Écrit le 07/11/2025
En amont de la COP30, la France a communiqué ses montants annuels de financements pour le climat en faveur des pays en développement. En 2024, 7,2 milliards d'euros de financements pour le climat ont été fournis par la France à destination de ces pays.
Un engagement en faveur des plus vulnérables au changement climatique
La COP30 aura lieu du 10 au 21 novembre 2025 à Belém, au Brésil.
À quelques jours de cette réunion annuelle sur les changements climatiques, la France communique ses montants annuels de financements pour l’action climatique à destination des pays en développement.
10 ans après l'Accord de Paris, la France poursuit son engagement pour le climat : en 2024, elle a consacré plus de 7 milliards d'euros pour le climat dans les pays en développement, dont 3 milliards dédiés à l'adaptation au changement climatique – contre 2,8 milliards d’euros en 2023.
Cette progression illustre l'engagement français en faveur des populations les plus vulnérables au changement climatique.
Un appel à la contribution de tous
La finance climat française reflète une priorité claire : répondre à l'urgence climatique en investissant de manière solidaire pour la planète, le développement économique et la stabilité, en France et dans le monde.
Dans la perspective de la COP30, la France appelle à la contribution de tous les pays, tous les acteurs et tous les secteurs qui en ont la capacité à cet effort collectif.
À propos de la COP
La COP est la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations pour le climat.
Au cours de cette réunion annuelle, les États travaillent de concert afin de prendre des engagements concrets et trouver des solutions dans le but de lutter contre le changement climatique.
Cet événement se tient dans un lieu différent chaque année. En 2025, la 30e conférence se déroule à Belém, au Brésil.
Quel est le rôle de Bercy à la COP30 ?
Quel est le rôle de Bercy à la COP 30 Belém ?
Bonjour, je m'appelle Pierre Marc, je travaille au ministère de l'Économie et des Finances et je représente la France et l'Union européenne à la COP 30.
Le ministère de l'Économie et des Finances participe à un dispositif plus large avec le ministère chargé de la Transition écologique, le ministère de l'Agriculture et le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Et au sein de ce dispositif, il traite majoritairement des enjeux économiques et financiers puisqu'il dispose d’une expertise qui est la sienne dans ce sujet et il permet d'enrichir le point de vue français qui est ensuite porté dans les négociations de la COP.
Les journées à la COP commencent assez tôt par une coordination européenne qui est en deux parties : une coordination des ambassadeurs de l'Union européenne pour fixer une position européenne qui est ensuite discutée par les négociateurs dans l'ensemble des sujets. On va ensuite chacun dans les points de négociation qui nous concernent — donc moi, en ce qui me concerne, les points « finances » — qui peuvent durer toute la journée ou non, selon les points qu'on suit.
Quand on n’est pas en salle de négociation, on travaille avec ses partenaires, qu'ils soient européens ou non, pays développés et pays en développement. Et le soir, on termine la journée — l'heure dépend vraiment de la fin des négociations — par une réunion en équipe France où chacun informe l'ambassadeur des sujets de la journée. Et on prépare une position française à porter dès le lendemain matin en coordination européenne. C'est donc une dynamique qui se répète, un peu comme un cycle, jusqu’à ce que les négociations se terminent.
Il y a trois moments importants de la COP : d'abord l'ouverture avec les chefs d'État, qui donne le ton de la COP. La deuxième partie, ce sont les négociations techniques avec l'ambassadeur pour le climat, qui est celle à laquelle on participe en salle de négociation. Et il y a ensuite la fin de la COP, où nous sommes placés sous l’autorité de la ministre chargée des négociations, et où notre rôle en tant que négociateur, y compris à Bercy, est de conseiller la ministre sur les sujets de négociation.
Cette année, c’est une COP particulièrement importante puisqu'elle marque les dix ans de l'Accord de Paris, mais aussi elle va marquer la possibilité de regarder la contribution de chaque pays à l’atténuation du changement climatique, c’est-à-dire quelle est l'ambition globale que nous nous donnons pour atteindre les objectifs de l'Accord de Paris. Et donc beaucoup des discussions seront tournées vers ces contributions. Ce sera aussi une COP où nous pourrons discuter des autres sujets, qu'il s'agisse de l'adaptation au changement climatique, mais aussi du financement de l'atténuation et de l'adaptation au changement climatique.
En fait, la COP, c'est seulement la partie immergée de l'iceberg. C'est l'aboutissement d'un processus. Toute l'année, on travaille en européen pour avoir une position européenne consolidée quand on arrive à la COP. On travaille aussi avec nos partenaires, avec des réunions multilatérales ou bilatérales dans différents formats : G7, G20 ou d'autres formats, pour avoir un accord sur les sujets climatiques avant d'arriver à la COP.
En ce qui concerne le ministère de l'Économie et des Finances, on participe à la préparation de la COP toute l'année à travers les conseils d'administration des différentes institutions financières qui servent à financer l'action climatique qui permettra d'atteindre les objectifs de l'Accord de Paris.