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Les acteurs boursiers

Que vous placiez directement votre épargne en actions ou en obligations via internet ou via votre courtier ou votre agence bancaire, ou que vous investissiez dans des fonds collectifs, vous allez utiliser différents services peu connus du grand public mais indispensables.

Sommaire

 

Les prestataires de marchés d'investissement

Les prestataires de services d’investissement (PSI) peuvent être des établissements de crédit (c'est-à-dire, pour simplifier, des banques) ou des entreprises d’investissement.

La réglementation distingue deux types de services

  • Les services « principaux », par exemple l’exécution des ordres d’achat ou de vente de titres que vous passez au guichet de votre banque ou directement sur Internet, le placement qui correspond au service que rend une banque à une entreprise quand elle place auprès de sa clientèle les actions émises pour augmenter son capital, ou encore la gestion de portefeuille pour le compte de tiers qui correspond au service rendu par les professionnels qui gèrent les  OPCVM , dont les épargnants achètent des parts (FCP) ou des actions (SICAV) ou qui gèrent des portefeuilles pour le compte de leurs clients.
  • Les services dits « connexes » qui n’en sont pas moins importants. Il s’agit par exemple des services de change liés à la fourniture de services d’investissement, de conseil en  gestion de patrimoine , de conseil rendus par les banques aux entreprises en matière de structure de capital, de stratégie industrielle de fusions et d’acquisition d’entreprises.

Parmi ces services, les fonctions de tenue de compte et de conservation des titres, de compensation et de dépositaire correspondent à des services qui interviennent après les échanges de titres sur le marché. Ce n’est pas le tout d’acheter ou de vendre des actions, des obligations ou des parts d’OPCVM, encore faut-il acheminer les paiements et les titres, reconnaître et sécuriser les droits des acheteurs, et conserver des titres financiers qui ne se présentent plus sous la forme des titres sur papier que l’on gardait en coffre fort, mais qui sont seulement des lignes d’écriture dans des ordinateurs. (voir encadré : les services fournis par les PSI)

Ces services sont fournis par des prestataires de services d’investissement.

Les prestataires de services d’investissement (PSI) peuvent être selon le cas des établissements de crédit (c'est-à-dire, pour simplifier, des banques) ou des entreprises d’investissement. Elles se définissent comme des personnes morales autres que les établissements de crédit qui fournissent des services d’investissement. Il s’agit en fait essentiellement de ce qu’on appelait autrefois des agents de change puis sociétés de bourse ainsi que des sociétés de gestion de portefeuille. Elles sont regroupées dans deux grandes associations professionnelles : l’Association Française des marchés financiers (Amafi) et l’Association Française de Gestion (AFG).

Les PSI fournissent leurs services aux investisseurs individuels ou professionnels qui placent leur épargne et aux entreprises qui cherchent des capitaux. Ces entreprises sont des entreprises spécialisées ou des établissements de crédit effectuant des activités de service d’investissement. Pour pouvoir exercer leurs activités elles doivent obtenir une habilitation préalable fournie selon les cas par l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) ou par le CECEI (Comité des Etablissements de Crédit et des Entreprises d’Investissement). Elles peuvent être des entreprises françaises ou des filiales de groupes étrangers. Dans le cadre de la législation européenne, les entreprises d’investissement habilitées par une Autorité de contrôle d’un autre pays de l’Union Européenne peuvent aussi exercer leur activité en France.

Les services fournis par les PSI

Tenue de compte - Conservation

Activité qui consiste, d'une part, à inscrire en compte les instruments financiers au nom de leur titulaire, c'est-à-dire à reconnaître au titulaire ses droits sur lesdits instruments financiers et, d'autre part, à conserver les avoirs correspondants selon des modalités propres à chaque instrument financier.

La fonction de conservation garantit aux investisseurs que leurs titres sont en sécurité. Elle est souvent assurée par la même entité que celle qui tient les comptes, c'est-à-dire qui envoie les relevés chaque fois qu’une opération est faite.

Compensation (clearing en anglais) 

Il s’agit d’un mécanisme qui permet aux institutions financières de compenser leurs débits et leurs crédits. Si une banque A doit livrer 10.000 titres à la banque B et que la banque B doit livrer 2000 mêmes titres à la banque A, les deux banques vont « netter » leurs positions et la banque A livrera 8000 titres seulement à la banque B. Cette fonction est évidemment d’autant plus essentielle que les échanges portent sur des milliers de titres différents chaque jour pour des quantités qui se comptent chaque fois en millions ou milliards, entre des centaines d’établissements. Pour assurer la compensation au niveau central, il existe une Chambre de compensation, qui en France, s’appelle LCH Clearnet.

Règlement – Livraison

La fonction de « règlement-livraison » se traduit par le dénouement des engagements réciproques de l'acheteur et du vendeur et la passation des écritures en compte assurant le caractère définitif des transactions, c'est-à-dire la livraison des titres à l'acheteur et, en contrepartie, le versement des fonds correspondants au vendeur. En France, cette fonction de règlement-livraison est assurée par Euroclear France (anciennement SICOVAM) qui est le dépositaire central de titres français.

