Avis no 11 du Conseil national de la consommation
relatif aux conditions du basculement à leuro de certaines professions
NOR : ECOC0100205V
Dans son avis no 9 sur
laffichage des prix au cours de la période 2001-2002, le CNC a pris acte
du fait que certaines professions devront faire face à des contraintes techniques ou
logistiques telles :
quelles sont dans limpossibilité de
mettre en uvre le double affichage du prix de leur prestation (en F et
en Euro) et ne peuvent donc, a fortiori, mettre en place un affichage (ou
étiquetage) en Euro « majeur » ;
quelles nécessitent des délais
incompressibles pour sadapter à leuro, en raison du nombre des appareils à
modifier, de leur dispersion, de la non-élasticité du nombre de personnes qualifiées
pouvant intervenir sur ces appareils ou logiciels ou de délais liés notamment à des
négociations de prix avec les pouvoirs publics.
Dans la mesure où ces professions ne peuvent suivre la règle
générale évoquée dans lavis no 9, le CNC souhaite cependant
quelles sorganisent afin de répondre positivement aux points suivants :
1o Eviter au maximum la rémanence
de prix affichés en francs après le 1er janvier 2002.
Seules les professions utilisant des monnayeurs à pièces
devraient être autorisées à continuer à afficher leurs prix en F, à accepter le
paiement en F et à rendre la monnaie en F pendant quelques jours après le 1er janvier
2002 (et au plus tard le 17 février 2002, le temps de réaliser les bascules à
leuro).
Par contre, les professions non soumises aux aléas de
lapprovisionnement en pièces doivent anticiper la bascule de leurs prix en euros de
manière à ce que lensemble de ces professions soient prêtes à safficher
en Euro au plus tard le 1er janvier 2002. Bien entendu, ces
professions continueront jusquau 31 décembre 2001 à accepter les paiements
en F et à donner les moyens dobenir lexpression du montant dû
en F.
2o Prendre toutes mesures
nécessaires dinformation du public afin déviter au maximum les confusions.
Les entreprises et les professions contraintes danticiper
tout comme celles contraintes de sadapter après le 1er janvier 2002
devront renforcer leur effort dinformation afin de rendre immédiatement perceptible
la monnaie utilisée et le montant dû sans ambiguïté.
Jusquau 1er janvier 2002, le montant dû en euros
doit pouvoir être converti en francs rapidement et en toute sécurité, comme la demande
en a déjà été exprimée par le Conseil national de la consommation.
Cas particuliers, ces quelques professions vont être très
porteuses dimage pour leuro puisque, dune part, certaines vont être les
premières à safficher exclusivement en Euro, avant même la date officielle,
et que, dautre part, les services ou produits concernés, tels les carburants, sont
des produits de consommation courante qui font lobjet dun affichage
particulièrement fréquent et « visible ». Il est donc très important que
les règles de base de la conversion soient strictement respectées dès le début et que
soient expliqués au public les inévitables écarts de conversion entre des prix
calculés, à partir de lune ou lautre expression de la monnaie, pour un même
produit ou une même prestation.
Ainsi, pour le ticket de métro :
Valeur en F = 8,50 si converti
en Euro = 1,30 ;
Alors que 1,30 Euro si converti en F = 8,53.
Le code monétaire et financier protège, dans son
article L. 113-6, les contractants de tout recours sur ces écarts inévitables.
Ces derniers nécessitent cependant une bonne information des consommateurs, des relais
dopinion, des observatoires de leuro et des agents de la DGCCRF.
Enfin, la distribution des carburants, notamment, pose le
problème de lexpression dun prix unitaire avec plus de 2 décimales, ce
quaucun texte ninterdit lorsquil sagit dun prix
intermédiaire, comme cest ici le cas. La quantité délivrée, elle, doit
être facturée uniquement avec 2 décimales. Laffichage du prix au
litre avec 3 décimales sur les volucompteurs entraînera des coûts très importants
de transformation de certains matériels. Il est donc probable que le prix au litre du
carburant sera exprimé en Euro, tantôt avec deux décimales, tantôt
avec trois, car toutes les stations-service ne pourront supporter le surcoût de la
mise en place dun affichage plus précis du prix au litre.
En tout état de cause, les conditions particulières de
basculement à leuro de ces professions ne peuvent que sinscrire dans la ligne
générale préconisée par le Conseil national de la consommation depuis lorigine,
et visant à :
mettre tout en uvre pour éviter
daccréditer lidée que larrivée de leuro entraîne une hausse
des prix ou une baisse des prestations offertes aux consommateurs ;
inciter à lutilisation des moyens de
paiement scripturaux en Euro le plus tôt possible en 2001 et relancer la
campagne EUROLOGO, liant linformation sur leuro et lacceptation
dau moins un moyen de paiement en euro ;
accélérer et sécuriser les transactions en
euros.
On trouvera en annexe à cet avis les modalités du passage à
leuro mettant en application les principes évoqués ci-dessus pour les professions
suivantes :
taxis ;
parkings, parcmètres ;
distribution de carburants : distribution
en gros et détaillants en carburant ;
sociétés dautoroutes ;
distribution automatique.
Ces fiches sont établies sous la responsabilité des professions.
Les membres du Conseil national de la consommation, consultés par
voie écrite, ont adopté lavis à la majorité des deux collèges.
FICHE TECHNIQUE
ANNEXE No 1 DE LAVIS No 11
PROFESSION : TAXI
1. Contraintes spécifiques de la profession
Les contraintes réglementaires
La profession de taxi est une
profession réglementée et encadrée au niveau tarifaire.
Chaque année, les tarifs sont modifiés à lissue
dune négociation entre ladministration et la profession.
Cette négociation est prévue le 1er octobre en 2001.
Elle débouche sur un arrêté national. Ensuite, en fonction des
données de celui-ci (% daugmentation, tarif de référence en matière de prise en
charge, de valeur du coût kilométrique) sont négociés dans chaque département les
arrêtés préfectoraux soit environ un mois à deux mois pour lensemble des
départements.
