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Le loyer de l'argent - 27/01/2012

Le crédit a un coût : le loyer de l’argent qui dépend du taux d’intérêt. Celui-ci varie en fonction du taux directeur, fixé en Europe par la banque centrale européenne (BCE). Plus il est élevé, plus il freinera la croissance. En période d’inflation, emprunter à taux fixe se révèle rentable quand le taux d’intérêt est rattrapé par le taux d’inflation.

 

Fonctionnement

Le taux d’intérêt, c’est le loyer de l’argent ; ce qu’un agent économique paye pour emprunter de l’argent ou ce qu’il reçoit lorsqu’il en prête. Le cas le plus fréquent : une entreprise ou une famille ont besoin d’argent et souhaitent emprunter auprès d’une banque. Pour un prêt à court terme, remboursable en quelques mois voire quelques années, les taux pratiqués par les banques commerciales dépendent des taux directeurs de la Banque centrale. Ces taux sont fixés tous les jours par la Banque centrale d’un pays ou d’une union monétaire (zone euro), et correspondent aux taux auxquels les banques commerciales peuvent se procurer de l’argent auprès de la banque centrale.

Rôle de la Banque Centrale

Comment la banque centrale fixe-t-elle ses taux ? Essentiellement par rapport à sa mission, qui consiste à éviter tout emballement de l’inflation, sans pour autant trop pénaliser l’activité. Car plus le loyer de l’argent est bas, plus les ménages et les entreprises vont être incités à emprunter pour dépenser ou investir (dans une maison, de nouvelles machines) et à moins épargner, ce qui va soutenir l’activité. Des taux d’intérêt élevés freinent en revanche la croissance. Quand il y aura des signes de surchauffe de l’activité, la Banque centrale augmentera le loyer de l’argent pour la freiner, alors qu’elle le baissera pour soutenir la demande dans les périodes difficiles.

Le « vrai » taux d’intérêt

Attention : ce taux d’intérêt là n’est pas le « vrai » taux d’intérêt, le prix que ménages et entreprises paient réellement. Pour obtenir ce vrai taux d’intérêt, dit réel » il faut soustraire au taux nominal affiché par les banques le taux d’inflation. Lorsque celui-ci est inférieur à la hausse des prix, le taux d’intérêt réel est négatif, et l’emprunteur gagne de l’argent en prenant un crédit.  C’était le cas dans les années 1970, quand l’inflation dépassait des taux d’intérêt proches de 15 % environ.  Ainsi, si le taux d’intérêt affiché est de 15 % et que l’inflation est de 16%, le montant que l’on rembourse au bout d’un an est plus faible que celui que l’on a emprunté.

 

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Modifié le 27/01/2012
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