Qu'est-ce que le G7 numérique ?
La France prend la présidence du G7 dès janvier 2026, avec une programmation qui réserve une large place aux sujets numériques.
Dans la lignée du Sommet pour l’Action sur l’Intelligence artificielle (IA) de février 2025 à Paris, la France souhaite renforcer la compréhension commune selon laquelle l'IA et le numérique offrent des opportunités de transformation pour l’ensemble de la société, mais génèrent aussi des défis importants.
Les technologies émergentes – dont l’IA – sont cruciales pour notre compétitivité, nos sociétés, notre avenir commun. L’IA laisse entrevoir de profonds changements dans nos sociétés, dans nos rapports au savoir, au travail, à l’information, à la culture et même au langage. De nouveaux risques émergent, nécessitant une réponse coordonnée et multilatérale pour à la fois en comprendre la nature et offrir des réponses politiques adaptées à la poursuite d’une innovation respectueuse des droits humains.
Ces différents défis seront abordés par la filière numérique.
Les actualités de la filière numérique
Quel rôle occupe la Direction générale des Entreprises ?
La Direction générale des Entreprises (DGE) est l’administration pilote de la filière « Digital & Tech ».
La DGE est responsable de l’agenda de la filière numérique. Elle mobilise ses experts en interne et s’appuie également sur un travail interministériel. Les enjeux numériques sont portés par différents ministères qui échangent et se coordonnent lors de réunions transversales visant à consolider la position française sur ces sujets.
La DGE porte ainsi la position française établie en amont des négociations et défend celle-ci tout au long des négociations qui auront lieu tout au long du premier semestre 2026.
La DGE est enfin chargée de produire et de coordonner les différents livrables et actions prévues dans le programme de la présidence française du G7, incluant la mobilisation d’experts d’organisations internationales partenaires tels que l’OCDE.
Quelles sont les priorités pour la filière en 2026 ?
La présidence française du G7 sera l’opportunité de promouvoir un agenda numérique à la fois innovant et centré sur les droits humains.
Ainsi, les travaux de la filière numérique seront centrés principalement sur quatre thématiques :
La présidence française sera l’occasion de travailler à établir un consensus international sur la sécurité de l’IA, à une époque où la prise de conscience de ces risques semble s’étioler, tels que les risques de détournement de l’IA à des fins malveillantes ou les risques de cybersécurité. La France invitera ses partenaires du G7 à collaborer sur l’amélioration d’un outil visant à comparer les détecteurs de contenus générés par l’IA, afin d’encourager le partage d’expertise en la matière.
Sur cet axe, l’enjeu sera également de valoriser des projets portant une vision positive de l’IA, par exemple dans le domaine de la détection des maladies, et de poursuivre des initiatives telles que le Processus d’Hiroshima lancé lors du Sommet de Paris pour une IA sûre, sécurisée, de confiance.
L’ambition de la présidence est de parvenir à une approche commune entre pays du G7 sur ce qui constitue un système d’IA open source. Cela permettra de favoriser la transparence, afin notamment que les entreprises, et particulièrement les PME, puissent se saisir plus largement des outils d’IA et profiter des opportunités associées. Une plateforme d’auto-évaluation des compétences numériques et IA des PME, développée avec le Ministère du Travail, aura aussi pour objectif de soutenir une diffusion accélérée de l’IA dans les PME.
Lors de la présidence française, des travaux visant à concilier les enjeux de transition numérique et de transition environnementale, et à identifier des bonnes pratiques et des mesures permettant d’évaluer et d’atténuer les impacts liés à la forte croissance des usages numériques, notamment ceux de l’IA générative, seront engagés. Les impacts sur lesquels il conviendra de travailler portent par exemple sur la consommation d’énergie, d’eau ou encore de métaux, l’alimentation des centres de données en énergie bas carbone, et soulignent l’importance de la mise en œuvre de stratégies coordonnées entre pays du G7.
La présidence française aura pour priorité d’aboutir à des principes définissant un environnement numérique sûr pour les mineurs, tels que :
- La nécessité de paramètres protecteurs pour les mineurs en matière de confidentialité, de sécurité et de réduction des risques d’addiction, d’atténuation des risques pour la santé physique et mentale des enfants ainsi que pour leur développement ;
- La mise en place de mécanismes de contrôle de l’âge ou la promotion d’outils de contrôle parental ergonomiques. Un plan d’action associé visera aussi à traduire ces principes en actions concrètes de coopération entre pays du G7, et une plate-forme scientifique d’évaluation des risques pour les mineurs en ligne sera également à l’étude pour soutenir une mise en œuvre effective et fondée sur la science de ces principes.
La ministérielle numérique G7 adoptera une Déclaration ministérielle à laquelle seront annexés des livrables, c’est-à-dire des documents négociés avec les membres du G7 pour adoption sous présidence française.
Quels impacts concrets pour les Français ?
Le G7 numérique joue un rôle crucial dans la consolidation des approches communes entre pays membres sur les questions numériques, avec des répercussions directes sur les citoyens français.
Les déclarations et livrables contribuent à l’émergence de standards communs et à un environnement numérique plus équitable et plus durable pour les Français. Les discussions de haut niveau menées dans le cadre du Groupe des 7 permettent de faire converger les positions des différents pays et de lancer des dynamiques au niveau mondial. Cela participe au renforcement de la cohésion, de la coopération et de la stabilité internationales.