La maîtrise du temps est un élément essentiel cette année. Il
conviendrait que des consignes formelles soient données pour que les négociations
tarifaires locales se déroulent dès la parution de larrêté national et
quelles aient abouti sous quinzaine, soit le 15 octobre 2001 au plus tard dans
tous les départements.
Il est indispensable que lentrée en vigueur du nouveau
tarif se fasse courant octobre 2001.
Son application
A parution de larrêté préfectoral,
les tarifs sont modifiés.
Dans les véhicules, les chauffeurs disposent dune
ampliation de larrêté et dune table de concordance tant que le compteur
na pas été modifié.
Seuls les installateurs dûment agréés peuvent les modifier.
Les taxis disposent en général dun délai de
deux mois pour faire effectuer cette intervention.
Les contraintes techniques
La métrologie
En la matière, se posent les questions
suivantes concernant les compteurs :
compatibilité ou incompatibilité du passage à
leuro ;
détermination des chutes. Actuellement,
celles-ci se déclenchent au franc.
Labaissement au dixième deuro semblerait être la
solution à retenir sous réserve de la compatibilité des appareils à déclencher la
chute concomitamment et suffisamment rapidement quelle que soit la vitesse du véhicule.
En moins de trois mois, les professionnels auront à gérer une
augmentation tarifaire (nécessaire à léquilibre économique des entreprises) et
un changement de monnaie (basculement à leuro).
Dans la majorité des cas, ces deux changements nécessitent une
intervention des installateurs.
Prestation onéreuse.
Outre les coûts supplémentaires que génèrent les
deux interventions, les installateurs sont peu nombreux : un installateur
peut couvrir plusieurs départements.
Il apparaît nécessaire, afin de gérer les flux, de réduire ces
manipulations à une seule opération.
Les terminaux de paiement embarqués
Les professionnels auront à sassurer de
leur compatibilité avec leuro et en tant que de besoin à procéder à leur
changement.
Ils devront aussi faire concorder la modification de leur compteur
avec ladaptation de leur TPE et de même pour ceux qui sont équipés de TDI
(Terminal Dispatching Informatique). Le TDI effectue les opérations de facturation pour
les clients en compte.
Les contraintes humaines
La majorité des entreprises est
gérée directement par les chefs dentreprise ou par leur conjoint.
Elles bénéficient donc dune information et dune
formation par les organisations professionnelles.
15 % dentre elles ont des salariés, la taille des
entreprises est de manière générale relativement réduite et linformation et la
formation sont assurées directement par le chef dentreprise.
2. Calendrier du passage à leuro de la
profession
Il sagit en loccurrence
essentiellement dun problème de métrologie.
Les compteurs modernes acceptent la modification du franc en euro.
Par contre, il nest pas certain que puisse être appliquée,
lors dune même manipulation, laugmentation tarifaire du 1er octobre
et programmé en différé le basculement à leuro.
Afin de respecter la déontologie adoptée afin que « le
passage à leuro se fasse à coût constant », la profession propose, afin de
bien différencier dans le temps laugmentation tarifaire du passage à leuro,
dutiliser du 1er octobre au 15 novembre 2001, une table de
concordance tarifaire à trois mentions ordonnées comme suit :
lancien tarif en franc (affiché au
compteur) ;
le nouveau tarif en franc (correspondant à
laugmentation) ;
ce même nouveau tarif en euro (afin de
préparer le client à leuro).
A partir du 15 novembre 2001, et pour être certain que tous
les professionnels aient pu effectuer les modifications de leur compteur avant le
17 février 2002, la possibilité dafficher le tarif en euro doit être ouverte
à la profession : deux mois et demi pour modifier tous les compteurs est le laps
minimum de temps.
Cette disposition signifie que le professionnel, lorsquil
fait modifier laffichage de son compteur franc-euro, fait en même temps imputer
laugmentation tarifaire.
Mais dans les faits, celle-ci a été déjà appliquée (depuis au
moins deux mois pendant lesquels il a déjà familiarisé sa clientèle à leuro).
Il ny a donc pas simultanéité entre basculement et augmentation.
Le professionnel, qui a fait modifier son compteur avant le 1er janvier
2002 et pour les autres durant la période de double circulation, devra disposer
dune table de concordance euro-franc affichée dans le véhicule.
3. Les problèmes de formation et dinformation
Communication
Pour sa part, la profession envisage sa
stratégie de communication sur leuro par phases différenciées en ciblant :
dune part, les chauffeurs ;
dautre part, le grand public.
a) Pour les chauffeurs sont prévues les
opérations suivantes :
suivi dinformations en temps réel par
voie de circulaires ;
information et vulgarisation régulières dans
le cadre des journaux professionnels. Lesprit ludique a été choisi afin de
dédramatiser et de faciliter lappropriation. Les sujets de fond seront traités (le
calendrier, le matériel professionnel et leuro, les relations fournisseurs, la
comptabilité et le basculement...) ;
intervention de spécialistes dans le cadre des
congrès professionnels ;
ce même sujet fera lobjet dune ou
de plusieurs conférences dans le cadre du salon du taxi. En plus des intervenants
institutionnels, les acteurs du changement « les fabricants et installateurs de
compteurs » seront conviés ;
de même en local, lors des réunions
départementales ou lors des assemblées générales, les intervenants locaux seront
sollicités par les présidents de syndicats.
b) A destination du grand public :
Si la profession est soutenue, elle est prête à réaliser des
dépliants explicatifs et pédagogiques, voire ludiques, à destination de la
clientèle ;
Cette démarche peut voir le jour en même temps
quapparaîtront les tables de concordances ;
Ces documents compléteront et serviront de support aux
informations données par le professionnel ;
Ils rassureront la clientèle en tant que de besoin.
4. Passage à leuro
La détermination des tarifs
Les professionnels et ladministration
vont avoir à apprécier les seuils psychologiques et fonctionnels.
Comme pour les chutes, la profession préconise le dixième (pas
dutilisation des centièmes).
Ceux-ci semblent peu compatibles avec un rendu de monnaie
embarquée. Descendre au centième transformerait les taxis en
« ferrailleurs ».
La période de double circulation
Les taxis, étant par définition itinérants
et mobiles, auront des difficultés matérielles, réelles à gérer une double caisse.
