Écrit le 02/04/2026
Le Gouvernement a annoncé le lancement de plusieurs appels d’offres pour développer les énergies renouvelables (photovoltaïque, éolien terrestre et éolien en mer). Ces annonces s’inscrivent dans la suite de la présentation de la troisième programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3) qui acte la relance du nucléaire et la poursuite du développement des énergies renouvelables.
La troisième programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 3) inscrit la France sur le chemin d’une énergie souveraine, abondante, décarbonée et compétitive. La stratégie énergétique vise à accroître la production d’énergie électrique décarbonée et à réduire la consommation d’énergies fossiles importées. Un objectif clair : passer de 60 % d’énergies fossiles dans la consommation finale à 60 % d’énergie décarbonée d’ici 2030, et 70 % en 2035.
Les énergies renouvelables sont complémentaires de la relance du nucléaire. Moins onéreuses et plus rapides à construire, les énergies renouvelables sont nécessaires pour affranchir le pays de sa dépendance aux hydrocarbures.
Relance du photovoltaïque : soutenir les particuliers et les petites entreprises
Le Gouvernement met en œuvre plusieurs mesures pour recentrer les dispositifs de soutien et favoriser la souveraineté industrielle.
Le recentrage du segment du petit photovoltaïque sur l’autoconsommation se poursuivra avec une nouvelle modification du guichet ouvert pour les installations de 100 kWc encourageant fortement l’autoconsommation sur le segment 9-100kWc.
Cet appel d’offre simplifié se tiendra en juillet 2026.
Il se tiendra en juillet 2026 pour une puissance appelée de 925 MWc.
Avec un objectif de publication à l’automne 2026.
Ce critère de résilience exigera qu’une part des composants essentiels des panneaux photovoltaïques proviennent de sources d’approvisionnement diversifiées.
Éolien terrestre : privilégier le renouvellement des parcs existants
Le Gouvernement portera une attention particulière au renouvellement des parcs existants car ils sont économiquement compétitifs et bénéficient d’une bonne acceptabilité locale. Le renouvellement optimisera la répartition des mâts par rapport aux parcs existants.
La loi de finances 2026 a modifié la répartition de l’IFER.
Le seuil de hauteur a été rehaussée de 33 à 35 % par la circulaire du 20 mars 2026.
Cette planification permettra de concilier performance énergétique, acceptabilité locale et préservation des paysages, tout en garantissant une transition fluide et respectueuse des territoires.
Pour un volume appelé de 800 MW et une seconde période d’appel d’offres en septembre 2026. Seuls les projets ayant déjà obtenu leur autorisation environnementale pourront candidater.
L’éolien en mer change d’échelle
Le développement de l’éolien en mer est un des piliers de la stratégie énergétique avec un objectif de 45 GW d’ici 2050, soit 20 % des besoins en électricité. La PPE 3 prévoit d’atteindre une capacité installée de 15 GW en 2035.
Pour intégrer les derniers travaux réalisés pour la préparation de l’AO10 aux projets de l’AO9 et de maîtriser le coût d’attribution des projets. La désignation des premiers lauréats est prévue à horizon fin 2026-début 2027.
Pour une puissance cumulée d’environ 10GW, dont 5 GW d’éolien posé et 5GW d’éolien flottant, répartie sur l’ensemble des façades maritimes. La France a l’ambition de devenir l’un des leaders mondiaux sur le développement de l’éolien flottant, avec un objectif de près de 6GW vers 2040.
Le cahier des charges de la procédure intégrera pour la première fois des critères de résilience d’approvisionnement issus du Net Zero Industry Act européen, afin de maximiser les retombées industrielles de l’éolien en mer sur le territoire européen.
La conception de cet appel d’offres vise également à optimiser le coût des projets. Les mesures prévues par le Gouvernement ont pour objectif d’atteindre un tarif moyen d’attribution inférieur à 100€/MWh.
Dossier de presse- Des énergies décarbonées au service de notre souveraineté-02/04/2026