Écrit le 19/10/2026
À la suite des violences urbaines les 17 et 18 octobre 2026, le Gouvernement met en place un ensemble de mesures pour soutenir les milliers de commerçants victimes des dégradations et des pillages.
Le Gouvernement se mobilise pour soutenir les entreprises victimes des violences commises au cours du week-end du 17 octobre 2026 dans plusieurs villes de France. Un ensemble de mesures économiques exceptionnelles vise à :
- Protéger l’emploi,
- Soutenir la trésorerie des commerçants victimes des pillages et des dégradations,
- Rester à l’écoute des commerçants ayant subis ces violences.
Protéger l’emploi
Afin de préserver les emplois et d’accompagner les commerces contraints de réduire ou de suspendre leur activité à la suite des violences urbaines, l’État agit avec la mise en place de plusieurs mesures et dispositifs :
- Une prise en charge intégrale de l’activité partielle par l’État, sans reste à charge pour les employeurs
Toutes les entreprises touchées peuvent recourir à ce dispositif. Concrètement, l’État prend intégralement à sa charge le versement d’une indemnité correspondant à 60 % de la rémunération brute (100 % pour le SMIC) des salariés empêchés de travailler. L’objectif de cette mesure est de préserver les emplois jusqu’à la reprise de l’activité.
- Des facilités de paiement des cotisations sociales patronales
Les entreprises sinistrées peuvent reporter jusqu’à 12 mois le paiement des cotisations patronales des trois prochains mois. Le réseau des Urssaf renforcera également l’information des professionnels sur les dispositifs de soutien que les entreprises peuvent mobiliser.
- Un accompagnement spécifique pour les commerçants et travailleurs indépendants
Des solutions adaptées aux difficultés rencontrées par les indépendants sont en cours d’élaborations avec les assureurs et les représentants des sinistrés.
Soutenir la trésorerie
Les commerçants touchés par les dégradations ont la possibilité de mobiliser plusieurs dispositifs de soutien financier pour protéger la pérennité économique de leur activité.
- Demande d’un étalement de leurs charges fiscales, sans frais, ni majoration
Les commerçants touchés par les dégradations peuvent se rapprocher, dès maintenant, de leur service des impôts gestionnaire. Des solutions adaptées à leur situation leur seront proposées :
- Délai de dépôt,
- Délai de paiement supplémentaire,
- Remises de majorations et de pénalités,
- Accélération du remboursement des créances (RCTVA, IS-excédents, crédits d’impôt).
- Mise en en place une offre dédiée de prêt à taux zéro jusqu’à 50 000 euros sur trois ans, par Bpifrance
Les entreprises pourront faire la demande sur une plateforme en ligne. Ce prêt à taux zéro a pour objectif de permettre aux entreprises de reconstituer rapidement leurs stocks et de pallier aux échéances de paiement les plus immédiates.
- Activation du fonds de solidarité des chambres des métiers et de l’artisanat (CMA)
Les commerçants pourront bénéficier d’une aide d’urgence s’élevant jusqu’à 1 500 euros.
- Engagement des assureurs pour accompagner les victimes et accélérer l’indemnisation
France assureurs a annoncé plusieurs mesures pour accompagner les commerçants, les entreprises et les collectivités territoriales dont les biens ont été endommagés ou détruits :
- Délai de déclaration portée à 30 jours,
- Traitement prioritaire des situations les plus sensibles,
- Acomptes immédiats,
- Prise en charge de la mise en sécurité des locaux,
- Suppression des franchises chez certains assureurs.
- Mobilisation des banques pour mettre en place des solutions adaptées
Afin de soutenir les entreprises endommagées, les banques vont proposer à leurs clients concernés des solutions de trésorerie adaptées pour faire face aux manques de liquidité et aux difficultés de financement.
- Création d’un fonds de soutien spécifique pour les petites entreprises de moins de 50 salariés
Les petites entreprises ayant subi des dommages importants obtiendront une aide forfaitaire. Elle sera calculée en pourcentage du chiffre d’affaires, dans la limite de plafonds par entreprise. L’objectif de cette mesure est de permettre un redémarrage rapide de l’activité.
Rester à l’écoute et apporter un soutien humain aux victimes
L’État soutient les commerçants fragilisés et atteints par les violentes dégradations.
- Mobilisation des conseillers départementaux aux entreprises en difficulté (CDED) comme point de contact de toutes les entreprises fragilisées
Ces conseillers sont présents dans tous les départements, ils assureront un accompagnement personnalisé dans les démarches des entreprises victimes.
Prendre connaissance de leurs coordonnées
- Mise en place d’un numéro non surtaxé pour répondre aux interrogations des entreprises
0 806 807 807
- Mobilisation des chambres de commerce et d’industrie (CCI) et des chambres de métiers et de l’artisanat (CMA)
Elles apporteront un soutien d’urgence aux commerçants et artisans impactés avec :
-Un recensement de terrain et la mise en place prochaine d’un numéro unique « entreprise en crise » par les CCI. Elles proposeront un soutien administratif, un soutien psychologique et mobiliseront des financements pour aider les victimes.
-Ouverture d’un numéro unique 3006 et déploiement de cellules de crises locales par les CMA afin d’assister les sinistrés dans leurs déclarations de sinistres, dépôts de plainte et sécurisation des locaux.