Chiffres clés
8
contrôleurs généraux
49
organismes contrôlés allant de 3 à 55 000 ETP
300K € à 39 Mds €
de dépenses d'intervention
Contexte et enjeux 2025
La mission EFP contrôle des organismes dont la gouvernance se distingue par l’implication très forte des organisations syndicales et patronales. Après plusieurs années marquées par des moyens en hausse dans les suites de la loi Avenir professionnel de 2018, qui a notamment reconfiguré la régulation de l’apprentissage, et la loi Plein emploi de 2023 créant France Travail, ces organismes évoluent désormais sous une régulation budgétaire plus importante, avec une baisse de -15% des crédits globaux de la mission Travail Emploi de l’Etat en 2025.
Le secteur fait de plus face à des défis majeurs, avec une conjoncture du marché du travail moins favorable, les transformations du travail (apprentissage, nouvelles technologies dont l’IA), une recrudescence des cyberattaques et d’importantes problématiques de lutte contre la fraude.
« Le CGefi est déjà présent depuis environ un an et […] cette présence est plutôt un élément facilitateur. […] Et puis, on peut dire que c’est particulièrement rassurant que Bercy vienne voir que nous dépensons bien les fonds qui nous sont confiés et que, dans le même temps, si les représentants dans nos instances peuvent nous aider à faire passer des messages dans les services de l’État lorsque c’est nécessaire, ce ne pourra qu’être une aide pour nous. »
Actions et réalisations 2025 importantes
Les travaux menés en 2025 ont permis de positionner la mission Emploi et formation professionnelle au cœur de l’écosystème du secteur de l’emploi et de la formation professionnelle, en mettant notamment en place de fortes interactions avec les tutelles métier (DGEFP) et financière (DB). Cela s’est notamment traduit par une meilleure association de la mission à la préparation des contrats d’objectifs et de moyens (COM) 2026-2028 des OPCO.
L’année 2025 a également été marquée par une réorganisation interne de la mission à l’occasion du renouvellement d’une grande partie de l’équipe, et qui s’est notamment traduite par une répartition des contrôles par familles d’organismes et une installation à Necker, favorisant la proximité avec les tutelles. Cette dynamique a permis de renforcer la coordination et d’orienter les travaux vers des enjeux transversaux. Plus généralement, le partage des méthodes de contrôle est systématiquement recherché.
La prise en charge du contrôle des 18 associations de transition professionnelle a ainsi été l’occasion de renouveler les méthodes de travail, en s’appuyant sur des outils transverses aux différents contrôleurs généraux en charge de ces contrôles. La mission poursuit en outre l’objectif de produire un rapport annuel unique pour cette famille d’organismes, en lieu et place d’un rapport par organisme.
La mission a également réalisé des études à la demande, par exemple concernant la politique de rémunération de certains organismes sur sollicitation de la Cour des comptes. Un benchmark RH a également été élaboré pour évaluer les pratiques de gestion des ressources humaines.
Enfin, les sept contrôleurs généraux de la mission accompagnent au quotidien les organismes qu’ils contrôlent. Deux organismes ont notamment fait l’objet d’une vigilance particulière en 2025 compte tenu de leur situation : l’AFPA, pour laquelle une trajectoire soutenable devra être inscrite dans le prochain COP, et Centre-Inffo, confronté à la fin de son financement public.
Perspectives 2026
En 2026, la mission EFP poursuivra ses travaux pour optimiser la gouvernance et maîtriser les dépenses publiques, en renforçant le partage des outils de contrôle et la capitalisation des connaissances, en cohérence avec la 5ème orientation de la feuille de route de transformation relative aux outils.
Dans le cadre de leurs contrôles, les contrôleurs généraux veilleront plus particulièrement aux enjeux de déontologie, de cybersécurité et la commande publique.