 

L'information financière

L’information économique et financière et son traitement sont au cœur d’un bon fonctionnement des marchés financiers. C’est à partir d’eux que les épargnants construisent leurs choix d’investissement, décident d’acheter ou de vendre des actions, de privilégier telle ou telle catégorie de placements, etc.

Elle met en jeu tout un ensemble de services, de métiers, d’entreprises. Les informations et les analyses fournies doivent être accessibles, fiables et sincères. Il y a quelques années des affaires retentissantes, notamment aux USA (affaire Enron) ont conduit les pouvoirs publics à réaliser des réformes importantes pour mieux garantir la qualité et l’indépendance de jugement de ceux qui font profession de produire, de traiter et de diffuser l’information financière (loi Sarbanes –Oxley aux USA, Loi sur la sécurité financière en France).

Outre les entreprises elles-mêmes au travers de la production et la communication de leurs comptes et des principales informations financières qui les concernent, les principaux acteurs de l’information financière sont :

Les agences de notation

Les agences de notation financière ont pour activité d’émettre des opinions régulières sur la capacité d’un emprunteur à faire face aux remboursements des dettes qu’il a contactées.

Elles notent aussi bien les entreprises que les villes emprunteuses, les régions ou les Etats. Ce faisant, lorsqu’elles notent une entreprise cotée en bourse elles donnent une information précieuse pour les actionnaires comme pour les investisseurs potentiels. La note et son éventuelle dégradation ont un impact sur le coût des emprunts et sur le cours des actions.

Il s’agit d’une activité très concentrée. On retient actuellement trois grandes agences de notation financière dans le monde : Standard and Poor’s, Moody’s et Fitch.

Les agences de notation extra-financière évaluent et notent la politique de responsabilité sociale et environnementale ainsi que de gouvernance des entreprises. Elles ont été créées à la fin des années 1990 et au début des années 2000. Elles aident les investisseurs à choisir d’investir dans des entreprises dites socialement responsables. Le secteur qui continue de se développer est beaucoup moins concentré que celui des agences financières. En France l’agence  Vigeo est la principale agence de notation extra financière, mais les principaux pays d’Europe du Nord, notamment, comptent plusieurs agences de ce type.

Les analystes financiers

Les analystes financiers fournissent des analyses fondamentales des entreprises et font des recommandations.

Les analystes recensent les informations économiques, stratégiques, comptables et financières. Ils doivent chercher à les interpréter afin d'établir des prévisions et de fournir des recommandations correspondant aux activités de l’acteur pour lequel il travaille. Par exemple, s’il travaille pour une société de gestion ou un investisseur institutionnel, il doit conseiller les gérants dans leurs choix d’investissement. D’autres viseront à trouver pour des entreprises ou des banques d’affaires, les fusions - acquisitions possibles…

La plupart valorisent le cours de l’action ; s’ils travaillent dans des entreprises d’investissement en vue d’éclairer la clientèle, ils sont appelés « sell side » ; s’ils travaillent chez les clients eux-mêmes (fonds d’investissement par exemple), ils sont appelés « buy side ». Lorsqu’ils s’intéressent à la qualité de la dette d’une entreprise (au prix de l’obligation), ils sont appelés « analystes crédit ».

Les analystes financiers sont tenus à respecter des règles strictes de déontologie. La plupart des analystes financiers opérant en France sont regroupés dans une association de professionnels, la  Société Française des Analystes Financiers (SFAF) qui compte plus de 1600 membres.

Les diffuseurs de données financières

Ils centralisent de l'information en provenance de tous les acteurs du marché : marchés organisés, intermédiaires de marché, agences de notation, agences de presse,  émetteurs, banques… Ils traitent les informations et les diffusent ensuite en temps réel sur des terminaux informatiques à leurs clients… qui sont les mêmes acteurs des marchés.

Cette activité est concentrée. Des sociétés comme Bloomberg ou Reuters interviennent auprès des professionnels des marchés ; ce sont des agences de presse, qui interviennent auprès d’un public plus large via de nombreux medias (télévision, radio, presse, internet et livres).

La presse économique et financière écrite ou par Internet reste un moyen d’information, d’analyse et de décision important pour les responsables et les cadres des entreprises émettrices, pour les professionnels et pour les investisseurs individuels. Elle connaît un succès d'audience non démenti. Fait significatif, plusieurs quotidiens ont maintenant une rubrique régulière de finance personnelle.

Les principaux titres de la presse économique et financière en France

  • Quotidiens: La Tribune, Les Échos, L'Agefi, etc.
  • Hebdomadaires: Agefi hebdo, Investir hebdo, Le Journal des Finances, La Vie Financière, Le Revenu hebdo, Challenges, etc.
  • Mensuels: Mieux Vivre Votre Argent, Investir magazine, Capital, le Revenu mensuel, Usine Nouvelle, L'Expansion, Alternatives économiques, etc.

 

 

Dossier réalisé par

La finance pour tous

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