Qu'est ce que le G7 commerce ?
La filière Commerce du G7 s’est historiquement construite autour de plusieurs priorités majeures : la lutte contre les pratiques distorsives, la promotion d’un commerce international fondé sur des règles, la sécurisation des approvisionnements et le développement des échanges commerciaux.
Co-pilotés avec le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, les travaux de la filière Commerce contribuent à assurer une stabilité économique et commerciale internationale, essentielle pour limiter les crises et leurs impacts sur le quotidien.
Ces travaux visent à protéger le système commercial mondial en favorisant des règles communes et équitables entre les pays, et à renforcer la sécurité des échanges internationaux afin de garantir la fiabilité des produits et des services qui circulent à l’échelle mondiale.
Quel rôle occupe la direction générale du Trésor ?
Au sein du ministère de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, la direction générale du Trésor (DG Trésor) co-organise les travaux de la filière Commerce pilotés par le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères en lien étroit avec la présidence de la République.
Elle mobilise également les acteurs privés concernés, notamment les groupes d'engagement qui contribuent aux réflexions du G7 comme les « think tanks» (groupes de réflexion) et les organisations professionnelles.
Quelles sont les priorités françaises pour le G7 commerce ?
La France fait de la lutte contre les surcapacités industrielles une priorité, en cherchant à mieux en mesurer les effets et à corriger les pratiques qui faussent la concurrence. Elle agit au sein du G7, en coordination avec les acteurs de la filière, pour mettre en place des réponses collectives et efficaces face à ces déséquilibres.
Pour éviter les dépendances excessives, la France souhaite sécuriser l’accès en minerais critiques et en biens stratégiques. L’objectif est de diversifier les sources d’approvisionnement et de rendre les économies plus solides face aux crises, grâce à une action coordonnée.
La France défend un commerce multilatéral fondé sur des règles claires, justes et respectées par tous. Elle agit au sein du G7 pour moderniser le système commercial multilatéral, en amont et en aval de la 14ᵉ Conférence ministérielle de l’OMC (CM14), afin qu’il soit mieux adapté aux enjeux actuels.
Le développement rapide du commerce en ligne pose de nouveaux défis économiques, sociaux et environnementaux. La France souhaite mieux encadrer ces échanges, en particulier le traitement des petits colis, pour favoriser des pratiques commerciales plus équilibrées et durables.
En vidéo
G7 2026 | Quel rôle pour la DG Trésor en filière Commerce ?
En 2026, la France assure la présidence du G7. C’est une responsabilité majeure pour notre pays, dans un contexte international marqué par de profondes tensions géopolitiques et des rivalités commerciales croissantes.
Cette présidence intervient à un moment charnière : le commerce international demeure un facteur de croissance et de stabilité, mais il peut aussi devenir une source de vulnérabilités lorsqu’il est instrumentalisé ou lorsqu’il repose sur des pratiques qui faussent la concurrence.
Dans ce contexte, la Direction générale du Trésor pilote, aux côtés du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, les travaux de la filière Commerce, sous l’autorité du ministre chargé du Commerce extérieur.
Dans des secteurs comme l’acier, par exemple, des volumes de production largement supérieurs à la demande mondiale entraînent des baisses de prix brutales qui fragilisent nos entreprises. Avec nos partenaires du G7, nous voulons mieux analyser ces déséquilibres et coordonner nos réponses pour préserver des conditions de concurrence équitables et des emplois industriels.
Les crises récentes ont montré qu’une rupture d’approvisionnement peut désorganiser en quelques semaines des filières entières. Notre objectif est donc de sécuriser nos approvisionnements en biens stratégiques, tels que les minerais critiques. Pour cela, nous travaillerons à diversifier nos sources, réduire nos dépendances excessives et promouvoir des standards communs entre partenaires de confiance, pour mieux protéger nos économies face aux chocs futurs.
L’Organisation mondiale du commerce reste le cadre de référence pour 166 économies. Mais nous devons faire évoluer ses règles pour les adapter aux réalités économiques actuelles, qu’il s’agisse des politiques industrielles, du numérique ou des enjeux de durabilité.
La croissance exponentielle des flux de petits colis est très concrète : en France, plusieurs centaines de millions d’articles arrivent chaque année sur notre territoire. Cela pose des défis majeurs en matière de contrôles douaniers, de sécurité des produits, de concurrence pour nos commerçants et d’impact environnemental. En lien avec la filière Finances, nous travaillerons à améliorer la coopération entre nos administrations et à partager des solutions opérationnelles.
Tout au long de l’année 2026, des réunions techniques et ministérielles permettront de faire progresser ces travaux. Sous l’autorité du ministre chargé du Commerce extérieur, les équipes de la DG Trésor sont pleinement mobilisées pour que le G7 contribue à un commerce plus ouvert et plus résilient.