Contrôle général économique et financier

Espace, armement et organismes divers du ressort des ministères économique et financier

La mission de contrôle Espace, armement et organismes divers du ressort des ministères économique et financier contrôle des organismes industriels et de services régaliens et de haute technologie concourant au rayonnement de la France et au fonctionnement des services publics.
Elle est caractérisée par une grande diversité et assure le contrôle de 12 organismes fin 2025 relevant des secteurs de l’espace (CNES, ONERA), de la défense, des armées et du régalien (Naval group, chantiers de l’Atlantique, Eurenco, économat des Armées, ISL, Civipol), ou de grands services publics relevant du ministère des Finances (Monnaie de Paris, UGAP, imprimerie nationale, INC).

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Chiffres clés

5

contrôleurs généraux

17 Mds€

de chiffre d’affaires

1,1 Md€

de subventions

Contexte et enjeux 2025

Le contexte est en apparence plutôt favorable, plusieurs entreprises fonctionnant avec des contrats de long terme, ce qui permet de sécuriser le chiffre d’affaires sur les exercices à venir, des JO qui ont favorisé l’activité en 2024 malgré un atterrissage en retrait en 2025 et des dépenses militaires qui augmentent dans le monde.

La situation budgétaire actuelle incite toutefois à la prudence pour un secteur fortement dépendant des financements publics, via la loi de programmation militaire, ou à travers la recherche de financements pour des projets spécifiques (développement du New Space, projets immobiliers de l’ONERA et de Monnaie de Paris).

« Les dirigeants, l’Etat actionnaire ou client et les tutelles ont des exigences complémentaires voire quelquefois contradictoires. Ils se retrouvent sur le souhait d’un contrôle intelligent, c’est-à-dire utilement exigeant, présent et pleinement engagé, vigilant sur l’argent public, qui connaisse et comprenne l’organisme, conseille le dirigeant et les tutelles et les aide à progresser et puisse débrouiller à l’occasion des situations complexes qui peuvent naître entre eux. »

Philippe Kearney, Responsable de la mission

Actions et réalisations 2025 importantes

En 2025, la mission EAOD a renforcé son approche stratégique et approfondi ses méthodes de contrôle. Cela s’est notamment traduit par la modification de certains documents de contrôles (Cnes, Ugap). Les avis et visas sont en conséquence restés en nombre limité (environ 20 actes par mois pour la mission), le contrôle se traduisant principalement à travers la participation aux instances de gouvernance et le développement d’audits ciblés sur des programmes, des sites ou des process (par exemple, avec un audit sur les risques des grands programmes de Naval group).

Les contrôleurs généraux ont également assuré un suivi thématique sur plusieurs axes en 2025, autour de la robustesse et de la pertinence des modèles économiques. Cette attention passe par une analyse approfondie de la robustesse financière, des marges, et de la trésorerie des organismes, avec une vigilance particulière sur l’articulation entre industrie, recherche, finances, et ressources humaines, et vise par exemple à s’assurer que les gains attendus sont au rendez-vous pour les opérations de croissance externe ou de diversification (Imprimerie Nationale).

La mission maintient également un accompagnement des dirigeants et des tutelles, avec la production de notes d’analyse, d’alertes autant que de besoin, et de recommandations pour éclairer les décisions, notamment dans le cadre de la programmation à moyen terme (CNES, Onera).

Le CGefi a enfin également été mobilisé au deuxième trimestre 2025 pour contribuer à l’évaluation de « 60 millions de consommateurs », que l’Etat souhaite vendre dans le cadre d’une liquidation de l’INC.

Perspectives 2026

L’année 2026 doit permettre de capitaliser sur les orientations prises en 2025 tout en approfondissant quatre aspects en priorité : la qualité du contrôle interne financier et/ou métier au sein des organismes, la revue de la robustesse des modèles économiques à l’occasion de la révisions des contrats d’objectif et de performance (COP) ou d’un changement dans la gouvernance, le suivi des dépenses risquant d’être insuffisamment maîtrisées (RH, immobilier) ou faisant l’objet d’un encadrement spécifique (dépenses de communication), et les problématiques de sécurité qui sont particulièrement prégnantes dans les secteurs stratégiques et régaliens suivis par la mission.

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