Le G7 à Bercy

Situation au Moyen-Orient : les ministres de l’Énergie, des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G7 de nouveau réunis

Les ministres de l’énergie et des finances ainsi que les gouverneurs des banques centrales du G7 ont organisé une réunion virtuelle le 30 mars dernier. L’objectif : évaluer l’évolution de la situation au Moyen-Orient et ses implications pour les marchés de l’énergie, l’économie mondiale et la stabilité financière.

©Bercy photo - Hamilton de Oliveira

Dans la continuité des échanges menés dans le cadre de la présidence française du G7, l’ensemble des acteurs des filières finances et énergie se sont réunis une nouvelle fois afin de suivre l’évolution de situation au Moyen-Orient et évaluer les impacts potentiels sur la croissance mondiale et les conditions des marchés financiers.

Cet échange s’est appuyé sur les discussions des ministres des finances du 9 mars et des ministres de l’énergie du 10 mars dernier, éclairé par les analyses en cours du Fonds monétaire international (FMI), du Groupe Banque mondiale (GBM), de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) et du Conseil de stabilité financière (CSF, ou FSB en anglais).

©Bercy photo - Hamilton de Oliveira

Des engagements communs en faveur de la stabilité économique mondiale et de la sécurité énergétique

Les différentes parties prenantes ont réaffirmé leur engagement en faveur de marchés de l’énergie fonctionnels, stables et transparents ainsi que l’importance d’une action internationale coordonnée pour préserver la stabilité macroéconomique.

Parmi les sujets abordés :

  • l’engagement des banques centrales du G7 pour le maintien de la stabilité des prix et la résilience du système financier,
  • l’importance de flux commerciaux sûrs et ininterrompus, y compris la sécurité de navigation et la protection des routes maritimes et des infrastructures essentielles,
  • le soutien d’efforts visant à maintenir une offre adéquate sur les marchés mondiaux de pétrole et de gaz pour aider à stabiliser les conditions de marché et limiter une volatilité excessive.
©Bercy photo - Hamilton de Oliveira

Une vigilance renforcée pour répondre à l’évolution de la situation

Pour aider les membres du G7 à concevoir des mesures adaptées en réponse à l’évolution potentielle de la situation au Moyen-Orient, un suivi régulier a été demandé auprès de différentes instances internationales, qu’il s’agisse du FMI, du Groupe Banque mondiale, de l’OCDE, du Conseil de stabilité financière et de l’AIE.

Ces éléments sont essentiels pour suivre les évolutions sur les marchés de l’énergie et des matières premières ainsi que leurs conséquences, et surveiller les vulnérabilités potentielles des marchés financiers.
Les ministres ont par ailleurs réaffirmé leur soutien indéfectible à l’Ukraine et ont réitéré leur engagement à maintenir la pression sur la Russie, en vue d’aboutir à une paix juste et durable en Ukraine.  

Déclaration de Roland Lescure et Maud Bregeon en marge du sommet G7 Énergies et Finances du 30 mars

Déclaration de Roland Lescure et Maud Bregeon en marge du sommet G7 Énergies et Finances du 30 mars

Pour la première fois en 50 ans, 51 ans d’existence, le G7, nous avons décidé aujourd’hui de convoquer un G7 qui réunit à la fois les ministres des Finances, les ministres de l’Énergie, les nations ici présentes et les gouverneurs des banques centrales.

Ça montre bien l’ampleur des interconnexions entre les sujets d’approvisionnement énergétique et de prix. Certaines zones du G7, on va en parler aujourd’hui, ont des enjeux d’approvisionnement, d’autres plutôt des enjeux de prix, c’est la nôtre, les enjeux économiques, les enjeux financiers, les enjeux d’inflation.

Donc c’est important pour nous de pouvoir échanger avec nos collègues du monde entier sur, à la fois, les mesures qui sont prises d’ici ou là. On va voir les organisations internationales qui vont intervenir, notamment l’Agence internationale de l’énergie, la Banque mondiale qui va nous éclairer sur l’impact sur les pays les plus pauvres, le Fonds monétaire international et l’OCDE.

L’idée, évidemment, c’est de suivre les choses de très près. On est en train de discuter la manière dont on communiquera à l’issue de la réunion.

Voilà, le G7 est à bord. J’essaie de suivre les choses de très près et, évidemment, on aura l’occasion de vous informer au fur et à mesure de l’évolution des débats.

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