Écrit le 26/04/2026
Faux. Une voiture électrique émet deux à cinq fois moins de gaz à effet de serre qu’une voiture thermique sur l’ensemble de son cycle de vie, de sa production jusqu’au recyclage des batteries. Et, durant son utilisation, un moteur électrique n’émet ni de CO2, ni de polluants atmosphériques à l’échappement.
De nombreuses publications sur les réseaux sociaux laissent entendre que les moteurs électriques seraient plus nuisibles pour l’environnement que les voitures thermiques. C’est faux. On vous explique.
Plusieurs études, dont celle de l’ICCT (International Council On Clean Transportation), référence en la matière, ou encore celle de l’ADEME publiée en 2022, ont conclu qu’une voiture électrique émet deux à cinq fois moins de gaz à effet de serre qu’une voiture thermique sur l’ensemble de son cycle de vie (production, usage, recyclage).
Pour leurs travaux, les chercheurs s’appuient sur des bases de données scientifiques et environnementales, ainsi que sur des données fournies par les constructeurs (véhicules et batteries). Leurs calculs prennent aussi en compte des facteurs exogènes à la fabrication des voitures, tels que :
- la durée de vie moyenne du véhicule,
- le nombre moyen de kilomètres parcourus sur la durée de vie du véhicule,
- le mix électrique du pays. En France, l’énergie électrique est à 95 % d’origine décarbonée.
Les voitures électriques affichent un bon bilan carbone
Les travaux de l’ICCT ont permis de mesurer le bilan carbone moyen des différents types de moteurs sur l’ensemble de la durée de vie du véhicule (de la production, à l’usage et jusqu’au recyclage) :
- les voitures thermiques : 235 grammes de CO2 par kilomètre,
- les voitures hybrides rechargeables : 163 grammes de CO2 par kilomètre,
- les voitures électriques : 63 grammes de CO2 par kilomètre (soit 3,7 fois moins que le thermique et 2,6 fois moins que certaines hybrides).
Ces dernières années, les constructeurs ont réalisés d’importants progrès techniques, avec :
- une réduction de certaines matières critiques dans la composition des véhicules et des batteries.
- une augmentation significative des taux de recyclage et d’usage des batteries en seconde vie. Le règlement européen adopté en 2023 prévoit qu’à partir de 2027, les filières de recyclage devront récupérer 90 % du cobalt, du cuivre et du nickel et 50 % du lithium,
- le développement du freinage régénératif qui permet de réduire les particules issues du freinage. Selon l’ADEME, elles représentent environ 3 % des particules hors échappement d’un véhicule électrique, contre 25 % pour un véhicule thermique.
Encore des progrès à réaliser
Les études scientifiques montrent l’impact positif des moteurs électriques dans la transition écologique, mais des progrès peuvent encore être réalisés, notamment sur :
- l’impact de l’exploitation des ressources nécessaires à la fabrication des véhicules,
- les émissions de particules fines liées au contact pneus-chaussée à cause du poids des véhicules électriques,
- le développement des filières de recyclage des batteries.En mars 2026 a ainsi été lancé France Batterie, une association créée à l’initiative des Nouveaux Systèmes Energétiques, qui réunit 40 industriels ainsi que les principaux organismes de recherche français sur l’ensemble de la chaîne de valeur, de l’extraction au recyclage.
Ministère de la Transition écologique
Direction générale de l’Énergie et du Climat (DGEC)
PPE 3 : programmation pluriannuelle de l’énergie
ADEME- communiqué du 20 avril 2022
Etude de l’ICCT publiée en 2021 et mise à jour en 2025