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Le bilan

Le bilan est une photographie de l’entreprise à un moment donné.

Voici de manière très simplifiée, une structure de bilan d’une entreprise :

Que représente un bilan ?

L’origine du mot vient de l’italien « bilancio » qui signifie balance, équilibre.

  • Dans la colonne de gauche, appelée « Actif », figure tout le patrimoine de l’entreprise, autrement dit tout ce que l’entreprise possède, à la date d’arrêté des écritures, grâce aux ressources figurant au passif. Les rubriques sont classées de la moins liquide (les immobilisations) en haut, en passant par les stocks, les créances sur les clients et jusqu’à la plus liquide (les disponibilités en caisse) en bas.
  • Dans la colonne de droite, appelée « Passif » est fournie la liste des rubriques qui expliquent d’où proviennent les ressources financières dont dispose l’entreprise à la date d’arrêté des écritures comptables. Le classement de ces valeurs est effectué de la plus stable dans le temps, en haut (fonds investis en capital par les actionnaires), à la plus exigible (dettes à quelques jours ou semaines), en bas, en passant par ce qui est encore dû aux banques, aux fournisseurs, aux Impôts… et par ce que l’entreprise a gagné par elle-même : son résultat de l’exercice.

A savoir :
Au vu des règles de comptabilisation, mécaniquement, l’actif est toujours égal au passif, qu’il y ait un bénéfice ou une perte. En effet, la comptabilité est tenue « en partie double », c’est-à-dire que pour enregistrer tout flux financier il faut inscrire deux montants identiques : un pour expliquer d’où vient l’argent et un second pour expliquer ce qui est fait avec cet argent.

 

Exemple 1 :

J’emprunte 10 000 € à la Banque pour acheter un véhicule de 7 500 € et me laisser 2 500 € de trésorerie pour m’aider à payer plus tard ce qui sera nécessaire pour son utilisation et son entretien.

ACTIF

 

PASSIF

 

Total général 1 :

500 000 €

Total général 1 :

500 000 €

+ Matériel de transport :

+ 7 500 €

+ Emprunt auprès de la banque :

+ 10 000 €

+ Disponible sur le compte en banque :

+ 2 500 €

 

 

Total général  2 :

510 000 €

Total général  2 :

510 000 €

Exemple 2 :

À la suite d’un redressement fiscal, j’ai payé 1 500 € de pénalités au fisc.

ACTIF

 

PASSIF

 

Total général 2 :

510 000 €

Total général 2 :

510 000 €

- Disponible sur le compte en banque :

- 1 500 €

- Résultat de l’exercice :

- 1 500 €

Total général 3 :

508 500 €

Total général 3 :

508 500 €

Lorsqu’à la date d’arrêté des écritures, il a été puisé plus qu’il n’y avait de fonds sur le compte en banque, l’entreprise est alors « à découvert ». Elle doit de l’argent à la banque. Le montant du compte en banque apparaît alors au passif dans les « dettes auprès d’établissements de crédit ».

Dans l’exemple, il y a eu plus de charges que de produits, le résultat de l’exercice correspond à une perte qui apparaît en négatif au passif du bilan dans la rubrique « Résultat de l’exercice ».

L’actif immobilisé est le véritable outil de travail de l’entreprise

Il est constitué d’immobilisations incorporelles (brevets, fonds de commerce…), corporelles (constructions, équipements…) et financières (participations dans des filiales par exemple). Ces actifs sont évalués à leur coût d’acquisition mais peuvent faire l’objet de dépréciations. Si les immobilisations financières et les participations sont importantes, vous êtes en présence d’une société-mère ; si de plus elle n’a pas d’activité propre c’est une holding. Lorsqu’une entreprise possède de nombreuses filiales, on procède alors à l’élaboration d’un bilan consolidé, qui intègre les données des différentes filiales.

Les comptes consolidés permettent d’avoir une image d’ensemble des groupes comprenant plusieurs sociétés en totalité ou partiellement distinctes. La société « mère » reprend dans ses comptes, selon le cas, l’intégralité des comptes de ses filiales, en totalité ou partiellement, ou seulement leur résultat.

Le passif, ce sont les ressources de l’entreprise

Les ressources peuvent se décomposer en trois sous-ensembles :

  • les capitaux propres (capital social, réserves ou bénéfices accumulés et résultat, bénéficiaire ou déficitaire...) ;
  • les provisions pour risques ou charges ;
  • les dettes (emprunts, dettes fiscales et sociales, dettes fournisseurs...).

Au passif, le résultat de l’exercice correspond au résultat t des douze derniers mois qui viennent de s’écouler. Pendant l’année suivante, une fois que tous les comptes auront été approuvés par l’assemblée générale des actionnaires, le bénéfice sera réparti sous forme de dividendes entre les actionnaires ou mis en « réserves » ou laissé en « report à nouveau » positif.

A noter

Quand il y a suffisamment de trésorerie, les dividendes sont versés aux actionnaires l’année suivante. Si une entreprise a enregistré des bénéfices en 2013, elle verse les dividendes aux actionnaires en 2014.

 

A noter

Si le résultat de l’exercice est une perte, il est intégralement affecté l’année suivante dans la rubrique « report à nouveau » affecté du signe « - ».
Il ne peut pas y avoir d’affectation dans les dividendes et les réserves tant que ce report à nouveau négatif n'a pas été comblé par des bénéfices ultérieurs.

On voit bien que dans tous les cas le résultat d’un exercice comptable est affecté dans d’autres rubriques comptables l’année suivante, en laissant la place pour le nouveau résultat de l’exercice en cours.

Exemple de bilans avec un bénéfice en N, une perte en N+1 et un bénéfice en N+2 :

 

* Sur décision de l'AG, le résultat de N est affecté pour moitié au dividendes et pour moitié aux réserves.

** La perte de N+1 est affectée au report à nouveau.

 

Dossier réalisé par

La finance pour tous

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