Écrit le 26/08/2026
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En restauration, la mention « fait maison » permet au cuisinier de valoriser son savoir-faire. Pour les consommateurs, c’est le gage que le plat commandé a été préparé sur place, à partir de produits bruts. Qui a le droit d'utiliser cette mention ? Quelles sont les conditions pour l'utiliser ? On fait le point.
Qu'est-ce que la mention « fait maison » ?
Le « fait maison » est une mention dont peuvent se servir les restaurateurs afin de valoriser leur offre commerciale auprès de leur clientèle. Elle permet de signaler les plats cuisinés ou transformés sur place à partir de produits bruts, c’est-à-dire, des produits alimentaires crus non assemblés avec d'autres produits alimentaires, excepté le sel.
Elle a pour but de distinguer les plats de fabrication artisanale des plats ou ingrédients industriels, prêts à l'emploi, achetés en grande surface ou auprès d'un grossiste, réchauffés ou assemblés.
L'usage de cette mention est réglementé par la loi, notamment par les articles D122-1 à D122-3 du code de la consommation.
Quelles sont les activités concernées par cette mention ?
Les établissements de restauration commerciale suivants peuvent prétendre à cette mention :
- restauration traditionnelle sur place,
- restaurants de chaîne,
- restauration rapide,
- restauration collective (cantine, cafétéria, scolaire et en entreprise),
- vente à emporter de plats préparés (service de traiteur, food trucks, vente sur les marchés de plein air, dans les halles couvertes, sur un stand à l'occasion d'une foire, d'une fête, etc.).
Quels sont les critères à respecter pour utiliser la mention « fait maison » ?
Pour afficher cette mention, il n'y a aucune procédure de certification ou de labellisation. C'est le restaurateur qui choisit ou non de l'afficher, sans contrôle préalable de l'administration.
Il s'agit d'un simple usage informatif au consommateur. Toutefois, certains critères sont à respecter pour pouvoir utiliser cette mention.
Une cuisine faite à partir de produits bruts
La cuisine portant cette mention doit être faite à partir d'ingrédients bruts et non transformés, sauf exceptions.
Ainsi, les ingrédients qui peuvent entrer dans la composition d'un plat « fait maison » sont :
- les produits bruts,
- les produits non bruts que le consommateur ne s'attend pas à voir réaliser par le restaurateur lui-même :
- les saurisseries (poissons fumés, rillettes et œufs de poissons, etc.), salaisons et charcuteries, à l'exception des terrines et des pâtés,
- les légumes et les fruits secs et confits,
- les pâtes et les céréales,
- la levure, le sucre et la gélatine,
- les condiments, épices, aromates, concentrés, chocolat, café, tisanes, thés et infusion,
- les sirops, vins, alcools et liqueurs.
- les produits non bruts, pour des raisons de sécurité sanitaires :
- la choucroute crue et les abats blanchis,
- les fonds blancs, bruns, fumets et la demi-glace (sous réserve d'en informer par écrit le consommateur).
À savoir
Un plat composé exclusivement des produits cités ci-dessus ne peut pas être considéré comme un plat « fait maison ».
Une cuisine faite sur place
Le plat « maison » doit être élaboré sur place. Il est cependant possible d'utiliser la mention « fait maison » dans le cadre d'une activité :
- de traiteur organisateur de réception,
- de commerce non sédentaire, notamment sur les foires, les marchés et lors de manifestations de plein air et de vente ambulante.
À savoir
Si les plats sont confectionnés par une cuisine centrale qui livre des restaurants collectifs, ceux-ci ne peuvent pas afficher le logo « fait maison ».
Comment utiliser la mention « fait maison » ?
Trois cas de figure sont possibles :
- vous ne préparez aucun plat « fait maison » : vous avez l’interdiction d’utiliser les termes « maison », « fait maison » ou le logo défini à cet effet,
- vous ne préparez que des plats « fait maison » : vous avez le choix entre deux options :
- soit indiquer à l’aide du logo ou de la mention « fait maison » en face de chacun des plats concernés,
- soit indiquer cette mention à un endroit unique visible de tous les consommateurs.
- vous préparez en partie des plats « fait maison » et en partie des plats qui ne le sont pas : dans ce cas, vous placez la mention ou le logo en face de chacun des plats concernés.
Notez qu’un plat « fait maison » n'est pas forcément un plat artisanal. Il peut en effet être produit en grande quantité de façon industrielle (restaurants de chaîne, restauration collective), et non par un artisan.
À savoir
Des contrôles sont régulièrement effectués par les services de la direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) dans les établissements de restauration afin de vérifier si l'affichage de la mention « fait maison » est justifié.
L’utilisation abusive ou trompeuse de cette mention expose le restaurateur à des sanctions.
Ressources complémentaires
- La filière restauration sur entreprises.gouv.fr
- Conditions d'utilisation du logo "fait maison" dans la restauration sur entreprendre.service-public.gouv.fr
- Code de la consommation : articles L122-19 à L122-21
- Code de la consommation : articles D122-1 à D122-3
- Code de la consommation : article L132-1 à L 132-9
- Arrêté du 11 juillet 2014 relatif à la mention « fait maison » dans les établissements de restauration commerciale ou de vente à emporter de plats préparés