
Pour soutenir la reconstruction économique après la Seconde Guerre mondiale, l'Etat crée entre 1948 et 1955 différents fonds sous la forme de comptes spéciaux du Trésor, destinés à financer le secteur public et privé.
Après la Seconde Guerre mondiale, l'Etat intervient massivement dans le financement du secteur privé afin de soutenir la reconstruction économique. Dans cet objectif, l’Etat crée successivement ou simultanément entre 1948 et 1955, différents fonds sous la forme de comptes spéciaux du Trésor, destinés à financer le secteur public et privé :
- le Fonds national de Modernisation et d'Équipement (FME) en janvier 1948 ;
- le Fonds national d’aménagement du territoire en août 1950 ;
- le Fonds d’adaptation et de développement des industries de transformation, au sein du FME, en février 1953
- le Fonds national de productivité en juillet 1953 ;
En 1953, ces comptes spéciaux fusionnent dans le Fonds de construction d’Équipement rural et d’Expansion économique (FEX). En septembre 1954 sont créés le Fonds de conversion de l’industrie, le Fonds de reclassement de la main-d’œuvre et le Fonds de décentralisation industrielle. Le décret n° 585-75 du 30 juin 1955 regroupe l’ensemble de ces fonds dans le « Fonds de Développement Economique et Social » (FDES), compte spécial du Trésor figurant dans la loi de finances au titre des opérations à caractère temporaire, du fait du caractère remboursable de ses opérations. Ce compte d’affectation spéciale devient un compte de prêts selon l’article 87 de la loi n° 59-1454 du 26 décembre 1959 portant loi de finances pour 1960. Instrument de contrôle des aides aux investissements de l’Etat, le FDES est destiné à faciliter l’exécution du plan de modernisation et la mise en œuvre de programmes d’action régionales. Ses actions ont des effets directs pour les entreprises (amélioration de la productivité, reprise d’activité…) et des effets externes (développement d’une région, d’un secteur d’activité...). Le FDES assure sa mission principalement jusqu’aux années 1960. Avec la croissance, l'équipement de base du pays est réalisé et le marché financier commence à se développer. L'État se désengage alors progressivement du financement direct de l'économie jusqu'aux chocs pétroliers qui, dès 1974, le poussent à stimuler à nouveau l'investissement.
A sa création, le Conseil de Direction du FDES hérite des attributions de la Commission des investissements qui gérait les fonds du FME. Ces compétences consistent à fixer le montant annuel et la répartition des dépenses autorisées sur les ressources du Fonds, et à donner son avis sur l’octroi de prêts et sur leurs conditions attenantes. Le Conseil de direction intervient aussi dans des opérations favorables à la création ou au maintien d’activités (industrielles ou non), et dans les actions de sociétés de développement régional (SDR), dont la mission première est la valorisation des régions souffrant de développement économique insuffisant.
Les aides se présentent sous différentes formes : les prêts directs, consentis à des conditions plus favorables que celles du marché ; les aides sous forme de subventions (primes spécifiques attribuées dans le cadre de la politique de l’emploi, de l’aménagement du territoire, et de la stimulation de la recherche et développement) ; les aides indirectes (avantages fiscaux…). Piloté par un conseil de direction dont le secrétariat est assuré par la direction du trésor, le FDES s’est organisé au départ par Comités spécialisés (domaines sectoriels, type de bénéficiaire, opérations spécifiques), qui ont été en partie regroupés en 1960.
Les dossiers présentés par les entreprises au Comité du Fonds de développement économique et social pour une demande d’aide sont d’une grande richesse pour l’histoire des entreprises. Vous pouvez effectuer une recherche dans les fonds du CAEF à partir du nom de l’entreprise ou d’une date. Vous y découvrirez des données sur le fonctionnement de l’entreprise, sa comptabilité, ses installations techniques, ses projets de modernisation et sa politique commerciale
Les autres informations : localisation du siège social ; la surface occupée en m² ; les moyens : effectifs, installations, matériel, locaux, matières premières ; les données commerciales : marché français, concurrents, importations et/ou exportations, débouchés, avantages concurrentiels, type de clientèle et zone de prospection ; la production : approvisionnements (type de ressources, provenance), procédé de fabrication, qualité des produits ; les conditions de travail, la qualification du personnel ; les contraintes : retard de fabrication, gestion de personnel (difficultés de reclassement, licenciements), logistique, rendement, déficit, problématiques écologiques, voisinage, coûts, endettement, risque de fermeture ; la situation financière : tableau d’amortissement, rentabilité, comptes d’exploitation généraux, comptes d’exploitation prévisionnels, compte de pertes et profits, fonds de roulement, bilan consolidé, bilans des trois derniers exercices, charges sociales, profits, fonds disponibles, crédits en cours.
Comité 1 quinquies (ex comité 1ter) : agréments fiscaux dont l’octroi est lié à la réalisation d’un programme d’investissement ou à une opération de restructuration
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