France 2030 : la stratégie pour l’électronique

Le Gouvernement a présenté le 12 juillet, dans le cadre du plan d’investissement France 2030, sa stratégie pour l’électronique. Au programme, développement de la filière industrielle, recherche et innovation ou encore soutien à la formation. Présentation.

©Gorodenkoff - stock.adobe.com

Donner une dimension encore plus importante au développement des technologies et des sites de production électroniques en France. C’est l’objectif de la stratégie pour l’électronique portée par France 2030 et dévoilée ce 12 juillet.

Au total, ce sont plus de 5 milliards d’euros qui sont consacrés dans France 2030 au développement et à l’industrialisation de technologies électroniques. Cette enveloppe doit permettre de répondre aux besoins des industries françaises dans le cadre des transitions numériques et écologiques, autour de trois grands axes.

Consulter toutes les mesures de la stratégie pour l’électronique

emplois

Les graphiques nécessitent JavaScript pour s'afficher.

5700

Nombre d’emplois directs qui devraient être créés par le soutien au développement de la filière électronique

Le développement des capacités de production et l’industrialisation de technologies innovantes

Éviter les tensions d’approvisionnement en composants qui affectent directement les entreprises françaises. C’est la situation que le Gouvernement souhaite bloquer à tout prix.

Pour faire face à cette problématique, la stratégie pour l’électronique propose de soutenir l’industrialisation des technologies électroniques en France et, plus globalement, viser une augmentation des capacités de production de l’ordre de 90 % dès 2026-2027. Ces objectifs doivent être atteints par plusieurs mesures :

  • un projet de nouvelle unité de production « mega-fab » porté par STMicroelectronics et GlobalFoundries, en Isère, qui permettra de plus que doubler la capacité de production en France dans les technologies basse consommation,
  • le développement et la production des technologies électroniques basse consommation (FD-SOI), de puissance (GaN, SiC, etc.) et de capteurs nécessaires à la réalisation des transitions écologiques et numériques en France et en Europe,
  • l’implantation de centres de conception et de services d’Intel,
  • une enveloppe pour de futurs projets industriels de production et d’innovation de rupture.

La recherche et l’innovation pour préparer les prochaines ruptures

À travers France 2030, le Gouvernement souhaite soutenir l’innovation et la recherche exploratoire dans le secteur de la fabrication électronique. Le but, augmenter le potentiel des technologies électroniques qui doivent permettre de répondre aux différents objectifs de France 2030.

Parmi ceux-ci, par exemple, les objectifs de transition écologique qui exigent de réaliser des gains considérables de performance et de sobriété des systèmes électroniques. Dans le détail, la stratégie prévoit :

  • le développement du prochain nœud technologique de classe 10 nm FD-SOI (Fully Depleted Silicon on Insulator) qui placera la France dans le top 5 mondial dans la maîtrise des technologies de fabrication les plus avancées. Il doit apporter des gains plus importants en termes d’efficacité énergétique et de puissance. Cette technologie est, en effet, quatre fois plus puissante que la technologie actuelle et doit consommer quatre fois moins d’énergie,
  • un effort de l’ordre de 800 millions d’euros pour le soutien à l’écosystème de recherche académique pour le développement des technologies de 2030,
  • un dispositif dédié de soutien à l’innovation des acteurs émergents innovants, start-up, PME ou ETI.

Le soutien à la formation et au développement des compétences

Alors que la filière électronique française est en pleine croissance et doit connaître dans les années à venir un besoin accru en recrutement, à tous les niveaux de formation, celle-ci peine aujourd’hui à recruter. Elle souffre, par ailleurs, d’un déficit de visibilité et d’attractivité auprès des plus jeunes.

La stratégie pour l’électronique vise ainsi à soutenir l’accroissement des capacités de formation pour accompagner les besoins en compétences dans l’ensemble de la filière. 50 millions d’euros seront ainsi consacrés au soutien de projets de développement de la formation et des compétences dans le cadre de l’Appel à manifestation d’intérêt « Compétences et métiers d’avenir ».

Partager la page