[Vidéo] Le Gouvernement prend des mesures d’économies de 1,3 milliard d’euros sur le budget 2026

Écrit le 10/09/2026

Roland Lescure, ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, a actualisé le scénario macroéconomique du Gouvernement, lors d'une conférence de presse vendredi 11 septembre. Afin de maîtriser les dépenses de l’État, le Gouvernement prend 1,3 milliard d’euros de mesures de redressement.

Face aux conséquences du conflit au Moyen Orient et aux effets des canicules, le Gouvernement mobilise des moyens financiers pour mettre en œuvre le plan d’urgence en faveur des filières agricoles. Mais ces dépenses nouvelles doivent être compensées par des économies sur le budget 2026. Ces efforts de redressement se chiffrent à 1,3 milliard d’euros.

Maîtriser le déficit public en 2026 tout en répondant aux crises

Pour répondre au choc énergétique lié au conflit dans le détroit d’Ormuz, deux décrets ont été pris à la suite du comité d’alerte du 21 avril dernier. Ainsi, l’État a freiné ses dépenses de quatre milliards d’euros et a procédé au gel des allègements généraux qui a permis d’éviter une dépense de deux milliards au 1er juin 2026.

Dans le même temps, le Gouvernement a mis en place des aides ciblées et temporaires en faveur des Français et des secteurs les plus impactés par la crise énergétique.

Depuis, les épisodes de canicules et de sécheresse de cet été ont pesé sur l’activité et généré de nouveaux besoins de soutien, en particulier pour le secteur agricole. Pour y répondre, l’État a pris de nouvelles mesures de soutien au monde agricole.

1,3 milliard d’euros d’économies supplémentaires 

Afin de financer les nouvelles mesures d’urgence destinées au secteur agricole tout en maitrisant le déficit public, le Gouvernement procède à :

  • 500 millions d’annulations de crédits en autorisations d’engagement et en crédits de paiement,
  • 783 millions d’euros de surgels en crédits de paiement. 

Tous les ministères sont concernés par les mesures de ralentissement de la dépense de l’État, la mise en réserve de crédits ou la tenue de leur enveloppe de crédits prévus pour 2026. Les crédits annulés concernent uniquement les crédits hors masse salariale et mis en réserve. 

Ces crédits non programmés dans l’exécution avaient vocation à constituer une marge de précaution afin de faire face aux aléas de gestion. Leur annulation a pour objectif d’éviter un dérapage de la dépense, tout en préservant les moyens nécessaires aux politiques publiques prioritaires.

De nouvelles mesures de redressement seront prises dans les prochaines semaines tant sur le budget de l’État que sur celui la Sécurité sociale.