Écrit le 26/05/2026
Vendredi 23 mai, le Club de Paris des directeurs de l’innovation s’est réuni dans les espaces du BercyLab pour une journée de formation et de perfectionnement dédiée aux enjeux de la fonction de directeur de l’innovation. Membre actif du club, la Mission Innovation a participé à ce cycle, représenté par Camille Lapierre, cheffe de projet Innovation et pilote de BercyINNOV. À cette occasion, elle revient sur cette journée riche en échanges, entièrement consacrée à la diffusion d’une culture de l’innovation au sein des administrations.
Pourquoi avez-vous rejoint la formation du club de Paris des directeurs de l’innovation dans le cadre de vos missions actuelles ?
Camille Lapierre : Le ministère est membre du club depuis des années. En intégrant la formation cette année, l’objectif est de rencontrer des pairs travaillant sur des dynamiques de management de l’innovation très proches des nôtres. Que ce soit dans des organismes publics, des industries ou le secteur tertiaire, nous rencontrons des moteurs et des freins similaires. Nous partageons tous cette volonté d’engager les collaborateurs, de créer un cadre favorable et de faire évoluer nos organisations respectives
Ce point commun que vous retrouvez entre le ministère et ces organisations témoigne-t-il d'une dynamique particulière ?
C.L. : Cela montre que l’innovation est quelque chose de très vivant. C’est un métier qui se construit avec les personnes qui composent l’organisation et qui s’adapte en permanence aux nouveaux enjeux de la société et des métiers. Un enjeu fort partagé par de nombreuses entreprises est la volonté de prospective : construire des projets concrets pour définir ce que sera notre métier demain. Pour nous, l'enjeu est de savoir ce que seront les métiers de Bercy et et comment mieux dialoguer avec nos usagers.
Comment parvient-on à créer concrètement cette culture de l'innovation pour tous les collaborateurs ?
C.L. : L’idée est que chaque collaborateur ait le sentiment d’être à la bonne place pour faire avancer l’organisation et qu'il ait accès aux bons canaux pour proposer ses idées. Cela passe par des moyens concrets : des démarches d’intelligence collective mobilisées régulièrement, l’innovation participative pour faire remonter et mettre en place des idées, ou encore des évènements qui sont des temps forts pour valoriser les agents et leurs initiatives. Il faut un discours porté, une ambiance où l'on se dit : « On veut aller de l'avant, allons-y ensemble »
Le ministère peut-il s'inspirer des méthodes des membres du club pour aller plus loin ?
C.L. : Absolument, et il inspire en retour ! Certaines entreprises ou organisation pratiquent par exemple l'innovation participative en continu avec des systèmes très rodés de réponse systématique aux propositions. D’autres ont intégré l’innovation très fortement dans leur ADN. Cela nous conforte dans notre voie : organiser un événement n'est pas une action isolée, c'est créer un temps fort au sein d’une dynamique plus globale qui montre aux agents qu'ils sont dans un ministère qui bouge.
Quelles sont les prochaines étapes pour rendre cette dynamique d’innovation plus visible ?
C.L. : Nous voulons rendre nos messages plus cohérents et lisibles, notamment à travers la marque BercyINNOV et sa plateforme. L'objectif est aussi de renforcer la présence en région en intégrant davantage les laboratoires d’innovation des services en territoire. Un excellent exemple également de cette dynamique est le prochain événement BercyINNOV Nantes en novembre prochain, où des directions comme la DGFIP, les Douanes, la DGCCRF, l'INSEE, la DGE et le Secrétariat Général sont très investies. On sent une véritable énergie motrice pour mettre un coup de projecteur sur ce qui se fait sur le terrain.
Un dernier mot sur cette notion de culture de l'innovation que vous avez évoquée en formation ?
C.L. : J'aime beaucoup l'idée que la culture de l'innovation est une « énergie vitale. Elle est contagieuse, mais elle est aussi fragile. Il faut en prendre soin, tout comme il faut prendre soin des gens qui la portent. Au final, notre finalité reste d'innover pour nous-mêmes afin de mieux innover pour les citoyens et offrir un meilleur service aux usagers.
« La culture de l’innovation, c’est l’énergie vitale qui est partagée par l’ensemble des collaborateurs pour entraîner chacun à proposer, innover et améliorer l’action de son organisation. Cette énergie vitale, elle doit être contagieuse. »