Dans un espace numérique sans frontière, il est important pour les pays de s’entendre sur l’organisation de cet environnement et sur son impact dans les différentes sociétés du G7. Le processus d’Hiroshima est un exemple de résultat concret permettant d’assurer aux citoyens le respect de leurs droits dans le développement d’une technologie numérique novatrice. Il désigne le cadre de coopération lancé par le G7 en 2023, à Hiroshima, pour encadrer le développement et l’usage de l’IA. Il a permis de définir des principes communs, codes de conduite et règles de gouvernance (sécurité, transparence, respect des droits, gestion des risques), en associant États, entreprises et organisations internationales, afin de favoriser une IA innovante mais responsable au niveau mondial.
Le G7 est aussi une plateforme pour les entreprises et les organisations françaises et internationales qui se saisissent de l’occasion pour échanger ou mettre en visibilité leurs actions. Des événements impliquant les acteurs de la société civile viennent ponctuer cette année de présidence.
En vidéo
G7 2026 | Qu’est-ce que la filière Numérique du G7 ?
Le G7 est un forum annuel des dirigeants de sept grands pays : France, États-Unis, Canada, Japon, Royaume-Uni, Italie, Allemagne, qui se coordonnent pour apporter des réponses communes aux grands enjeux économiques mondiaux.
Depuis janvier 2026, la France préside le G7 et nous nous mobilisons pour que le Sommet de juin, qui réunira les chefs d'État à Evian, permette de concrétiser des décisions fortes.
Cette édition est marquée par un agenda numérique ambitieux porté par un groupe dédié, le G7 Numérique, piloté par la Direction générale des Entreprises.
Aujourd'hui, l'intelligence artificielle et le numérique sont partout : dans nos smartphones, dans nos hôpitaux, nos entreprises et même entre les mains de nos enfants.
Après le Sommet pour l'action sur l'intelligence artificielle organisé à Paris en février 2025, la France souhaite montrer que ces technologies offrent des opportunités majeures pour nos sociétés, mais nécessitent aussi une réponse coordonnée pour en maîtriser les risques.
L'objectif du G7 Numérique est clair : réunir sept pays pour élaborer un cadre commun autour de l'intelligence artificielle et du numérique afin de faire naître des standards partagés et un environnement technologique plus juste et durable.
La France porte quatre priorités fortes pour ce G7 Numérique.
Première priorité : garantir la sécurité de l'intelligence artificielle via par exemple le renforcement des outils de détection des contenus créés par l'intelligence artificielle.
Deuxième priorité : accélérer l'innovation pour les entreprises et notamment les PME, en référençant mieux, par exemple, les logiciels libres d'intelligence artificielle.
Troisième priorité : mieux concilier numérique et écologie via des infrastructures optimisées.
Et quatrième priorité enfin : protéger davantage les mineurs en ligne en renforçant le contrôle d'âge.
Vous l'avez compris, la Direction générale des Entreprises sera au premier plan pour coordonner l'ensemble des travaux numériques du G7, en défendant la position française et en négociant activement avec les autres États membres pour aboutir à des consensus sur des actions fortes.
Le premier temps important sera le 29 mai 2026 avec la réunion ministérielle à Bercy autour de la ministre Anne Le Hénanff.
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G7 2026 | Que va changer le G7 Numérique dans la vie des Français ?
Avec le G7 Numérique, sous l'impulsion du président de la République et du Gouvernement, nous avons une mission claire : promouvoir un agenda numérique innovant et un cadre commun de régulation plus équitable et durable. Pour répondre à cet objectif, la France a identifié quatre grandes priorités.
Concrètement, qu'est-ce que cela change pour vous ?
Première priorité : renforcer la sécurité de l'intelligence artificielle.
Face aux risques d'usage détourné, par exemple de photos sur les réseaux sociaux à des fins malveillantes ou de piratage, la France souhaite établir un consensus pour renforcer les outils de détection des contenus générés par l'intelligence artificielle pour prévenir ces menaces.
Deuxièmement : protéger les mineurs dans l'environnement numérique.
Nous allons travailler avec le G7 pour renforcer les paramètres de sécurité en ligne : contrôle d'âge, confidentialité et outils de contrôle parental plus simples.
Pour vous, parents ou utilisateurs, cela signifiera des outils numériques plus sûrs.
Troisièmement : accélérer l'innovation et la diffusion de l'intelligence artificielle dans l'économie, surtout pour les petites et moyennes entreprises.
Beaucoup d'entreprises hésitent encore à l'adopter par manque de transparence ou de moyens.
Nous allons clarifier ce qu'est un logiciel libre d'intelligence artificielle, un outil ouvert et abordable. Cela permettra que les petites entreprises puissent innover sans supporter des coûts d'investissement excessifs et que l'intelligence artificielle profite à l'ensemble du tissu économique.
Enfin, mieux concilier transition numérique et transition écologique.
L'intelligence artificielle qui révolutionne nos vies a aussi un impact environnemental important. Elle consomme beaucoup d'énergie, d'eau et de ressources minérales et mobilise des infrastructures lourdes comme les centres de données ou les réseaux.
Avec le G7, nous allons identifier des solutions pour limiter cet impact. Par exemple des centres de données alimentés par des énergies renouvelables ou grâce au recyclage des équipements.
Pour vous, des services numériques performants mais plus respectueux de la planète.
Voilà comment ces quatre priorités vont améliorer votre quotidien : une intelligence artificielle plus sûre, plus accessible, plus verte et protectrice de nos enfants.
Le G7 n'est pas qu'une instance diplomatique lointaine, c'est un levier concret pour construire un avenir numérique responsable.
Les temps forts du G7 numérique
29 mai 2026
Réunion ministérielle G7 numérique
Un cycle de réunions de travail techniques aura lieu entre février et mai 2026 afin de négocier les livrables de la Ministérielle. Une attention sera également portée sur l’articulation de la filière numérique avec des événements de la société civile et business.
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Méthode, calendrier et livrables... Retrouvez plus de précisions sur le site de la direction générale des Entreprises