Écrit le 27/04/2026
Faux. 56 % des start-up françaises sont situées hors Île-de-France et 57 % des opérations d’amorçage sont même réalisées dans les territoires. Le financement des jeunes entreprises se développe donc majoritairement en régions, où émergent de véritables écosystèmes d’innovation.
Une idée reçue circule régulièrement sur les réseaux sociaux et au sein de la population française, selon laquelle les entreprises technologiques françaises, de la « Tech » ne seraient installées qu’à Paris et en Ile-de-France. Selon cette même idée reçue, l’innovation technologique ne serait donc que parisienne. C’est faux ! En effet, plus d'une start-up sur deux est aujourd’hui située hors Ile-de-France, le dynamisme des start-up s’observant aujourd’hui sur l’ensemble du territoire.
En 2025, la France compte plus de 18 000 start-up actives, représentant 450 000 emplois directs. Au premier semestre 2025, l’emploi dans les start-up a encore progressé de 4,6 %, preuve que ces entreprises s’inscrivent dans la durée, au-delà des cycles de levées de fonds.
56 % des start-up françaises sont situées hors Île-de-France. Certaines régions se distinguent particulièrement : L’Auvergne-Rhône-Alpes représente 12 % des opérations d’amorçage (première phase de financement d’une startup), tandis que l’Occitanie en concentre 10 %. Les levées de fonds importantes se multiplient également hors de Paris, dans des secteurs stratégiques comme la deeptech, la greentech ou l’industrie.
Quelques exemples illustrent cette dynamique :
- En Centre-Val de Loire, la start-up agricole Intact a levé 70 millions d’euros entre janvier et septembre 2025.
- En Occitanie, Loft Orbital a levé 170 millions d’euros pour devenir un leader mondial des infrastructures spatiales.
- En Provence-Alpes-Côte d’Azur, Gravithy a levé 60 millions d’euros pour produire du fer bas-carbone à partir d’hydrogène et contribuer à la décarbonation de l’industrie sidérurgique.
Les entreprises françaises de la deeptech, secteur qui représente un enjeu majeur de souveraineté technologique, sont-elles aussi largement implantées en régions : 66 % se situent hors Île-de-France. Par exemple, Grenoble se classe comme le 7e écosystème deeptech mondial, selon Dealroom. Cette implantation s’explique par la proximité avec les grands centres de recherche et les pôles scientifiques historiques.
Des institutions majeures comme le CEA, l’INRIA, le CNES, le CNRS ou l’INSERM soutiennent l’attractivité, l’innovation, la formation, l’emploi et l’économie dans des villes comme Grenoble, Toulouse, Lyon ou Bordeaux. Ainsi, grâce à la présence historique du Centre national d’études spatiales, Toulouse s'affirme toujours comme la capitale européenne dans le domaine spatial en faisant graviter tout un écosystème dans ce secteur.
L’essor de l’intelligence artificielle confirme également cette tendance : 44 % des start-up du secteur naissent en région, soutenues par 9 clusters (pôles de formation) répartis sur l’ensemble du territoire.
Enfin, les start-up industrielles illustrent également ce maillage territorial : 75 % d’entre elles sont implantées hors Île-de-France. Elles s’appuient souvent sur un héritage industriel local et sur des partenariats avec des écoles d’excellence, comme Mines Nancy avec Materalia ou l’École Centrale de Lille avec Eurasanté.
La dynamique de la French Tech s’étend donc désormais à tout le territoire.
La mission French Tech