Par ailleurs, si cette situation double caisse était obligatoire, elle génèrerait un
risque majeur pour les professionnels qui seraient la cible désignée pour les
agressions.
Il serait vite connu lexistence dun double fonds de
caisse en plus des recettes journalières.
Pour mémoire, la profession rappelle quactuellement ont
lieu par semaine une dizaine dagressions. La profession tient à souligner la
dangerosité quil y aurait à exiger des taxis de faire systématiquement le rendu
de monnaie en euros, les études menées par le CNC ayant estimé la nécessité de
multiplier le fonds de caisse par 10 pour effectuer le rendu de monnaie en euro.
Afin de maintenir une qualité de service à la clientèle, la
profession engagera une politique incitative en matière de TPE.
5. Commentaires
Les demandes spécifiques de la profession
Terminal de paiement :
La profession est consciente que ce passage à leuro
incitera les chauffeurs à séquiper de TPE. Linvestissement est lourd en
regard du CA réalisé (400 F/mensuel, les commissions GIE CB). Le matériel
embarqué pour être perfectionnant et fonctionnel devrait permettre linterrogation
au 1er franc ou plutôt au 1er euro. Il conviendra que les
pouvoirs publics reconnaissent et encouragent leffort de la profession à se
moderniser, notamment lors des prochaines négociations tarifaires.
Billets de 200 et 500 Euro :
Pour des raisons de sécurité, les taxis nont en fonds de
caisse que 600 F.
La mise en circulation de billets de 200 et 500 Euro pose de
réelles difficultés à la profession.
Dune part, pour le rendu de monnaie et, dautre part,
pour les risques dagressions encourus par les chauffeurs. La profession souhaiterait
que soit reconnu le droit pour les taxis de refuser ces billets sils ne sont pas en
situation de pouvoir rendre la monnaie en se référant à
larticle L. 112-4 du code monétaire et financier.
FICHE TECHNIQUE
ANNEXE No 2 DE LAVIS No 11 PROFESSION : PARCS DE
STATIONNEMENT
Organisme représentatif : Conseil national
des professions de lautomobile (CNPA).
Date : 28 février 2001.
1. Les parkings
1.1. Les contraintes spécifiques de la profession
Le passage à leuro dans les parkings
constitue une opération complexe impliquant de nombreux domaines (technique,
exploitation, comptabilité,...) et intervenants (le client, lexploitant, le
fournisseur des équipements péagers, lautorité concédante dans le cas des
concessions,...).
Nous pouvons citer parmi les actions nécessaires à la mise en
uvre de leuro :
ladaptation des tarifs (en règle
générale, il sagit de tarifs de type
1 heure = x francs) ;
laffichage et linformation de
clients ;
linformation et la formation des
personnels ;
les modifications, voire dans certains cas le
remplacement, des matériels automatiques (sachant que nos matériels de péage ne
représentent quune infime partie des systèmes monétiques en Europe et donc que
nos moyens de pressions sur les fournisseurs de systèmes monétiques sont faibles), le
problème principal étant le rendu de monnaie ;
lapprovisonnement en pièces et billets
euros pour le basculement.
1.2. Le calendrier du passage à leuro
1.2.1. Avant le 1er janvier 2002
Les grilles tarifaires seront en francs avec un
double affichage de la contre-valeur en euros sur les panneaux tarifs situés à
lentrée et à lintérieur des parkings. Les grilles tarifaires en euros
seront préparées et intégrées dans les logiciels des équipements.
Avant le mois de décembre, les équipements péagers feront
lobjet dune première intervention visant à préparer le basculement en
euros : les logiciels et les matériels seront modifiés afin de basculer rapidement
en euros. Les terminaux de paiement électronique (TPE) seront modifiés pour pouvoir dès
le 1er janvier (voire le 1er décembre ainsi quil
est actuellement question) transmettre tous les paiements électroniques en euros.
Tous les paiements fiduciaires seront en francs et les
équipements péagers naccepteront et ne rendront que des francs.
1.2.2. Entre le 1er janvier et le 17 février
2002
Les parkings basculeront les uns après les autres
en euros et, dans la mesure du possible, dans la première partie de cette période.
1.2.2.1. Avant la date de basculement
Avant la date de basculement dun parking,
les usagers souhaitant effectuer un paiement fiduciaire en euros seront invités à se
présenter à la caisse manuelle où un « bureau de change » sera ouvert et
donnera des francs en échange des euros. Le client sera ensuite invité à payer en
francs sur les caisses automatiques qui naccepteront et ne rendront que des francs.
Les paiements électroniques seront tous en euros, sur la base de
la grille tarifaire en francs (le montant en euros sera calculé à partir de la grille
tarifaire en francs, après application de la règle darrondi réglementaire).
1.2.2.2. Après la date de basculement
Après la date de basculement, la grille tarifaire
applicable sera la loi définie en euros, et les affiches concernés du parking
indiqueront le tarif en euros avec, pour information, la contre-valeur en francs. Les
usagers souhaitant effectuer un paiement fiduciaire en francs seront invités à se
présenter à la caisse manuelle où le « bureau de change » donnera des euros
en échange des francs. Le client sera ensuite invité à payer en euros sur les caisses
automatiques qui naccepteront et ne rendront que des euros.
1.2.3. Après le 17 février 2002
Les panneaux tarifs indiqueront les tarifs en
euros, avec disposition en juin 2002 de la contre-valeur en francs à titre
dinformation. Tous les paiements seront effectués en euros. Les francs ne seront
plus acceptés ou échangés.
Dans les mois qui suivront, une intervention sera probablement
nécessaire sur les équipements de péage afin dajuster les paramètres
dacceptation des pièces et billets, notamment pour tenir compte des variations de
fabrication dues au fait que la même monnaie sera fabriquée dans de nombreux pays
différents.
1.3. Passage à leuro et « niveau des
prix : la conséquence sur les tarifs
Pour lessentiel des exploitants, on peut
aujourdhui penser que les pièces euros acceptées dans les caisses automatiques
seront : 0,10, 0,20, 0,50, 1, 2. Les pièces recyclées seront :
0,10 Euro, 0,20 Euro, 0,50 Euro, 1 Euro pour les caisses
nacceptant pas les billets, et 0,10 Euro, 0,50 Euro, 1 Euro,
2 Euro pour les caisses acceptant les billets.
Lacceptation ou la non-acceptation des billets dépend de la
volonté commerciale de lexploitant et tient compte de sa structure tarifaire. Les
billets éventuellement acceptés seront en conséquence déterminés au cas par cas.
