de vol. Si certains contrats d'assurance couvrent la disparition du matériel de camping, ils excluent généralement le vol des bagages et autres objets personnels à l'intérieur de la tente.
Vous devez ainsi vérifier que votre garantie fonctionne dans ce cas là. Il existe aussi des assurances camping ou loisirs, comprenant à la fois la garantie de responsabilité civile et celle des dommages au matériel de camping.
Si vous n’êtes pas ou que vous êtes insuffisamment couvert, vous pouvez demander à votre assureur une extension de garantie.
À savoir
En cas de litige, privilégiez une résolution à l’amiable auprès du professionnel. Dans un second temps, vous pouvez faire un signalement sur la plateforme SignalConso et vous rapprocher d’une association de consommateurs pour vous aider à trouver un règlement à l’amiable. En dernier recours, vous pouvez entamer des démarches judiciaires.
Conseil n°4 : obtenez l'accord du propriétaire du terrain pour faire du camping sauvage
En dehors du camping pratiqué dans un établissement, le camping pratiqué isolément est autorisé, sous conditions.
Assurez-vous que l'emplacement n'est pas interdit que vous avez l'accord du propriétaire du terrain.
La pratique du camping sauvage est interdite lorsqu’elle porte atteinte à :
- la salubrité,
- la sécurité,
- la tranquillité publique,
- aux paysages naturels ou urbains,
- la conservation des perspectives monumentales,
- la conservation des milieux naturels,
- l’exercice des activités agricoles et forestières.
Ainsi, camper en dehors des terrains de camping peut être interdit par le maire.
Vous pouvez être informé par l'affichage en mairie et par un panneau placé aux points d'accès habituels de la zone interdite, selon l’article R111-34 du code de l’urbanisme.
Ressources complémentaires
- Les textes et documents de référence par catégorie d'hébergement sur le site d’Atout France
- Camping : les règles à connaître sur le site de la DGCCRF
- Chapitre Ier : Dispositions générales (articles R331-1 à R331-11) du code du tourisme
- Chapitre II : Classement (articles D332-1 à D332-13) du code du tourisme
- Sous-section 1 : Camping (articles R111-32 à R111-35) du code de l'urbanisme