Le Médiateur des entreprises remet la 2ᵉ édition de l’Observatoire des relations entre start-ups et grands comptes
À l’occasion de l’événement "Je choisis la French Tech : changeons d’échelle !", organisé à Bercy, Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises, a remis officiellement la deuxième édition de l’Observatoire des relations entre start-ups et grands comptes publics et privés à **Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique.
Cette remise s’est déroulée en présence de Julie Huguet, directrice de la Mission French Tech, partenaire clé de cette démarche.
Un observatoire au service de la transformation économique
L’Observatoire des relations entre start-ups et grands comptes analyse un enjeu central pour le dynamisme et la compétitivité de l’économie française : la capacité des grandes organisations publiques et privées à intégrer pleinement l’innovation portée par les start-ups.
À la croisée des données économiques actualisées et des retours d’expérience de terrain, cette édition 2025 propose un diagnostic factuel, objectivé et résolument tourné vers l’action.
Fruit d’une mobilisation collective exceptionnelle (administrations, entreprises, réseaux, incubateurs, organisations professionnelles et chambres consulaires) ce travail constitue un outil stratégique d’aide à la décision pour l’ensemble des acteurs économiques.
Une dynamique positive, mais encore inégale
Les enseignements du rapport mettent en lumière une dynamique réelle, portée notamment par la commande publique. En un an, les achats publics auprès des start-ups ont progressé de plus de 33 %, franchissant le seuil des 2,3 milliards d’euros.
Du côté du secteur privé, certains grands groupes atteignent désormais jusqu’à 200 millions d’euros d’achats annuels auprès de start-ups, confirmant une montée en puissance progressive de l’achat innovant.
Pour autant, le potentiel peut être encore mieux exploité. Près de la moitié des start-ups n’entretiennent toujours aucune relation commerciale avec le secteur public, et seuls 42 % des grands comptes ont contractualisé avec une start-up au cours des douze derniers mois. Ces écarts traduisent l’existence de freins structurels persistants.
Des freins identifiés et des leviers activables
Délais de contractualisation trop longs, manque de lisibilité des processus, difficulté à identifier les bons interlocuteurs ou appels d’offres inadaptés à la réalité des jeunes entreprises : les obstacles sont connus.
Face à ce constat, l’Observatoire 2025 marque une évolution majeure en passant d’une logique d’observation à une démarche d’analyse et d’action.
Le rapport met en avant six bonnes pratiques opérationnelles, issues d’un travail de co-construction avec l’écosystème, visant à fluidifier les relations entre start-ups et grands comptes. Parmi elles : la désignation de référents start-ups, la clarification des besoins d’innovation, l’adaptation des cadres contractuels ou encore l’intégration des critères RSE comme facteurs d’accélération.
« Ce baromètre 2025 n’est pas un simple état des lieux. Il constitue un appel à l’action. Derrière les chiffres, il y a une ambition politique claire : accroître significativement la commande publique et privée auprès des start-ups dans les toutes prochaines années. »
Rapport 2025 de l'observatoire
Rapport 2025 - observatoire relations startups grands comptes
Rapport 2025 de l'observatoire des relations entre startups et grands comptes
05 février 2026 | Bilans et rapports