Lors du bascullement de la grille tarifaire en euros, le CNPA
recommandera à ses adhérents de procéder à un arrondi aux 10 cents inférieurs.
Cela étant, il est probable que les exploitants qui le pourront
anticiperont les conséquences financières résultant de cette mesure par un ajustement
de leur tarification permettant une conversion avec le minimum de pertes.
En revanche, le CNPA insistera pour quaucune augmentation
tarifaire nait lieu pendant la période de basculement.
Une autre solution, qui permet de sapprocher plus finement
des tarifs actuels, pourrait être une inversion de la grille tarifaire : non plus un
temps qui détermine une somme, mais une somme qui détermine un temps (passer de
1 heure = x francs à 1 Euro = x min.). Pour les
concessions de service public, cette formule suppose une adaptation des contrats de
concession en accord avec les collectivités concédantes.
1.4. Qualité du service : les mesures
daccompagnement
Le CNPA invitera ses adhérents à informer la
clientèle au moyen de panneaux tarifaires précisant les modalités dutilisation
des automates de péage.
Les personnels feront lobjet dune formation
spécifique afin de pouvoir répondre aux questions que pourra se poser lusager.
Il est probable que dans les ouvrages les plus fréquentés, un
renfort de personnel sera prévu pour anticiper les difficultés de la clientèle.
1.5. Commentaires : les problèmes potentiels
Un certain nombre de problèmes auxquels nous
navons pas aujourdhui de réponse définitive peuvent se poser.
Les problèmes techniques sont :
le fait que les banques et le GIE CB cherchent
à profiter du passage à leuro pour faire passer un certain nombre de modifications
pour les paiements électroniques qui améliorent la sécurité des paiements mais ne sont
pas liés à leuro. Il semblerait que la position actuelle du GIE (conformité à la
norme CB5 à partir de 2003 sur les caisses, dérogation sur la tabulation du code pour
les paiements effectués directement sur les voies de sortie) soit compatible avec nos
contraintes, cependant leur accord formel est encore à obtenir ;
le fait que les pièces et billets seront
fabriqués dans de nombreux pays différents. En effet, bien que les spécifications de
fabrication seront similaires, les disparités entre les monnaies risquent dêtre
importantes (variations en taille, poids, forme, composition métallique, ...). Cela
implique que dans les premiers mois dexploitation, soit les critères
dacceptation seront programmés « serrés » avec le risque de refuser un
certain nombre de pièces/billets valides, soit ces critères seront programmés
« larges » avec le risque daccepter facilement de la fausse monnaie.
Les programmes principaux restent cependant
aujourdhui :
la modification de la grille tarifaire afin
darriver à une grille ne pénalisant pas les exploitants qui auront déjà
effectué des investissements lourds pour le passage à leuro. En effet, dans les
cas, nombreux, où les tarifs ne sont pas libres mais résultent de contrats de
délégation de service public, les négocations pour fixer une grille tarifaire sont
fortement retardées du fait des élections municipales du mois de mars. Il est donc
difficile de finaliser une approche en labsence de décision à ce sujet ;
le problème de lapprovisionnement en
monnaie euro pour le 1er janvier 2002. En effet, pour pouvoir alimenter
les caisses en euros pour le rendu de monnaie le jour du basculement, il nous faudra des
sommes dont nous ne sommes pas sûrs aujourdhui de pouvoir disposer. On rappellera
quen moyenne une caisse peut contenir de 900 Euro
à 1 500 Euro, selon le fabricant.
2. La voirie
2.1. Les contraintes spécifiques de la profession
Le problème du passage à leuro pour la
voirie est techniquement plus simple que pour les parkings. En effet, nous navons
pas de contrainte dapprovisionnement en monnaie. Les moyens de paiement possibles
sont également plus limités.
2.2. Le calendrier du passage à leuro
2.2.1. Avant le 1er janvier 2002
Pour les matériels les plus récents, les
modifications nécessaires seront effectuées pendant cette période et offriront une
grande souplesse de solutions : basculement automatique à une date préprogrammée,
possibilité daccepter des francs et des euros en même temps,...
Les plastrons de tarifs indiqueront les tarifs en francs et en
euros.
La loi tarifaire sera en francs et les paiements se feront
exclusivement en francs.
2.2.2. Entre le 1er janvier 2002 et le 17 février
2002
Les matériels précédemment modifiés seront
basculés.
Les matériels les plus anciens seront modifiés pour
naccepter que les euros. Il peut être envisagé deffectuer le basculement en
deux passages en modifiant un horodateur sur deux à chaque fois : un passage le plus
près possible du 1er janvier, un passage proche du 17 février. Les
plastrons de tarifs seront modifiés en conséquence.
Les paiements seffectueront en francs ou en euros suivants
les horodateurs concernés.
2.2.3. Après le 17 février 2002
Tous les horodateurs naccepteront plus que
des euros.
Les plastrons indiquant encore les deux tarifs seront modifiés
pour ne plus afficher que les tarifs en euros.
Dans les mois qui suivent, une intervention sera à prévoir sur
les équipements afin de reparamétrer lacceptation des pièces pour les raisons
décrites § 1.2.3 et § 1.5.
2.3. Passage à leuro et « niveau » des
prix : la conséquence sur les tarifs
On rappellera que le stationnement payant sur
voirie nest pas un service industriel et commercial comme les parkings, mais
sassimile juridiquement à une taxe doccupation du domaine public. En
conséquence, les tarifs appliqués dans une municipalité relèvent du pouvoir du maire
et de lui seul.
La profession se limitera à conseiller les élus en fonctions des
contraintes techniques.
Cette dernière considération implique que, dans la majorité des
cas, les pièces euros acceptées seront : 0,10 Euro, 0,20 Euro,
0,50 Euro, 1 Euro, 2 Euro.
2.4. Qualité du service : les mesures
daccompagnement
Linformation au public des différents
tarifs sera effectuée par la mise en place des plastrons correspondants sur les
horodateurs. Il est probable que les municipalités accompagneront ces modifications de
mesures de communication adaptées.
2.5. Commentaires : les problèmes potentiels
Le problème potentiel restant est
essentiellement de nature tarifaire et réglementaire : en effet, si lon
souhaite offrir une certaine souplesse de paiement à lusager, cest-à-dire
lui donner la possibilité de payer en francs ou en euros sur des horodateurs dune
même zone pendant une certaine période entre le 1er janvier et le
17 février, nous allons obligatoirement avoir une situation où nous naurons
pas une égalité parfaite de lusager suivant quil paye en francs ou en euros.
3. Conclusion
Les entreprises adhérentes au CNPA se
sont attachées à préparer activement le basculement à leuro des exploitations de
parcs de stationnement et, pour la partie technique, du stationnement sur voirie.
Cette démarche sest concrétisée dès 1998 par la mise en
uvre de nombreux groupes de travail au sein des entreprises comme du syndicat. Elle
a entériné un effort sans précédent dinvestissement pour faire évoluer les
équipements de péage automatisés et a abouti à une stratégie visant à :
respecter toutes les dispositions
réglementaires ;
simplifier autant que faire se peut le passage
à leuro pour les clients, tout en leur offrant un bon confort dutilisation.
Elle suppose maintenant lappui des pouvoirs publics :
en lui permettant de disposer avant le 1er janvier
2002 de la monnaie nécessaire à lapprovisionnement des automates ;
en autorisant la flexibilité tarifaire et
contractuelle permettant doffrir à sa clientèle des modalités de paiement
pratiques.
Le CNPA poursuivra ses efforts en faveur de ses clients en
incitant ses adhérents à accompagner ce changement dhabitudes que constitue le
passage à leuro par la mise en uvre dactions de communication et de
formation.
FICHE TECHNIQUE
ANNEXE No 3 DE LAVIS No 11
LES PROFESSIONS DU STATIONNEMENT ET LE PASSAGE À LEURO
Situation actuelle
Les adhérents de Parkopolis sont
mobilisés depuis plusieurs années.
Une journée technique a été organisée à Charleroi en
octobre 1998. Elle a réuni plus de 110 professionnels.
Les exploitants de stationnement ont été incités à
généraliser le paiement par carte bancaire.
Problèmes pendant la phase préparatoire
(avant le 1er janvier 2002)
Elaboration des tarifs :
changement des grilles tarifaires (par heure/par
euro) ;
problème des délégations de services
publics : négociations difficiles avec les collectivités.
Approvisionnements en monnaie :
disponibilité avant le 1er janvier
2002 (montants très importants nécessaires) ;
réapprovisionnements pendant la phase de
transition, car nous serons « distributeurs » de monnaie à travers les rendus
de pièces des automates de paiement.
Les industriels constatent une impréparation préoccupante de
certaines collectivités locales, aggravée par linterférence des élections
municipales avec le processus budgétaire.
Coût dissuasif des jeux dessai (500 000 F par
pièce), irréaliste pour les petits fournisseurs, alors que plusieurs dizaines de
milliers dautomates sont à reprogrammer.
Problèmes de main-duvre pour les industriels, sur des
matériels sensibles, ne permettant pas de recrutements temporaires.
Problèmes liés à la période de transition
Problème de la double tarification
franc/euro.
Calendrier de basculement.
Problèmes généraux
Monétique/carte bancaire :
lusage de la monétique est une clé du
passage à leuro ;
la non-composition du code confidentiel est
essentielle ; la dérogation doit être confirmée de toute urgence ;
les taux demandés aux collectivités sont
élevés.
Fractionnement et perte de recettes.
Investissements élevés, particulièrement pour les petits
exploitants : qui les prend en charge si cela ne peut être répercuté sur le
consommateur ?
Conclusion
Parkopolis souhaite insister tout
particulièrement sur deux points :
le rôle fondamental de la monétique ;
la nécessité de disposer de plus
dinformations sur les modalités pratiques de mise à disposition de la monnaie
divisionnaire avant le 1er janvier 2002.
FICHE TECHNIQUE
ANNEXE No 4 DE LAVIS No 11
PROFESSION : DISTRIBUTION DE CARBURANTS
Position présentée par lUnion française
des industries pétrolières (UFIP), lUnion des importateurs indépendants de
pétrole (UIP) et le Syndicat de la mesure.
Date : 28 février 2001.
1. Contraintes spécifiques de la profession sur le
plan technique, humain et réglementaire
a) Impossibilité de pratiquer
le double affichage des prix des carburants sur les appareils de distribution ;
b) Nécessité de faire intervenir des
techniciens agréés pour adapter à leuro les appareils de distribution de
carburants qui sont des instruments de mesure, les distributeurs automatiques de
carburants (DAC), les consoles, pupitres, systèmes de gestion des points de vente et les
totems, panneaux et caissons lumineux daffichage des prix ;
c) Nécessité de pratiquer le basculement des
stations-service à leuro, en procédant site par site. Il y a environ
17 000 stations-service à adapter à leuro pour respecter
léchéance du 1er janvier 2002.
2. Calendrier du basculement à leuro
Pour respecter léchéance du 1er janvier
2002, les stations-service commenceront à basculer à leuro à partir davril
2001 et, chaque fois, ce sera bien lensemble de la gestion - boutique et
pompes - avec tous ses équipements qui passera à leuro. Ce basculement sera
géré pour son propre compte par chaque enseigne et chaque distributeur. Les grandes
enseignes de la distribution sefforceront de donner la plus grande cohérence
possible à cette opération qui ne pourra se dérouler que progressivement.
3. Modalités de formation et dinformation
Afin de faciliter au consommateur la transition à
leuro, chaque enseigne développera en 2001, dans le cadre de sa propre politique
commerciale, un ensemble de mesures dinformation qui sera mis en uvre dès
quune station-service basculera à leuro.
Ces mesures comprendront :
un affichage spécifique sur le point de vente
informant clairement le consommateur que la station fonctionne en euros. Le client sera
facturé en euros, il pourra bien entendu continuer à payer en francs jusquau
31 décembre 2001 ;
laffichage des prix unitaires en euros sur
le totem/panneau principal, ainsi quen francs sur un panneau daffichage
secondaire, situé soit sur la piste, soit à proximité de la caisse de façon à
permettre au consommateur une conversion aisée ;
le rappel visible sur le point de vente du taux
de conversion franc/euro ;
la mise à disposition des clients, de manière
visible, de moyens de conversion (barème ou éventuellement convertisseur) afin que ceux
qui souhaitent nacheter quun montant donné de carburant en francs puissent
facilement en connaître léquivalent en euros avant de se servir ;
laide directe aux clients apportée par le
personnel de la station-service qui aura reçu à cet effet une formation spécifique.
4. Passage à leuro et niveau des prix
Pour les stations-service, la question pourra se
poser dun affichage des prix unitaires des carburants à trois décimales, bien que
jusquici les prix en francs aient toujours été présentés avec deux décimales.
Ladoption dun affichage des prix unitaires en euros avec 2 ou
3 décimales relèvera uniquement du choix commercial des opérateurs.
FICHE TECHNIQUE
ANNEXE No 5 DE LAVIS No 11
PROFESSION : DÉTAILLANTS EN CARBURANTS
Organisme représentatif : Conseil national
des professions de lautomobile (CNPA).
Date : 28 février 2001.
1. Contraintes techniques de la profession
1.1. Contraintes générales
Les stations-service doivent être prêtes pour
leuro le 1er janvier 2002. Cependant, le Conseil national de la
consommation (CNC), dans son avis no 9 du 5 décembre 2000 sur
laffichage des prix au cours de la période 2001-2002, a pris conscience des
contraintes logistiques qui empêchent les points de vente de carburants à basculer
instantanément en euros.
En effet, laffichage des prix dans la nouvelle monnaie se
révèle être une opération techniquement difficile, qui nécessite dimportants
délais pour adapter leuro aux appareils du point de vente, notamment :
appareils de distribution de carburants (pompes
et calculateur) ;
distributeur automatique de carburants
(DAC) ;
consoles, pupitres, systèmes de gestion des
points de vente ;
totems et panneaux, caissons lumineux
daffichage des prix.
Compte tenu du nombre de stations-service (16 700), le
basculement vers leuro ne pourra pas être réalisé en un seul jour, car le nombre
de techniciens pouvant effectuer ce type dopération est limité à environ 150. De
plus, les volucompteurs sont des instruments de mesure placés sous le contrôle de la
Métrologie nationale.
En outre, les techniciens intervenant sur les calculateurs de ces
appareils doivent être agréés par lAdministration, et sont les seuls habilités
à déposer les scellés qui en protègent laccès.
1.2. Contraintes spécifiques
Pour les propriétaires devant réaliser
linvestissement concernant les appareils, le coût indicatif de mise à niveau en
euros est le suivant :
a) Calculateur/afficheur
Entre 800 et 2 000 F par appareil,
ce prix comprend la fourniture et pose de sticker (franc/euro) plus, en fonction du
modèle et du type, la mise à niveau technique : changement de programme,
déplombage, replombage...
b) Automates de distribution CB 24/24
Entre 6 000 et 8 000 F par
automate.
c) Pupitre ou système de gestion
Entre 9 000 et 15 000 F.
d) Pupitres anciens non adaptés à leuro
Coût de remplacement par un nouveau modèle de
console : de lordre de 70 000 à 80 000 F.
2. Calendrier de passage selon les différentes
catégories de professionnels
a) Stations-service aux couleurs des compagnies de pétrole
Compte tenu des contraintes techniques, les
compagnies de pétrole prévoient de commencer les opérations de basculement des
stations-service en euro à partir du 1er avril 2001, pour se terminer le
31 décembre 2001.
Les points de vente concernés sont : les stations-service
officielles (locataires-gérants) et les stations des propriétaires aux couleurs dont le
matériel en question appartient à la société de pétrole.
A cet effet, les professionnels contacteront leur fournisseur pour
lui demander dans quel délai il envisage le basculement du point de vente en euro.
b) Stations-service libres (pompes blanches)
et détaillants propriétaires du matériel
Pour ces exploitants, le passage à leuro
risque doccasionner des frais considérables puisque le matériel leur appartient.
Nous rappelons à ce sujet que le Comité professionnel de la
distribution de carburants (CPDC) a été saisi de ce dossier afin que les demandes de
subventions déposées par les professionnels soient traitées en priorité et que le taux
et le montant minimum de linvestissement subventionnable soient modifiés.
A cet effet, les professionnels doivent contacter rapidement les
sociétés de services et de maintenance spécialisées.
3. Modalité dinformation et de formation du
prix des carburants
Lannée 2001 verra la cohabitation
de points de vente ayant basculé en euro avec dautres continuant à opérer en
franc.
Il sera nécessaire, pour faciliter au consommateur la transition
à leuro, de mettre en place des informations qui pourraient être les suivantes
(elles seront effectuées par les sociétés de pétrole pour les stations aux couleurs et
dont le matériel leur appartient) :
affichage sur le point de vente informant le
consommateur que la station fonctionne en euro ;
indication des prix en euro sur le totem/panneau
prix principal et en franc sur un autre panneau secondaire situé sur la piste ou à
proximité de la caisse ;
rappel de manière lisible du taux de conversion
franc/euro ;
mise à disposition du consommateur dun
moyen de conversion (barème ou convertisseur) ;
aide directe au consommateur par le personnel
qui devra recevoir une formation. A ce sujet, le GNFA (Groupement national pour la
formation automobile) a mis en place une formation dune journée intitulée
« Commercer avec leuro ».
4. Affichage des prix des carburants
Jusquici les prix en franc ont
toujours été présentés avec deux décimales. Cependant, certains opérateurs pourront
être tentés dadopter un affichage des prix unitaires en euro avec
3 décimales, créant de fait une nouvelle unité : le millième deuro.
Il convient de souligner que les coûts induits du passage à la 3e décimale
multiplieraient les investissements par trois, entraîneraient une aggravation des
contraintes pour le professionnel dans la gestion des prix et des risques de confusion
chez le consommateur qui serait en droit dattendre une mesure identique sur le prix
des autres produits.
FICHE TECHNIQUE
ANNEXE No 6 DE LAVIS No 11
Secteur autoroutier
PROFESSION : CONSTRUCTION ET EXPLOITATION DAUTOROUTES À PÉAGE
Organisme représentatif : Association des
sociétés françaises dautoroutes (ASFA) comprenant :
Huit membres adhérents :
Société des autoroutes Rhônes-Alpes (AREA) ;
Autoroutes du sud de la France (ASF) ;
Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc (ATMB) ;
Compagnie financière et industrielle des autoroutes
(Cofiroute) ;
Société des autoroutes Estérel, Côte-dAzur, Provence,
Alpes (Escota) ;
Société des autoroutes du nord et de lest de la France
(SANEF) ;
Société des autoroutes Paris-Normandie (SAPN) ;
Société des autoroutes Paris-Rhin-Rhône (SAPRR),
et trois membres associés :
Chambre de commerce et dindustrie du Havre (CCIH),
exploitant les ponts de Tancarville et de Normandie ;
Société française du tunnel routier du Fréjus (SFTRF) ;
Société marseillaise du tunnel Prado-Carénage (SMTPC).
Date : le 7 mars 2001.
Contraintes spécifiques de la profession (rappel
synthétique) : techniques, humaines, réglementaires...
1. Quelques chiffres de
référence (2000) :
17 200 personnes ;
Chiffre daffaires : 33 289 millions de
francs ;
100 millions de transactions ;
64,2 milliards de kilomètres parcourus ;
19,4 % du trafic = PL (poids lourds).
2. Tarification réglementée.
3. Gestion de péages manuels et de péages
automatiques (plusieurs centaines de monnayeurs et dautomates à adapter).
4. Contraintes de réseau liées à leur longueur et à
leur situation géographique (notamment péri-urbaine pour certaines sociétés), avec
incidence sur les montants de péage acquittés (de quelques francs à plusieurs centaines
de francs) et le mode de perception (péage ouvert ou péage fermé, manuel et/ ou
automatique).
Calendrier du passage à leuro de la profession
| |
2001 |
DU 1er JANVIER
au 17 février 2002
Bascule |
À COMPTER DU
18 février 2002 |
| Tarifs |
FRF |
T |
T |
Paiements acceptés :
- scripturaux |
FRF/T |
T |
T |
| - fiduciaires |
FRF |
T/TRF |
T |
En 2001
Les sociétés concessionnaires
dautoroutes (SCA) adapteront leurs procédures à la suite du basculement de
leur comptabilité à leuro prévu, en principe, au cours du premier semestre.
Elles seront cependant confrontées aux migrations du système
bancaire français prévues, en principe, dès juillet 2001.
Dans la mesure de leurs moyens, les SCA sadapteront à
ce nouvel environnement, dès lors quil ne générera pas dinvestissements
« jetables ».
A compter du 1er janvier 2002
La clientèle pourra, pendant la période
de bascule, payer en euro et en francs.
Paiements fiduciaires
En cas de paiement en franc aux cabines de
péage (voies manuelles), les sociétés dautoroutes rendront de préférence la
monnaie en euro, pour autant que leurs fonds de caisse pourront être alimentés de façon
régulière et suffisante.
Les monnayeurs seront en principe dédiés à leuro et, dans
ce cas, rendront la monnaie en euro.
Les quelques monnayeurs qui pourraient rester en franc rendront la
monnaie en franc et seront mis hors service au plus tard le 17 février 2002.
Les sociétés seront confrontées, en cas de présentation
successive de grosses coupures en euros (billets de 100, 200 et 500 euros), à
un problème de rendu de monnaie lié au niveau et à lalimentation des fonds de
caisse.
Paiements scripturaux
Les sociétés inciteront leur clientèle à
utiliser, le plus largement possible, la carte bancaire et les autres cartes de paiement,
plus particulièrement dans les voies automatiques. Le développement du télépéage
devrait contribuer également à une assimilation plus rapide de leuro.
Devises
IN : la position des SCA nest
pas arrêtée à ce jour. Elle respectera la réglementation qui sappliquera.
OUT : sans changement.
Modalités prévues de formation et dinformation
1o Du personnel.
2o Des consommateurs :
sur les tarifs pratiqués ;
sur les moyens de paiement ;
sur leuro.
1. Information du personnel
Première formation des péagers et des
personnels commerciaux réalisée en 1998 (commune au secteur).
Nouvelles formations prévues (par société) pendant le
quatrième trimestre 2001 en sappuyant pour partie sur les formations mises en place
par la Banque de France.
2. Information des clients
2.1. Les sociétés dautoroutes
Lavis no 9 du CNC
préconise de généraliser le double affichage et de procéder, à compter de 2001,
à un affichage en euro majeur.
Cette recommandation ne peut pas être intégralement suivie par
le secteur autoroutier.
Le double affichage est bien pratiqué par le secteur depuis le 1er janvier
1999 partout où cela a été possible. Il sera poursuivi, en 2001, sous des formes
diverses (affichage électronique, panneaux, dépliants, Minitel, internet,...).
Il est techniquement impossible (exemples, panneaux comparatifs de
prix des carburants à lentrée des autoroutes, volucompteurs des
stations-service,...) de procéder à la fois à un affichage en euros et en francs qui
soit lisible pour le client.
Les tarifs de péage étant exprimés en franc jusquau
31 décembre 2001, tout ce qui techniquement ne peut pas faire lobjet dun
double affichage continuera dêtre libellé en francs.
A partir du 1er janvier 2002, les tarifs convertis
en euros ne seront a priori affichés quen euro. Cependant et chaque fois que
cela sera possible, des mesures seront prises pour indiquer les contreparties libellées
en francs. La durée de ces mesures nest pas encore fixée
(recommandation CNC : six mois).
Affichages en voie : papier/électronique.
Documents dépliants/prospectus.
Tous documents et supports (internet/Minitel) destinés à la
clientèle.
2.2. Les installations commerciales sur autoroutes
Il sagit des installations commerciales
situées sur aires de service :
Stations-service et boutiques ;
Restaurants ;
Hôtels.
Stations-service et boutiques :
Elles ont prévu de basculer dans le courant du quatrième
trimestre 2001 (big-bang) ;
Les tarifs seront affichés en euros majeurs et francs
mineurs ;
La période de double affichage des prix en 2002 nest
pas arrêtée.
Affichage comparatif du prix des carburants :
Compte tenu des modalités de bascule des pétroliers, il paraît
peu cohérent de faire apparaître sur les panneaux comparatifs des prix en francs et/ou
en euros ;
Les investissements jetables étant exclus,... ;
Laffichage des prix en francs jusquau
31 décembre 2001 puis laffichage des prix en euros, devrait être la solution
retenue. Elle répondra à la recommandation du CNC.
Restaurateurs-hôteliers :
La position des opérateurs nest pas définitivement
arrêtée ;
Ils sorientent cependant vers un basculement des tarifs au 1er janvier
2002 ;
Les documents tarifaires (menus en particulier) comporteront le
double affichage, vraisemblablement jusquà la nouvelle saison (nouvelle carte).
Passage à leuro et « niveau » des prix :
modifications de tarification prévues et dates
Le problème de la tarification est à
létude.
En toute hypothèse, les tarifs de péage seront convertis en
euros, dans le respect :
des règles de conversion officielles ;
du maintien dune recette de péage des
sociétés globalement inchangée.
Les inévitables écarts darrondis seront gérés en
application de ces deux principes, les sociétés ayant bien noté que le CNC recommande
que ces écarts profitent, le plus souvent possible, aux consommateurs.
La gestion des écarts darrondis devrait répondre à la
nécessité de faciliter le rendu de monnaie aux péages manuels ou automatiques dans le
triple souci de :
simplifier au maximum les transactions ;
répondre aux impératifs techniques de rendu de
monnaie ;
préserver la fluidité du trafic au péage.
Qualité de service (facultatif) : amélioration de la
qualité de service liée à la mise en place de leuro
Les sociétés dautoroutes feront
partie des grands vecteurs de diffusion de leuro. Elles veilleront à ce que le
passage à leuro ne détériore pas la qualité de service, voire la complète, en
jouant un rôle pédagogique efficace auprès de leurs clients.
FICHE TECHNIQUE
ANNEXE No 7 DE LAVIS No 11
Secteur de la vente par automates
PROFESSION : DISTRIBUTION AUTOMATIQUE
(Ne concerne pas les billetteries, ni les parcmètres)
Les entreprises qui exploitent les distributeurs
automatiques sont au nombre denviron 1 500 et emploient
10 000 salariés. Ce sont à 80 % des petites entreprises de moins de
5 salariés.
La place de ce mode de vente dans les milieux professionnels est
importante et les salariés sont sensibles au prix du café. Les distributeurs
automatiques fournissent 3 milliards de consommations par an, dont 2,5 milliards
de cafés. Les automates de vente sont majoritairement alimentaires (liquides et
solides...) et fonctionnent à 80 % avec des monnayeurs : le basculement des
appareils à leuro ne pourra se faire quaprès lintroduction de la
monnaie fiduciaire.
1. Coûts induits
A titre de comparaison, sil existe environ
100 000 automates distributeurs de carburants, la profession représente, dans
son ensemble, approximativement 500 000 automates de vente dont 370 000
possèdent un monnayeur. Dans un appareil qui coûte en moyenne 20 000 F, un
monnayeur vaut environ de 2 000 à 3 000 F. On peut déjà évaluer la
modification pour le passage à leuro à environ 15 % du prix de
lappareil. Ramené au chiffre daffaires des sociétés de gestion, ce coût du
passage représente 4 à 5 % du chiffre daffaires de ces entreprises.
2. Double affichage des prix
Le problème de laffichage est complexe pour
ces appareils :
certains appareils distribuent 18 produits
pour lesquels les prix sont différents : les emplacements réservés aux prix sur
les appareils ne permettent pas un double affichage ;
les affichages sur la machine et sur les
monnayeurs sont maintenant électroniques : ils ne peuvent être basculés quen
une seule fois ;
les accepteurs de monnaie comptent la somme
reçue et calculent la monnaie à rendre : ils devront être changés pour traiter de
leuro.
3. Basculement à leuro
La distribution automatique fait partie des
secteurs dactivité particulièrement touchés par leuro puisquil
sagit de modifier 370 000 appareils. Le basculement à leuro ne
pouvant se faire par anticipation, les professionnels sont attachés au fait quil
sera possible de faire circuler les deux monnaies pendant au moins six semaines, à
compter du 1er janvier 2002, pour leur permettre deffectuer, en
continu, le basculement de leur parc. Ceci signifie que des appareils, situés dans un
même parc et appartenant à un même gestionnaire, auront, à un moment donné de la
période de double circulation, basculé ou non à leuro.
Par contre, une préparation des appareils (tubes rendeurs à
remplir avec des pièces deuros) est possible si les professionnels sont autorisés
à disposer des pièces, aux conditions de préalimentation, le plus tôt possible après
le 1er septembre 2001 : une demande en ce sens a été adressée à
la Banque de France.
4. Prix arrondis et prix ronds
En ce qui concerne les arrondis des prix, les
appareils ne devraient pas accepter les pièces de 1 à 2 cents deuro qui sont
difficilement traitables automatiquement (taille et poids).
Le problème de la transformation des prix est le suivant :
un café à 2 F vaudrait 0,304 9 Euro et le chiffre arrondi à 0,30 ferait
perdre aux professionnels un demi-centime deuro par café. De même, problème non
encore résolu, le café à 2,50 F vaudrait 0,38 Euro.
Vraisemblablement, un réajustement contractuel des prix arrondis
pour retomber sur des prix ronds sera nécessaire.
5. Volume des pièces pour les transactions fin 2001
Une préoccupation essentielle des professionnels
reste le volume des pièces en francs à la fin 2001. En effet, comme pour le petit
commerce de proximité, le volume des pièces en francs en circulation doit
impérativement être maintenu au risque de perdre des chiffres daffaires importants
si la monnaie venait à manquer.
Ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie- 22 juin 2001